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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 09:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : L’OMS et le ministère de la santé annoncent la baisse du décès dû au choléra

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 30 AOÛT 2016

 

BANGUI, 30 Aout 2016(RJDH)- : Deux  cent trente-neuf (219) cas de choléra enregistrés en Centrafrique  dont 19 décès et 7 cas confirmés par le laboratoire de l’Institut Pasteur  de Bangui, ont annoncé  ce 30 aout 2016, le Ministère de la santé publique et l’Organisation Mondiale de la Santé au cours d’un point de presse conjoint.

 

Selon Michel Yao, représentant de  l’Organisation Mondiale de la Santé,  le taux de décès est en  baisse, « au départ, nous avons 44% des personnes décédées  et à ce jours nous sommes à 8% pour dire qu’il y a des mesures qui ont été prises pour éviter le décès de ceux qui contractent  la maladie », a indiqué le représentant de l’OMS.

 

L’objectif est d’inverser la tendance, « nous voulons atteindre au moins 1% des cas de décès lié au choléra. Pour ce faire, des équipes mobiles se rendent dans tous les villages tout au long du fleuve pour mener des activités dans ce sens », a-t-il indiqué.

 

Michel Yao appelle à une mobilisation en faveur de l’assainissement, « dans les jours à venir, l’intervention la plus importante sera qu’on se mobilise tous pour l’assainissement », a souligné Michel Yao.

 

L’épidémie de choléra déclaré a touché quelques régions sanitaires, « trois  régions sanitaires sont  atteintes par cette épidémie à savoir la région sanitaire n°1, 4 et 7 », a souligné Bernard Boua directeur de la Santé publique au ministère de la Santé.

 

Selon lui,  quelques foyers à risque demeure encore  dans le pays, «  les points chaud de cette épidémie en Centrafrique  actuellement sont d’abords  Bangui précisément dans le 5eme arrondissement au quartier Benz ville, à Boeing  et dans le 2eme Arrondissement à l’ile Bongossoua, l’Ombella M’poko et la préfecture de la Kémo », a-t-il ajoué.

 

Il présente le défi axé sur la sensibilisation, «si la population est sensibilisée sur les mesures préventives, nous pensons avoir zéro personne atteinte de choléra d’ici deux mois », renchérit-il.

 

Le dernier cas de choléra est enregistré au quartier Benz-vi dans le 5eme arrondissement ce samedi 27 aout. Trois semaines après, la contamination est en hausse, par contre la mortalité liée au cholera a baissé/

 

Angela Pascale Saulet Yadiberet et Prospert  Seket Kouali

 

 

Centrafrique: Le député de Boguila signale la présence suspecte des hommes armés dans la zone

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 30 AOÛT 2016

 

BOGUILA, 30 août 2016 (RJDH)— Le député de Nanga-Boguila, Franck Saragba, a condamné la présence massive des groupes armés, le samedi 27 août dans la sous-préfecture de Boguila. Il souligne avoir remonté les informations aux instances nationales et internationales en charge de la sécurité.

 

Selon les informations du RJDH, ces éléments armés font des navettes entre la sous-préfecture de Nanga-Boguila et Boguila. Plusieurs villes au nord du pays sont restées toujours sous contrôle de ces groupes armés parmi lesquelles la sous-préfecture de Markounda, la ville de Nanga-Boguila,  Bria et au nord-est.

 

Joint par le RJDH, le député de Nanga-Boguila a condamné la présence massive des groupes armés assimilés aux éléments du général rebelle Alkatine. Selon lui, ce mouvement a des effets négatifs sur la population, « les habitants de différentes localités ont fui dans la brousse, pour se mettre à l’abri du danger. Les activités champêtres, commerciales, entre autres, sont paralysées. La ville est contrôlée par ces hommes en armes », a déploré Franck Saragba député de Nanga-Boguila.

 

Le député appelle au respect de l’état de droit et la démocratie, « nous venons de franchir une étape qui est le vote démocratique du président de la République Centrafricaine. Les membres du gouvernement sont nommés, pourquoi les groupes armés continuent de sévir dans plusieurs régions du pays sans en être inquiété ? », se demande-t-il.

 

Franck Saragba s’inquiète de la paralysie des activités agricoles et commerciales et dénonce la passivité de la Minusca, « au moment où je vous parle, la ville s’est vidée de sa popularité, parce qu’elle se rappelle des exactions commises par des groupes armés en 2014 où plusieurs chefs de villages ont été tués à Boguila. Cette histoire a fait déplacer les habitants vers les recoins de la ville», précise-t-il.

 

En 2014 à Nanga-Boguila, une vingtaine de personnes dont trois humanitaires ont été tués par des groupes armés.

 

 

Centrafrique : Les éléphants du PARC de Dzanga Sangha, bouffée d’oxygène pour l’économie centrafricaine

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 30 AOÛT 2016

 

BAYANGA, 30 aout 2016 (RJDH)—Le PARC National de Dzanga Sangha regorge d’énormes richesses fauniques dont les éléphants qui se trouvent dans les Aires-protégées, même s’ils sont menacés parfois d’extermination par des braconniers en quête d’ivoire. C’est ce qui ressort du reportage réalisé par le RJDH à la Saline à Bayanga le 24 août 2016.

 

Il est 13 heures 30 min, nous entrons dans la forêt à la découverte des éléphants au pas feutré. Une marche de 45 minutes dans l’eau et dans la forêt avant de découvrir ce prestigieux lieu. La Saline, où les éléphants viennent s’approvisionner en sels minéraux, ainsi que d’autres espèces.

 

Dans cette forêt, c’est le silence qui domine. Lambert Padou, responsable du volet écotourisme dans les Aires protégées de Dzanga Sangha, qui a conduit la visite guidée nous décrit l’environnement « nous sommes dans la partie nord du Parc Dzanga Ndoki à la Saline. C’est une grande clairière d’une importance internationale. C’est ici qu’on peut voir les éléphants en temps réel 24h/24h mais très actifs à partir de 13 heures », a-t-il expliqué.

 

Ce jour-là, 157 éléphants sont sortis à la Saline pour se ressourcer.  Cette espèce animale a un mode de vie, « les éléphants ont un système de vie sociale bien organisé. Le père est solitaire et se sont les autres membres de la famille, notamment la mère et la tante qui s’occupent de l’enfant. Ils se connaissent dans leur lien maternel et se communiquent même en étant très éloignés », a ajouté Padou Lambert.

 

L’endroit est idéal pour ces éléphants. Mais qu’en est-il de leur espérance de vie et de leur mode de reproduction ? Les explications de Lambert Padou « Les éléphants peuvent vivre pendant 80 ans. Les femelles reproduisent au moins chaque six an. Il est difficile pour une femelle de faire des jumeaux mais cela est déjà arrivé sur le Parc de Dzanga Sangha. Ils ont horreurs des cochons à cause de leurs odeurs et aiment le sel minéral », a-t-il indiqué.

 

Dans cette région frontalière avec le Congo, le brassage est ambiant, mais comment faire pour distinguer les éléphants centrafricains et ceux des pays voisins ? « Les éléphants du PARC national de Dzanga Sangha sont identifiés grâce aux moyens technologiques. Ce mercredi 24 aout, un éléphant du Congo Brazzaville a parcouru plus de 200 km pour arriver à la Saline du parc Dzanga Sangha. Il a été reconnu après les échanges des photos par des chercheurs », c’est ce qu’a fait savoir  Andréa, une chercheuse américaine  qui vit depuis trente ans dans la zone.

 

Même si les éléphants vivent dans cette forêt protégée, il n’en demeure pas moins que les menaces des braconniers sont réelles. Mais face à ces menaces, les éléments des eaux forêts multiplient les patrouilles pour la sécurisation de l’aire protégée a signifié au RJDH le responsable d’écotourisme Lambert Padou.

 

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Ce Parc partage ses frontières avec le Cameroun et la République du Congo Brazzaville et constitue pour la RCA une source d’entrée de devise de son économie à cause des touristes qui visitent ce site malgré la crise.

 

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