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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 22:38

 

 

Par RFI  06-08-2016 Modifié le 06-08-2016 à 23:26

 

Le fils de l'ancien président centrafricain François Bozizé a été arrêté ce vendredi 5 août. Jean-Francis Bozizé est visé par un mandat d'arrêt international donné par le tribunal de grande instance de Bangui. Une version que conteste son avocat maître Jean-Louis Opalegna.

 

Maître Jean Louis Opalegna, l’avocat de Jean-Francis Bozizé, livre à RFI sa version des faits. Sur l’arrestation d’abord : « Jean-Francis Bozizé ne s’est pas livré à la Minusca. Il s‘y est rendu pour une audience, et c’est à ce moment qu’il a été appréhendé », affirme l'avocat.

 

Plus tard, sur le fond de l’histoire, maitre Opalegna conteste l’autorité de la Minusca. Selon lui, la force onusienne en Centrafrique ne fait pas partie de la force nationale autorisée par le code de procédure pénale à arrêter un citoyen centrafricain.

 

Une « arrestation illégale », selon son avocat

 

Puis l’avocat ajoute : « Jean-Francis Bozizé et moi-même ne sommes pas au courant de ce qu’on lui reproche. Jusqu’à maintenant, personne ne lui a notifié son mandat d’arrêt. C’est une arrestation et une détention illégale ».

 

Dans le même temps, ni les autorités centrafricaines, ni la Minusca ne souhaitent s’exprimer, les autorités ne voulant pas se prêter au jeu de la polémique. Au ministère de la Justice, un proche du dossier conclut : « Il est temps de laisser la justice faire son travail ».

 

Je suis allé causer avec M. Jean-Francis Bozizé. Lui et moi sommes encore ignorants de ce qu’on lui reproche. Il semble que c’est en exécution d’un mandat d’arrêt qui se trouve à la SRI [Services de recherche et d’investigation, ndlr]. Quel mandat d’arrêt ? Puisque pour qu’on arrête quelqu’un en vertu d’une telle mesure, il faudrait que la mesure lui soit notifiée. Cette mesure ne lui a pas encore été notifiée. Jusqu’à l’heure où je vous parle, il n’est pas encore au courant de ce qu’on lui reproche. Je sais par rapport à ce qu’il m’a dit qu’il répondait à une audience qui lui a été accordée par la Minusca. Et c’est de là-bas qu’on lui a notifié qu’il était en état d’arrestation. On a appelé la force centrafricaine pour qu’il soit déporté et se trouver maintenant au niveau de la SRI. Ce que j’exige aujourd’hui, c’est qu’il soit mis en liberté sans condition parce que sa détention et son arrestation sont intervenues dans les conditions les plus illégales du monde ! Il est en détention illégale !

 

Maître Jean-Louis Opalegna, avocat de Jean-Francis Bozizé

 

06-08-2016 - Par Esteban Galiano

 

RCA: Francis Bozizé très tôt rattrapé par son passé

 

Bangui dimanche 7 août 2016 Afriquinfos) – Jean-Francis Bozizé est tombé dans les mailles de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), ce vendredi 5 août. Le fils de l’ancien président centrafricain est rattrapé par un mandat d’arrêt international.

 

L’ancien ministre délégué à la Défense, Francis Bozizé, est placé en garde à vue à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI), a-t-on appris de sources proches du pouvoir de Bangui. L’information a été aussi confirmé par des cadres du KNK, parti de l’ancien président François Bozizé, père de Francis Bozizé.

 

 Selon des sources fiables, il se serait rendu lui-même. «Nous étions au courant de sa présence à Bangui en provenance de Nairobi», a confirmé Flavien Mbata, ministre de la Justice, avant de préciser que Bozizé fils s’est rendu de lui-même à la Minusca, sur demande du Kwa Na Kwa,

 

Jean-Francis Bozizé vient d’être arrêté, tel que l’avait promis Catherine Samba Panza, Présidente du Conseil national de transition. Une arrestation qui fait suite au mandat émis par le Tribunal de grande instance de Bangui. Car il était recherché, depuis mai 2014, pour torture, détournement de deniers publics, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs.

 

Il sera présenté, les jours à venir, à un juge d’instruction afin d’élucider cette affaire. Mais pour certains observateurs, ce serait plutôt à un règlement de compte auquel se livrerait ainsi Faustin Archange Touadera. Après la grave crise qu’a connue la Centrafrique, il serait opportun pour les nouvelles autorités de se tourner vers une réconciliation vraie, afin de remettre le pays sur la voie du développement.

 

Innocente NICE

 

© 2016

 

 

Centrafrique : Le fils de l’ex-président Bozizé toujours en état d’arrestation

 

http://www.africtelegraph.com/  LAZARD OBIANG 6 AOÛT 2016

 

Interpellé dans la matinée de vendredi par une unité de police de la mission onusienne en Centrafrique (Munisca) avant d’être remis aux autorités centrafricaines, Jean-Francis Bozizé a été auditionné et maintenu par les gendarmes à la Section de Recherches et d’Investigations ( SRI) à Bangui.

 

Le fils de l’ex-président centrafricain François Bozizé a été entendu pendant plusieurs heures à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI) avant d’être placé en détention préventive par cette unité de la gendarmerie. Cette arrestation qui survient au moment où la Centrafrique tente de se relever d’une guerre déclenchée à la suite du renversement de son père en 2013, va faire une tâche d’huile dans le processus de réconciliation des filles et fils du pays.

 

Selon le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbata, les autorités centrafricaines étaient au courant de sa présence dans le pays depuis son arrivée « de manière inopinée à Bangui en provenance de Nairobi, à bord d’un vol de la compagnie aérienne Kenyan Airways », le mercredi 3 août.

 

Il ajoute que c’est à la demande du Kwa Na Kwa, le parti de l’ancien président, que son fils, accompagné d’un avocat, s’est présenté à la Minusca. Jean-Francis Bozizé est désormais détenu dans les locaux des services de recherche et d’investigation.

 

Confronté au gel de ses avoirs tout comme d’autres membres de la famille ou personnalités de l’ancien régime, cet ancien ministre délégué à la défense cherchait à regagner le pays où il détient certains biens.

 

D’après une source au parquet, « Jean-Francis Bozizé fait partie des proches de l’ancien président Bozizé ou membres de sa famille qui font l’objet d’information judiciaire ouverte par la justice centrafricaine ».

 

Le fils de l’ancien président avait quitté la Centrafrique le 24 mars 2013 au moment de la prise de Bangui par la coalition à dominance musulmane Séléka. Cette rébellion avait alors installé à la place de son père le président autoproclamé Michel Djotodia. Le pays avait alors sombré dans une spirale des violences communautaires avec des milliers de morts et des centaines de milliers de personnes déplacées, provoquant l’opération militaire française Sangaris, puis le déploiement de la Minusca.

RCA : l'avocat de Jean-Francis Bozizé condamne son arrestation sur RFI
RCA : l'avocat de Jean-Francis Bozizé condamne son arrestation sur RFI

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