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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 21:31

 

Par RFI Publié le 05-09-2016 Modifié le 05-09-2016 à 22:38

 

M. Moundounga a annoncé cet après-midi, sur un média de Libreville, sa décision de démissionner. Une information confirmée au micro de RFI : « Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on n'apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j'ai pris la décision de prendre congé, d'une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté. »

 

Le ministre de la Justice Séraphin Moudounga a annoncé ce lundi après-midi sa décision de démissionner. Il explique sur RFI vouloir « bénéficier de sa totale liberté ». Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a fait part de sa vive préoccupation quant au sort de « plusieurs de nos compatriotes » dont on est « sans nouvelles ». Du côté du pouvoir, on continue d'accuser Jean Ping d'être mêlé à un complot. Le ministre de l'Intérieur a refait le bilan des violences de la semaine dernière. Enfin, les accusations de fraudes réciproques continuent. Le point sur la situation.

 

■ Le ministre de la Justice du Gabon démissionne

 

Le deuxième vice-Premier ministre gabonais, Séraphin Moundounga, a annoncé ce lundi qu'il démissionnait. Il s'agit de la première défection de haut niveau depuis le début des troubles mercredi dernier.

 

« J'ai redouté que le Gabon puisse basculer dans la violence si les résultats étaient rendus publics sans qu'il ne soit procéder au recomptage des résultats, procès-verbal par procès-verbal de chaque bureau de vote. Ceci n'ayant pas pas eu lieu, le pays a basculé dans la violence et cette violence se poursuit de façon latente jusqu'à ce jour. Donc la paix est gravement menacée dans notre pays, la sécurité est gravement menacée. Il a été répondu que le recomptage n'était pas prévu par la loi électorale gabonaise », a indiqué M. Moudounga à RFI.

 

Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on n'apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j'ai pris la décision de prendre congé, d'une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que, grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté.

 

Séraphin Moundounga

 

05-09-2016 - Par Sébastien Nemeth

 

Il dit vouloir « oeuvrer au côté du peuple gabonais à ce que la paix soit garantie dans le pays ». M. Moundounga sera l'invité d'Afrique matin ce mardi.

 

■ Le pouvoir gabonais refait le bilan des violences post-électorales

 

Le pouvoir entend afficher sa fermeté vis-à-vis des fauteurs de troubles. Un nouveau bilan a été communiqué aujourd'hui par le ministère de l'Intérieur : trois morts et 150 blessés (67 membres des forces de l'ordre et 38 civils). L'opposition parle, elle, d'un bilan plus lourd, mais le ministre de l'Intérieur estime que ces victimes supplémentaires présumées sont des morts naturelles ou des gens tués lors de rixes et non pas suite à l'intervention des autorités.

 

Pacôme Moubelet Boubeya, ministre de l'Intérieur

 

05-09-2016 - Par Sébastien Nemeth

 

Quant aux personnes arrêtées, accusées d'être des « délinquants » et des « criminels » - il y en aurait 800 à Libreville -, Pacôme Moubelet Boubeya affirme qu'elles seront «sanctionnées avec la plus grande force ». Plusieurs dizaines ont commencé à être auditionnées au palais de justice aujourd'hui alors qu'environ 200 proches totalement désespérés attendaient dehors ne sachant pas ce qui allait leur arriver.

 

Aujourd'hui, le ministre a aussi estimé que l'ordre et le calme était revenu dans la capitale, que les Gabonais étaient en confiance et que maintenant « la peur » était dans le camp des casseurs. Interrogé sur l'attaque du QG de Jean Ping où se trouvaient des centaines de personnes, M. Moubelet Boubeya a affirmé que des voyous avaient investi les lieux et séquestré l'immeuble, et que pour lui, les forces de l'ordre se devaient de sécuriser les civils et les partisans de Jean Ping à l'intérieur.

 

Il reconnaît un assaut à balles réelles de la part des forces de l'ordre, mais selon lui, il s'agissait d'une réponse à des tirs au AK-47 provenant du QG. Il affirme au passage que du matériel a été saisi et que ces preuves seront données en temps voulu à la justice. Ce qui contredirait des témoignages de personnes ayant vécu l'assaut, qui elles parlent de tirs durant toute la nuit de la part des forces de l'ordre.

 

Le ministre de la Communication a renchéri. Alain-Claude Bilie-By-Nze a parlé d'une opération juste des forces de l'ordre qui a permis une accalmie dans la capitale. Il affirme que le bâtiment était en fait le quartier général coordonnant la contestation à Libreville. Pour le ministre donc, l'Etat devait imposer la sécurité.

 

■ Les autorités gabonaises continuent d'accuser Jean Ping d'être mêlé à un complot

 

Il s'agirait selon elles d'un complot avec des ressortissants ivoiriens pour déstabiliser le processus électoral. Le gouvernement accuse de nouveau Jean Ping d'être un donneur d'ordres et d'avoir impliqué même des hackers ivoiriens.

 

Le ministre de la Communication parle d'une action destinée à « fabriquer des faux procès-verbaux de bureaux de vote » avec la mise en place d'un système de collectes de données et de falsification des résultats. Rappelons qu'Ali Bongo a été réélu notamment grâce aux voix de la province du Haut-Ogooué où il a obtenu 95% des votes. Depuis, l'opposition crie à la fraude.

 

Alain-Claude Bilie-By-Nze ajoute qu'un Ivoirien a été arrêté au QG de Jean Ping lors de l'assaut, que de l'équipement informatique a été saisi grâce auquel cet homme « travestissait » les chiffres. Il mêlent une autre personne dans ce complot, un chargé de mission à la présidence ivoirienne, tout en affirmant que l'Etat ivoirien lui-même n'était pas en cause. L'opposition répond : Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi a bien été arrêté. Il faisait partie de l'équipe informatique chargée de collecter les résultats dans le pays après le vote. Pour le responsable de la Communication du camp Ping, il s'agit d'accusations ridicules : comment modifier, se demande-t-il, des PV qui sont à la base remplis manuellement ? Selon lui, il s'agit là d'une diversion du pouvoir.

 

En tout cas, lorsqu'on demande au ministre de la Communication si Jean Ping pouvait être arrêté, M. Bilie-By-Nze répond que ce n'est pas à l'ordre du jour, mais qu'une procédure va être engagée puisque selon lui, l'opposant serait fortement impliqué dans ce qu'il appelle « un complot contre le Gabon ».

 

■ Le pouvoir crie lui aussi à la fraude, mais contrairement à l'opposition, déposera des recours

 

Accusé de fraude massive dans le Haut-Ogooué ou Ali Bongo l'emporte officiellement avec 95% des voix pour une participation dépassant les 99%, le camp du président sortant crie également à la fraude. « Nous présenterons des recours qui vont de la question de la fraude observée dans certains bureaux de vote, à la falsification des procès-verbaux jusqu'à l'introduction de matériel illicite au Gabon », explique Alain Claude Bilie-By-Nze, porte-parole du gouvernement.

 

En cause notamment, selon les pro-Bongo, l'Ogooué maritime, et la ville de Bitam dans la province du Woleu-Ntem. Sur notre antenne, il y a quelques jours Alain-Claude Bilie-By-Nze parlait de bourrage d'urnes à Bitam où l'on dépassait les 100% en faveur de Jena Ping. Totalement faux, répond le député de Bitam, issu de l'opposition, Patrick Eyogo Edzang : « Il n'y a eu aucun bourrage d'urnes à Bitam. Les résultats sont connus. On a parlé de 104% de score sur Bitam, alors que la réalité est que Jean Ping a eu 69,55% [des voix] pour cette circonscription. Sur le département, Jean Ping a eu 77,64% contre 21,26% pour M. Ali Bongo. »

 

Les partisans de Jean Ping ne déposeront pas de recours. Leur revendication reste la même : ils exigent la reprise des travaux de la commission électorale pour examiner les résultats du Haut-Ogooué dans le détail.

 

■ Le Quai d'Orsay inquiet pour une dizaine de « compatriotes »

 

La France est « sans nouvelles de plusieurs de ses compatriotes » après les troubles violents qui ont suivi l'annonce de la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba au Gabon, a fait savoir lundi le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, dans un communiqué.

 

« Des arrestations ont eu lieu ces derniers jours. La France est sans nouvelles de plusieurs de ses compatriotes », a déclaré le ministre, qui exprime « sa vive préoccupation ». Une dizaine de personnes, possédant toutes la double nationalité franco-gabonaise, ne peuvent être localisées, a précisé une source diplomatique à l'AFP.

 

 

Jean Ping appelle à la grève générale pour « faire tomber le président Ali Bongo »

 

APA Libreville (Gabon) 2016-09-05 19:15:02   - Jean Ping qui conteste toujours la victoire du chef de l’Etat gabonais sortant Ali Bongo, à la présidentielle du samedi 27 aout dernier a appelé ses compatriotes à résister par tous les moyens pour faire tomber le président réélu.


« Puisqu’ Ali Bongo veut tuer les Gabonais, je déclare le Gabon pays mort » a-t-il dans un ‘’message à tout le peuple gabonais’’ publié ce lundi sur les réseaux sociaux.

Il leur a toutefois demandé de ne pas user de la violence et de résister par le blocage économique du pays.


"Afin de préserver les vies humaines, je vous demande à partir d'aujourd'hui de ne pas user de violence mais de résister par le blocage économique du pays", écrit Jean Ping dans un communiqué.


Cinq jours après la réélection de Ali Bongo déclaré vainqueur avec 49,80 pour cent des voix contre 48,23 pour cent pour son principal challenger, Jean Ping, selon les résultats provisoires publiés par le ministère de l’intérieur, le Gabon est toujours dans l’expectative.

Sur place dans la capitale, la reprise du travail est très timide avec peu de bureaux ouverts et des gens s’alignant devant quelques banques pour percevoir leurs salaires. 

Réagissant à cette timidité dans la reprise du travail, le porte-parole de Jean Ping, a expliqué l’appel de son leader à rester à la maison par le fait que la sécurité est loin d’être assurée dans la capitale et partout ailleurs dans le pays. 


Les forces de l’ordre sont toujours visibles dans les rues de Libreville où l’on note une reprise partielle de l’internet qui n’est toutefois pas effectif au niveau des réseaux sociaux.

Au total, les violences notées à la suite de la proclamation des résultats de la présidentielle, ont fait depuis mercredi sept morts, dont cinq civils à Libreville, un à Port-Gentil, la capitale économique, et un policier à Oyem (nord).


Concernant les arrestations, elles sont au nombre d’un millier à l’échelle du pays et plusieurs familles disent encore être sans nouvelles de leurs proches. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862086#sthash.zCgXb6yC.dpuf

 

 

Crise gabonaise: une délégation de Chefs d’Etat africains ‘’prête’’ à se rendre à Libreville (Déby) 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) 2016-09-05 17:42:13 - Une délégation de haut niveau composée de Chefs d’Etat africains, accompagnés de hauts responsables de la Commission de l’Union africaine et des Nations unies, est prête à se rendre à Libreville dès que les conditions d’une telle visite seront réunies, a annoncé lundi, le Président en exercice de l’Union africaine, le Tchadien Idriss Deby Itno.


Dans une note transmise à APA, Idriss Deby Itno ‘’continue de suivre avec une attention renouvelée l’évolution de la situation au Gabon, à la suite de la proclamation, le 31 août 2016, des résultats provisoires de l'élection présidentielle tenue dans ce pays le 27 août 2016’’.


A cet égard, poursuit cette note, il maintient un contact constant avec les principaux acteurs gabonais et l’ensemble des parties prenantes concernées.


Le Président en exercice de l’Union réaffirme, une fois encore, la disponibilité de l’UA, avec l’appui des pays de la région et des partenaires concernés, à assister les parties gabonaises dans la recherche d’un règlement rapide à la situation post-électorale qui prévaut dans leur pays, dans le respect strict des dispositions constitutionnelles et légales, ainsi qu’à la lumière des instruments pertinents de l'UA en matière de démocratie et d’élections.


La commission électorale du Gabon a déclaré Ali Bongo Ondimba vainqueur de cette élection présidentielle, avec 49,80 % des voix. Cette victoire a été confirmée par le ministre de l'Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya.


Jean Ping, le principal adversaire d'Ali Bongo Ondimba, a obtenu 48,23 % des suffrages, selon la Commission électorale. M. Ping a revendiqué la victoire le dimanche 28 août, au lendemain de l'élection présidentielle.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862070#sthash.2v63ycqK.dpuf

Gabon: le ministre de la Justice, Séraphin Moundounga, annonce sa démission

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