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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 17:22
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

Centrafrique : La présence signalée d’un groupe armé dans les périphéries de Sibut et Dékoa

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 23 AOÛT 2016

 

Sibut, 23 Août 2016 (RJDH) — Les activités agricoles sont paralysées dans certaines communes, suite aux mouvements de ce groupe armé et les habitants  de Sibut et Dékoa sont dans la psychose.  Joint au téléphone par le RJDH, Elysée Loban, sous-préfet de Sibut a confirmé ce mardi 23 aout, la présence d’un groupe armé dans les périphéries de la ville de Sibut et Dékoa.

 

Joint par le RJDH, le sous-préfet de Sibut Elysée Loban, a affirmé qu’un groupe armé composé de six personnes est « en mouvement vers la sous-préfecture de Kaga Bandoro. Leur présence dans chaque village panique la population et les activités agricoles sont suspendues », a relevé le sous-préfet de Sibut.

 

Selon ses propos, « tout le long de leur parcours, c’est la peur qui s’installe, la circulation est au ralenti, toutes les activités sont bloquées, les cultivateurs ne peuvent pas vaquer à leurs occupations », a-t-il affirmé.

 

Il a ajouté que « ces six personnes seraient issues des ex-Séléka mis en débandade après l’interception la semaine dernière par la Minusca, aux alentours de la ville de Sibut », a-t-il indiqué,  avant de souligner qu’ « au cours de leur déplacement, ces hommes armés ont imposé aux habitants de la commune Katakpa près de la ville de Dékoa, de les orienter vers la route de transhumance qui mène vers Kaga Bandoro », a relaté Elysée Loban, sous-préfet de Sibut.

 

Dans la nuit du 12 au 13 Aout, un convoi de sept véhicules de la faction des ex-Séléka lourdement armés a été intercepté par la Minusca après l’escarmouche entre ces groupes et les forces nationales. Il a eu mort d’homme et des blessés du côté des groupes armés. 11 d’entre eux ont été appréhendés, dont 7 ont été remis aux autorités pour nécessité d’enquête./

 

 

Bangui : la Cour criminelle s'ouvre le vendredi avec 52 dossiers inscrits au rôle

 

http://www.radiondekeluka.org/ mardi 23 août 2016 12:13

 

La première audience de la Cour criminelle démarre le vendredi 26 août au Palais de Justice de Bangui. 52 dossiers sont donc inscrits au rôle de cette audience qui aura à juger les auteurs des crimes d'assassinats, de meurtres, d'associations de malfaiteurs, de détention illégale d'armes de guerre, de détournements de deniers publics, de viols et sorcellerie.


« C'est une session criminelle appelée à juger des crimes », a précisé le ministre de la Justice, Flavien Mbata, dans une interview exclusive à Radio Ndeke Luka ce mardi en prélude à l'ouverture de la session criminelle. 


Pour le ministre centrafricain, il ne s'agit ni de procès des Antibalaka ni celui des Séléka, mais « c'est le procès des Centrafricains qui se sont égarés et doivent répondre de leurs actes devant la loi de leur pays (…) et ce, en tenant compte des dispositions constitutionnelles ».


A l'ouverture de cette audience, des cas relatifs à l'association des malfaiteurs, détention illégale d'armes de guerre, détention et consommation du chanvre, le Faux et Usage de Faux ou encore l'évasion ont été notifiés. Des infractions reprochées à un groupe de six individus parmi lesquels, le nommé Aubin Yanoué alias Chocolat un milicien Antibalaka.


Outre les cas ci-dessus relevés, la Cour aura également à examiner un cas d'infanticide, des infractions liées à la contrefaçon des billets de banque ou encore le viol sur mineur âgé de 12 ans. 


De ce fait, le ministre de la justice estime que cette session criminelle sonne le glas de l'impunité dans le pays. « Accorder l'impunité pour des atrocités commises dans le passé donne à entendre que de tels crimes sont susceptibles d'être tolérés à l'avenir », a clairement mentionné Flavien Mbata qui estime que « la paix et la justice devaient être considérées comme des objectifs complémentaires et non pas contradictoires ». Car selon le membre du Gouvernement, « l'impunité s'entend par l'omission d’enquêter, de poursuivre et de juger les personnes physiques et morales responsables des violations des droits humains et du droit international humanitaire ».


Pour cette audience criminelle, toutes les garanties nécessaires à une bonne administration de la justice ont été prises. La défense des présumés auteurs des crimes sera assurée par des avocats dont certains ont été commis d'office.

Selon le projet de programme des audiences, l'actuelle session criminelle va prendre fin le 23 septembre prochain.

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