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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 16:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les leaders de l’ex-Séléka arrêtés proche de Sibut, transférés à Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 15 AOÛT 2016

 

BANGUI, 15 août 2016 (RJDH)—Les leaders de l’ex-Séléka, arrêtés entre Damara et Sibut le 13 août dernier, ont été transférés à Bangui le même jour à bord d’un hélicoptère de la Minusca. Ces leaders sont gardés dans un endroit tenu secret pour des besoins de sécurité, selon des sources proches de la mission onusienne.

 

Dans un communiqué, la Minusca a, sans donner de noms, fait état de l’arrestation à 50 km de Sibut, de dix leaders de l’ex-Séléka. De sources concordantes proches de la mission onusienne, il s’agit de Abdoulaye Hissene, Aroun Gaye, Tidjani Mahamat, Faraz et Pakim.  Selon les mêmes sources, ces chefs militaires ont été transférés le même jour à Bangui où ils sont gardés dans un endroit tenu encore secret.

 

Plusieurs des cadres de ce mouvement armés, arrêtés sont recherchés par la justice centrafricaine, selon le communiqué de la Minusca qui précise que les forces onusiennes ont récupéré d’importante quantité d’armes dans les véhicules de ces chefs militaires.

 

Une source militaire centrafricaine jointe à Sibut a confié au RJDH que des véhicules lourdement armés appartenant à ces membres de la Séléka se trouvent à Sibut « leurs véhicules ont été amenés à Sibut mais ils sont déjà transférés à  Bangui. Ici, il ne reste que les blessés dont cinq graves », a-t-elle précisé.

 

Le gouvernement centrafricain n’a pas encore officiellement réagi par rapport à cette affaire. Mais un ministre  a, sous couvert d’anonymat justifié cette attitude en ces termes « le gouvernement réagira quand il aura les détails parce que jusque-là, nous ne connaissons pas encore avec précision les leaders arrêtés ».

 

Abdoulaye Hissene et Aroun Gaye arrêtés, sont  les deux principaux cadres du FPRC encore à Bangui, ville qu’ils ont tenté à plusieurs reprises de quitter en vain. Abdoulaye Hissene, arrêté le 15 mars 2016, s’est fait libérer par ses hommes quelques heures plus tard à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI) où il était détenu. Aroun Gaye quant à lui, a résisté à son arrestation par la Minusca dans la nuit du 1er au 2 août 2015. Les affrontements entre ses hommes et les casques bleus avaient fait trois morts dont un soldat de la paix.

 

L’arrestation de ces chefs militaires du FPRC intervient huit jours après celle de Francis Bozizé mis en liberté provisoire sous surveillance judicaire, après son audition le 9 août dernier par le doyen des juges.

 

 

Centrafrique : le député de Paoua 1 mis en cause dans l’assassinat d’un jeune par son aide de camp

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 15 AOÛT 2016

 

PAOUA, 15 août 2016(RJDH)—Le Député Lucien Mbaïgoto de Paoua 1 a été indexé dans l’assassinat d’un jeune âgé de 26 ans, par son aide de camp. Ce dernier rejette les accusations ainsi que son refuge à la base de la Minusca de Paoua suite à cette affaire.  

 

C’est lors d’une cérémonie organisée par le représentant de cette circonscription Lucien Mbaïgoto que l’incident a eu lieu dans la nuit du samedi 13 à dimanche 14 août.

 

Lucien Mbaïgoto a confié au RJDH que ces éléments ne sont pas à l’origine de la mort du jeune homme, « c’est depuis le 6 août que je suis dans la ville de Paoua pour remercier mes électeurs. La cérémonie a coïncidé avec la célébration du 13 août et les autorités locales ont été conviées.  La rencontre s’était passée dans la convivialité entre les habitants. C’est dans la soirée du samedi, aux alentours de 22 heures que  nous avons attendu des coups de feu et par la suite un jeune a trouvé la mort », a-t-il expliqué.

 

Pour l’honorable, des jeunes se sont manifestés en accusant ses proches et ont procédé au pillage de sa maison ainsi que son véhicule.

 

Selon le député, des personnes soupçonnées sont entendues par les autorités judiciaires, « la victime a reçu une balle de type artisanal, c’est une arme de chasse, et tous mes éléments sont interpellés par le parquet de Paoua pour des explications », a indiqué Lucien Mbaïgoto.

 

Toutefois, il a remis en cause l’information de son refuge au sein de la base de la Minusca, « je suis dans la ville avec les autorités administratives pour essayer de calmer la tension et tout est en train de rentrer dans l’ordre. Je ne suis  pas passé à la base de la Minusca de Paoua  », a-t-il précisé.

 

Contacté par le RJDH, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paoua Narcisse Danboye confirme l’information judiciaire ouverte pour déterminer et identifier les causes du meurtre de ce jeune.

 

Le calme est revenu dans la ville après l’incident et le bureau du procureur continue de poursuivre les investigations.

 

 

Centrafrique : La ville de Ndjoukou continue d’enregistrer des cas de choléra

 

http://rjdh.org/  PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 15 AOÛT 2016

 

BANGUI, 15 août 2016(RJDH)–Vingt autres cas de malades de cholera  ont été enregistrés  au centre de santé de Ndjoukou, une ville de la préfecture de la Kemo où cette épidémie a été déclarée le 10 août 2016. Selon Placide  Bingou, responsable du laboratoire audit centre, 20 nouveaux cas ont été enregistrés avec zéro décès.

 

Le centre de santé de Ndjoukou enregistre  toujours des  cas de choléra, « nous avons reçu après le passage de la mission d’investigation, plus d’une vingtaine de malade de choléra qui ont tous été guéris », a confié Placide Bingou lors d’une mission du RJDH dans la ville.

 

Au niveau du centre de santé qui reçoit ces malades de choléra,  à part la disponibilité des médicaments, le personnel soignant est exposé au risque de contamination, « nous avons pris des risques depuis le début de cette épidémie. Nous n’avons  pas de cache-nez ou de gang à l’hôpital, c’est maintenant que nous avons  reçu deux blouses et quelques matériels de travail », a-t-il souligné.

 

Le constat sur le terrain est que, aucun dispositif pour le renforcement de la surveillance des malades n’est observé par les agents. Les malades du choléra  sont admis avec d’autres  malades dans la même salle, ce qui favorise la propagation du vibrion cholérique, l’agent pathogène de cette épidémie.

 

Malgré l’épidémie de choléra qui sévit dans la région depuis  plus d’une vingtaine de jours, la population autochtone est  loin de réaliser le danger qu’elle coure en consommant de l’eau sale. Ces habitants n’observent pas encore les règles d’hygiène, recommandées pour endiguer cette épidémie.

 

Selon le constat du RJDH, la plus part des foyers ne dispose pas de toilette et se soulage dans le fleuve et dans les hautes herbes. C’est ce qu’a déploré Moise Mapouka, l’un des habitants du village de Pasteur-Bac, situé à 15 kilomètres de la commune de Ndjoukou.

 

Moise Mapouka ignore ces mesures et continue de consommer de l’eau salle, « nous n’utilisons que l’eau de la rivière de Kemo pour faire la lessive et la toilette et pour boire», a –t-il confié.

 

L’enclavement de cette sous-préfecture est l’une des causes des difficultés d’avoir accès aux soins de qualité, l’eau potable et à l’assainissement. Selon le rapport d’urgence sur le choléra en Centrafrique en date du 12 août 2016,  78 cas suspectés ont été enregistrés avec 5 cas de confirmation et 16 décès. 6 malades sont en cours de prise en charge au centre de traitement des épidémies à Bangui et 3 anciens malades ont reçu leur autorisation de sortie après la guérison.

 

Une mission conjointe OMS-Ministère de la santé a séjourné du 12 au 14  août dans la commune de Ndjoukou et ses environs, conduite par le ministre Fernande Ndjengbot pour réorganiser la riposte contre cette épidémie.

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