Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 14:19
Le bilan des violences en Centrafrique revu à six morts

 

 

 

DAKAR 19 septembre 2016 à 13h20 (Reuters) - Six personnes ont trouvé la mort lors de combats qui ont opposé vendredi soir des milices en République centrafricaine, ont annoncé lundi le gouvernement et la Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu en Centrafrique, qui ont revu à la baisse le bilan initial.

 

Un porte-parole de la présidence centrafricaine avait fait état de 26 morts samedi dans ces violences qui ont opposé des rebelles musulmans de la Séléka aux milices chrétiennes anti-balaka dans les communes de Ndomété et de Kaga Bandoro, situées à plus de 200 km au nord de la capitale, Bangui.

 

"La Minusca confirme seulement à ce stade un total de six morts", a déclaré son porte-parole, Hervé Verhoosel. Une enquête est en cours, a-t-il précisé. Le porte-parole du gouvernement, Albert Mokpeme, a lui aussi révisé son bilan à la baisse, s'alignant sur celui des Nations unies.

 

La République centrafricaine tente de tourner la page sur les violences à caractère ethnique et confessionnel qui ont débuté début 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont renversé le président François Bozizé.

 

Les miliciens chrétiens anti-Balaka ont répliqué, et le cycle des exactions et des représailles a déplacé un cinquième de la population, tandis que l'armée française et les casques bleus de l'Onu intervenaient pour tenter de stopper les effusions de sang.

 

Faustin-Archange Touadéra, ancien Premier ministre, a été élu président en février dernier. Mais rebelles et miliciens sont toujours présents dans de larges portions du territoire.

 

(Nellie Peyton, Henri-Pierre André et Danielle Rouquié pour le service français)

 

 

RCA: situation tendue dans la région de Kaga-Bandoro

 

Par RFI Publié le 18-09-2016 Modifié le 19-09-2016 à 01:13

 

En République centrafricaine (RCA), un calme précaire règne ce dimanche 18 septembre à Kaga-Bandoro, dans le centre du pays, à 300 kilomètres de la capitale, après les heurts de ces derniers jours, qui ont fait entre 2 et 10 morts, et deux blessés graves, selon des bilans provisoires. Selon plusieurs sources, des heurts ont opposé avant-hier, des ex-Seleka à des anti-balaka dans le village de Ndomete, au sud de la localité. La Minusca, la force des Nations unies dans le pays, est intervenue.

 

Les ex-Seleka contrôlent encore largement la région de Kaga-Bandoro, mais les anti-balaka y ont renforcé leur présence, depuis le début de la semaine. Peu après ces heurts, des pillages et des braquages ont été signalés dans la localité de Kaga-Bandoro et dans des villages environnants. Pour l'heure, rien ne prouve la participation d’éléments de groupes armés dans ces derniers incidents.

 

Diane Corner, la numéro deux de la Minusca à Bangui, estime qu'il « faut mener des enquêtes » et confie que la Minusca a « envoyé une petite équipe là-bas ». « Il nous semble pour le moment qu’il y a eu une réunion d’anti-balaka dans ce village de Ndomete, avec, peut-être des chefs de village. Et ça aurait attiré l’attention de certains éléments ex-Seleka. Il y a eu des affrontements entre des anti-balaka et ex-Seleka à Ndomete. Pour autant que nous sachions, les anti-balaka ont été chassés du village et les ex-Seleka sont restés là pendant un certain temps. Mais ça s’est calmé grâce à notre action militaire. »

 

Pillage d'une ONG

 

Joint par RFI, Thierry Ezéchiel Yongo, chef de mission pour l'ONG d'assistance alimentaire « Person in Need Relief Mission » se trouve actuellement sur place. Il affirme que, vendredi, deux de ses employés ont été braqués et un local de son ONG a été pillé. Il dit craindre de nouvelles violences.

 

« Ce matin la situation est calme. Nous n’avons pas encore entendu de tirs. La situation reste calme, la population circule plus ou moins dans la ville, mais la situation reste un peu volatile. C’est seulement un nombre restreint de la population qui circule. Les mouvements restent encore vraiment limités et la tension est vive. Habituellement, le dimanche, tout le monde se prépare pour aller à l’église ou au marché, mais ce dimanche, la plupart de la population reste encore chez elle, du fait d’être braquée ou agressée par les forces qui contrôlent encore la ville », a-t-il déclaré.

 

Thierry Ezéchiel Yongo a, par ailleurs, souligné que, depuis vendredi soir, son organisation ne peut pas venir en aide aux populations. Il précise qu’aucune action n’a pu être menée par crainte encore de représailles. « Du moment où ce sont les personnels qui se manifestent qui sont ciblés, cela va encore restreindre l’accès à la population affectée par ces multiples crises », explique-t-il.

 

La Minusca « renforce son dispositif »

 

Dans un communiqué, la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), a indiqué, ce dimanche, avoir décidé de « renforcer son dispositif militaire à Kaga-Bandoro et Ndomete » pour prévenir toute détérioration de la situation. Le communiqué précise également que la Force de la Minusca est « déjà intervenue à Ndomete pour séparer les belligérants » afin d’éviter des répercussions sur la population civile ainsi qu’à Kaga-Bandoro afin de renforcer la sécurité dans la localité.

 

Diane Corner, la « numéro deux » de la Minusca à Bangui a détaillé un peu plus précisément à RFI les mesures prises. « Nous avons renforcé nos éléments militaires à Ndomete. Nous avons mis deux bases dans le village-même. Et on fait des patrouilles sur l’axe Ndomete/Kaga-Bandoro. Nous continuons en plus des patrouilles dans la ville de Kaga-Bandoro. Et nous sommes en train de renforcer nos effectifs militaires à Kaga-Bandoro. Nous sommes aussi en train de déployer des éléments de la police de la Minusca pour assurer la sécurité publique, surtout dans les espaces humanitaires, comme les camps de déplacés, pour vraiment protéger la population. » La Minusca compte environ 10 000 Casques bleus en RCA.

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com