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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 16:46

 

 

http://afrique.le360.ma/  09/09/2016

 

Kiosque Le360 Afrique. Après Teodorin Obiang Nguema qui sera finalement appelé à la barre pour "biens mal acquis", la justice française s'intéresse à plusieurs chefs d'Etat africains, tous d'Afrique Centrale. Des propriétés ont déjà été saisies et ce n'est qu'un début. Des enquêtes sont en cours.

 

Cette semaine, c’est Teodorin Obiang Nguema Mbasogo, le fils du président équato-guinéen qui fait l’actualité. La Justice française a décidé de le renvoyer en procès pour "bien mal acquis". Elle lui reproche la possession de biens estimés à plusieurs millions d’euros. Il s’agit de biens mobiliers et immobiliers qui auraient été acquis grâce à l’argent sale : corruption, détournement de fonds publics, etc. C’est ce qu’estiment l’association Sherpa auteur de la plainte, mais également Transparency International, selon le site de Radio France Internationale.


L'Afrique centrale remporte la palme


A côté de ce premier cas médiatisé, la justice française a décidé de s’attaquer de plein front aux biens mal acquis détenus en France par les chefs d’Etat ou ex-chefs d’Etat africains et leurs familles respectives. Ils ont pour point commun de diriger ou d'avoir été à la tête de pays d'Afrique Centrale.

 
Pour nombre d'observateur Teodorin Obiang Ngema est un bouc émissaire. L’association Sherpa avait mieux à faire, car certains chefs d’Etat de pays francophones sont plus connus pour leur extravagance en France. Leurs familles sont les rois du shoping et les hôtels de l’hexagone se les arrachent comme s’il s’agissait de têtes couronnées du Golfe persique.


Une propriété de Sassou déjà saisie


Il y a notamment Denis Sassou Ngesso du Congo. La justice lui a déjà saisi trois biens immobiliers de luxe, dont une villa et deux appartements. L’homme fort de Brazzaville est soupçonné d'avoir profité à outrance de la manne pétrolière du troisième producteur en Afrique Subsaharienne. Les juges français mènent l’enquête notamment sur des sociétés offshore qui auraient perçu des dizaines de millions d’euros. Mais, en février dernier, ses avocats ont porté plainte en France, affirmant que l’enquête est biaisée, puisqu’elle se fonde sur des documents erronés.

Bozizé et la famille Bongo en ligne de mire


Egalement dans le collimateur de la justice française, François Bozizé, l’ancien, le chef d’Etat centrafricain. L’homme est devenu en quelques années un grand propriétaire immobilier. Il possède aussi des voitures de luxe et des comptes bancaires. Mais, on sent le règlement de compte. Bozizé aurait eu la main trop lourde dans les dessous de table réclamés notamment à la société Areva pour les contrats miniers après le rachat de la société canadienne "Uramin".


Enfin, la famille Bongo du Gabon est pistée par les juges anti-biens mal acquis français. Une société immobilière a déjà été saisie, laquelle appartient en partie à Pascaline et aux nombreux héritiers du patriarche. Au total, il y aurait quelque 33 propriétés en France, uniquement dans des quartiers chics parisiens et sur la Côte d’Azur.

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