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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 17:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des maisons effondrées le long du pont Langbashi suite aux dernières pluies diluviennes

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 24 AOÛT 2016

 

Bangui, 23 Aout 2016(RJDH)— Environs trois maisons se sont écroulées et quelques autres  fissurées suite aux dernières pluies qui se sont abattues sur la ville de Bangui. Ces maisons se trouvent aux abords du canal du pont Langbassi.

 

L’érosion a considérablement dégradé les abords du pont  Langbassi depuis son  écroulement, ce qui inquiète la population riveraine.

 

Les abords du canal s’érodent  à chaque pluie, emportant une partie  des maisons situées le long du canal. C’est le cas de Jeanne d’Afrique Ayi qui a été surprise par un bruit d’effondrement « la semaine dernière pendant qu’il pleuvait, nous avons écouté un bruit c’était une partie de notre maison qui s’était écroulée en apportant quelques fauteuils du salon dans le canal » a-t-elle témoigné.

 

La même source reconnait qu’elle coure des risques « nous savons que nos familles sont en danger mais ce sont nos terres et nous ne savons où aller, c’est pour cela que nous restons encore là » explique t elle.

 

 Jeanne d’Afrique Ayi, s’en remet au gouvernement « nous demandons au gouvernement de nous  déloger et de nous trouver des sites ailleurs » a-t-elle plaidé.

 

Yetene Jeanne s’inquiète aussi par rapport à cette situation « quand nous dormons la nuit, nous avons peur car nous ne savons pas ce qui peut arriver »  selon elle ces dernières pluies ont fissurés sa maison « J’ai peur également car ma maison est fissurée, je sais qu’à la prochaine pluie ma maison va s’effondrer mais je ne sais ou aller avec mes enfants » se plaint elle.

 

Les informations du RJDH quelques habitants logeant proches du pont Langbassi ont été indemnisés pour quitter les lieux.  Malheureusement, l’érosion  qui a considérablement dégradé a fait d’autres victimes qui auraient aimé avoir une petite aide de l’État afin de reconstruire  leurs maisons.

 

Le pont de Langbassi situé sur l’avenue David Dacko au quartier Sapeke s’est écroulé depuis octobre 2011. Les travaux de reconstruction  de ce pont sont estimés à  5 milliards 500 millions Fcfca. Montant revu à la hausse du fait de la dégradation avancée du pont depuis  en  2008.

 

 

Centrafrique : Abdel Kader Kalil s’inquiéte d’un éventuel échec du processus DDRR

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 24 AOÛT 2016

 

BANGUI, 24 AOUT 2016(RJDH) —Le général Abdel Kader Kalil de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement Fondamental (UFDRF) une fraction de l’ex-Séléka qui prône la paix appelle la population Centrafricaine de marcher le 21 Septembre prochain pour demander le départ de la Minusca. Il s’inquiète de la plateforme du DDRR mise en place par la présidence et propose au président Tchadien Idriss Déby Itno de rendre Noureldine Adam et Abakar Sabonne à la justice centrafricaine. Une position exprimée hier 23 Aout lors d’un point de presse tenu à son domicile au centre-ville.

 

Abdel Kader Kalil  s’inquiète de la mise en place du comité de pilotage DDRR, pour lui la personne nommée à la tête du comité n’est pas pleinement impliquée dans ces éléments, « Vous devez savoir que Abakar Sabone n’est pas de la Séléka et si aujourd’hui, la présidence nomme quelqu’un qui se dit chef d’Etat-major d’Abakar Sabone, c’est déjà un échec pour le DDRR. Puisqu’il ne connait pas les mercenaires tchadiens, soudanais et sud-soudanais qui étaient avec nous dans la Séléka» a-t-il affirmé.

 

Il a annoncé la tenue prochaine d’une grande marche citoyenne, pour demander le départ des forces onusiennes de Centrafrique. Selon lui, la présence de la Minusca ne fait qu’enfoncer le pays dans la crise, « nous avons pris notre temps pour observer la Minusca et nous avons constaté que les forces des Nations-Unies sont là que pour leur propre intérêt. C’est pourquoi j’appelle toute la population Centrafricaine de sortir massivement le 21 Septembre pour demander le départ de la Minusca, trop c’est trop, c’est notre pays », a-t-il laché.

 

Sur la situation de Noureldine Adam et Abakar Sabone, Abdel Kader Kalil a demandé au président Tchadien Idriss Deby Itno de tout mettre en œuvre pour les rendre à la justice centrafricaine, afin de garantir les relations diplomatiques entre ces deux Etats. « Ils sont là tranquilles sur le territoire tchadien et créent une psychose à la population centrafricaine à travers leurs déclarations et des images publiées, que le président tchadien les rende à la justice de leur pays », souhaite-il.

 

Abdel Kader Kalil est l’un des leaders de la coalition ex-Séléka, il prône la paix après la démission sous pression de Michel Djotodia en janvier 2014.

 

 

Centrafrique : l’OIM envisage développer un projet relatif à la lutte contre la traite des personnes

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 24 AOÛT 2016

 

BANGUI, 24 Aout 2016(RJDH)– l’organisation internationale pour les migrations(OIM) en Centrafrique entend mettre en place un projet pour lutter contre la traite des personnes et les autres formes d’exploitation en République Centrafricaine. Dans une interview accordée au RDJH ce mercredi 24 aout, le Chargé du projet à l’OIM Clément Hamon, a souligné qu’un programme sera mis en œuvre pour soutenir le gouvernement centrafricain et les ONG nationales à mener des activités dans le pays.

 

RJDH: monsieur Clément Hamon bonjour!

 

CH : Bonjour!

 

RJDH: vous avez réuni les acteurs de la société civile centrafricaine, quels sont les points inscrits au menu de cette rencontre?

 

CH: L’idée est de réunir les acteurs de la société civile principalement les ONG nationales pour commencer un partenariat, et parallèlement avec les partenariats entamés avec les ministères de la sécurité Publique des affaires sociales et de la justice afin d’aboutir à une vision commune de ce qu’on appelle le phénomène de traite des personnes. L’expression « traite des personnes » désigne l’enrôlement, le transport, le transfert de personnes par la force. C’est un recours à la force, à la menace ou encore d’autres contraintes pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation.

 

RJDH: quelle est la situation de la traite des personnes pour le cercle familial centrafricain ?

 

CH: la traite des personnes est un phénomène qui touche durement la RCA. Il y’a des études qui le prouvent, notamment les pays qui ont subi le conflit. L’idée est de réunir les forces vives pour faire un constat et remettre les objectifs pour prévenir le phénomène. Il faut savoir qu’un cadre de concertation existait avant la crise entre 2012 et 2013, et des efforts ont été entrepris. Malheureusement, ces efforts n’ont pas abouti à un résultat. Donc, il était bon de revenir sur ce travail et de redynamiser la société civile, les autorités nationales autour de ce phénomène de la traite des personnes.

 

RJDH: prévenir ce phénomène quelles sont les actions qui sont mises en places par l’OIM ?

 

CH: il faut que tous les acteurs collaborent afin de prévenir le phénomène, c’est-à-dire les communautés doivent être sensibilisées. Puisse que les gens n’ont pas la vision très claire de ce que c’est que la traite des personnes. A partir de cette vision commune qui est en phase des textes internationaux qui définissent la traite, on peut s’attaquer au phénomène. Et si on assiste a une situation d’exploitation, il ne faut pas hésiter de référer aux autorités compétentes, comme la société civile l’a fait. En ce moment-là, des enquêtes seront menées pour que soient punis les éventuels coupables.

 

RJDH : cela se fait à combien de niveau ?

 

CH : Nous avons trois (3) niveaux dans le projet, dont premièrement la sensibilisation auprès de la communauté et de la société civile. Ensuite, des formations au profit de la police, la gendarmerie, la justice et de la société civile, et enfin, nous avons prévu une assistance aux victimes. A l’issue de cette formation, les gens seront d’avantage outillés pour mettre un terme au phénomène de traite des personnes.

 

RJDH: dans le contexte actuel, combien de cas de victimes déjà enregistrés en RCA par l’OIM ?

 

CH: effectivement il existe des cas. Mais il faut savoir que le phénomène de traite des personnes est invisible. C’est ce qui se passe le plus souvent dans le cercle familial dont les gens n’en parlent pas. Ceci étant dit, il existe une ligne d’assistance aux victimes au 4040, une ligne que les gens peuvent appeler de manière confidentielle pour signaler un cas. A travers ce mécanisme, l’OIM a déjà eu à accompagner les victimes et continuera de le faire pour permettre aux victimes de se réintégrer dans la société.

 

RJDH: monsieur Clément Hamon merci

 

CH: je vous en prie.

 

 

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