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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 17:23
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’accès à la justice soutenu par plusieurs ONG après la crise

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 31 AOÛT 2016

 

BANGUI, 31 Aout 2016(RJDH)—Plusieurs Organisations Non Gouvernementales se sont engagées au coté de la justice centrafricaine à l’issue de la crise qui a secoué le pays. Celles-ci développent de nombreux programmes de renforcement de capacité de l’appareil judiciaire et de lutte contre l’impunité.

 

Plusieurs ONG sont aujourd’hui engagées dans le domaine de la justice en Centrafrique. Cet apport se manifeste à travers diverses activités, visant, selon le représentant pays de l’une de ces ONG, de redonner une crédibilité à la justice centrafricaine grâce à un meilleur respect des textes et à un accès équitable à la justice.

 

En Centrafrique depuis janvier  2015, l’Association du Barreau Américain (ABA), une de ces ONG développe des activités dans le cadre de renforcement de capacité de l’appareil judiciaire, selon Me Guy Antoine Dangavo, Avocat consultant  au sein de cette ONG «  notre objectif est d’outiller les acteurs de la justice de faire en sorte qu’ils jouent leur rôle efficacement. Plus de trois cent acteurs du système judiciaire dont des magistrats, des avocats, des officiers de police judiciaire, des greffiers viennent de subir une série de formation sur la thématique des violences basées sur le genre par exemple. C’est un programme que nous mettons en œuvre » a-t-il indiqué.

 

Me Guy Antoine Dangavo a précisé que l’ONG ABA a aussi créé des cliniques pour favoriser l’accès à la justice « nous avons une clinique juridique à Bangui et huit autres dans certaines villes de l’arrière-pays. Ces centres favorisent l’accès des populations à la justice » note t-il.

 

La justice centrafricaine est aussi accompagnée par l’ONG Avocat Sans Frontière qui œuvre dans le pays depuis mai 2015. Ludovic  Kaye, assistant a confié que Avocat Sans Frontière travaille en Centrafrique pour améliorer l’accès des populations au service de la justice « nous intervenons sur l’amélioration de l’accès à la justice à travers cinq activités entre autres la traduction et de diffusion du droit en langue nationale à l’intention de la population et des acteurs  de la justice, appui  technique et financier aux organisations de la société civile  pour relancer des services  minima d’aide légale, l’appui  aux audiences foraines en matière d’enregistrement des naissances, le renforcement des capacités des avocats et membres de la société civile œuvrant dans  l’accès à la justice en Centrafrique et enfin  soutien à la coordination des acteurs de l’aide légale ».

 

L’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), une ONG nationale a renforcé ses actions depuis la crise. Selon une de ces cadres, le nombre des cliniques juridiques a été augmenté et leur capacité renforcée « vu les nouveaux défis liés à la crise, nous avons créé d’autres cliniques pour favoriser l’accès des femmes à la justice » a précisé cette source.

 

Le système judiciaire centrafricain est soutenu par plusieurs autres ONG nationales et internationales dont les interventions vont de la collecte des faits jusqu’à l’accès à la justice. Les ONG telles que DRC…sont celles qui sont engagées dans ce domaine.

 

La dernière crise centrafricaine a brisé les repères du système judiciaire centrafricain qui tarde à se relever.

 

 

Centrafrique : La classe politique doute de la crédibilité de la justice

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 31 AOÛT 2016

 

BANGUI, 31 Aout 2016(RJDH)—Des leaders politiques interrogés par le RJDH, se sont dit dubitatifs sur la crédibilité de la justice. Ceux-ci déplorent la récurrence de l’immixtion de la politique dans les affaires judiciaires.

 

Léa Mboua Doumta, présidente du Parti de l’Unité Nationale soulève la question de l’ingérence de la politique dans le judiciaire « la justice centrafricaine pourrait inspirer confiance si on laissait les magistrats, les avocats, les notaires faire leur travail selon les textes. Mais il y a beaucoup d’immixtion de la politique dans la justice. Et avec ce rythme là, je pense que si vous posez les questions à des Centrafricains de quartier, ils vont vous dire que la justice n’est plus crédible » explique t-elle.

 

Elle plaide pour la séparation effective des pouvoirs « il faudrait que la politique laisse la justice faire son travail. Les magistrats, les notaires et les avocats doivent dire le droit au lieu de se laisser entrainer parfois par la corruption. Nous devons respecter la séparation des pouvoirs » souhaite la présidente du PUN.

 

Laurent Gomina Pampali, ancien ministre de la justice, président de l’UNADER est plus nuancé «  on ne peut pas décréter que la justice centrafricaine n’est pas crédible. Ce serait vraiment exagéré de le dire. Je pense qu’il ya de problèmes sérieux qui bloquent l’indépendance du système et réduit le degré de confiance entre le peuple et sa justice. Moi je plaide pour que la justice puisse s’améliorer et rassurer le peuple qui a besoin d’elle » a-t-il affirmé

 

Un ancien ministre et cadre d’un parti politique, a sous couvert d’anonymat, estimé que la justice centrafricaine pourrait mieux faire si elle se débarrasse de la corruption qui la mine depuis des années.

 

Dans son discours d’investiture du 30 mars 2016, le président Faustin Archange Touadéra a fait de l’indépendance de la justice une de ses priorités.

 

 

Centrafrique : La justice limitée dans sa capacité opérationnelle

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 31 AOÛT 2016

 

BANGUI, 31 Aout 2016 (RJDH)—Le système judicaire centrafricain est limité aujourd’hui en ce qui concerne sa capacité opérationnelle. Après la crise, le constat indique que la capacité de la justice est réduite de plus de la moitié.

 

La capacité opérationnelle de la justice centrafricaine est limitée, selon un cadre de la justice centrafricaine qui indique le système n’est pas en mesure d’agir un peu partout sur le territoire « la capacité de l’appareil judiciaire déjà limitée avant la crise, a été fortement réduite avec la crise que nous avons connue avec des décès, des départs…Dans ces conditions, il n’est pas possible pour la justice de jouer son rôle sur tout le territoire » a-t-il expliqué.

 

Selon les données officielles, la justice centrafricaine compte 198 magistrats, 61 greffiers, 100 agents pénitentiaires. Le ministre de la justice Flavien Mbata, a déploré la faible capacité du système judiciaire en matière de ressources humaines« pour une population d’environ 5 millions habitants, le ratio est d’un magistrat pour 25.000 Centrafricains et un greffier pour 61.000 Centrafricains. Ce tableau ne peut permettre de faire face aux besoins des populations en matière de la justice »regrette le membre du gouvernement.

 

La République Centrafricaine ne compte aujourd’hui que cinq prisons opérationnelles sur les 35 que le pays comptait avant la crise. Les trente autres ne sont pas encore réhabilitées après les pillages subis lors de la crise. Le système judiciaire est composé de 24 tribunaux de grande instance dont moins d’une dizaine sont en activité et trois cours d’appel.

 

Le gouvernement centrafricain avec l’appui de la communauté internationale a engagé des chantiers pour renforcer la capacité opérationnelle du système judiciaire. Dans ce cadre, des prisons, des commissariats, des brigades de gendarmerie et des tribunaux sont en cours de réhabilitation. Avec l’appui de l’Union  Européenne, le gouvernement centrafricain a amorcé le recrutement de 100 agents de la justice dont environ 80 magistrats.

 

 

Centrafrique : Le système judiciaire contrôlé par des groupes armés dans plusieurs villes

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 31 AOÛT 2016

 

BANGUI, 31 août 2016 (RJDH)—Depuis la prise de pouvoir par l’ex-Séléka en 2013, la chaine pénale dans de nombreuses villes, est sous contrôle des hommes armés. Cette situation complique l’accès des populations à la justice.

 

La justice dans les zones sous contrôle des groupes armés, ne fonctionne pas conformément aux textes en vigueur pour deux raisons notoires. Dans certaines zones sous influence des groupes armés, le personnel de la justice affecté par le gouvernement est contraint de collaborer avec les hommes armés, de recevoir ou d’appliquer leur décision.

 

La deuxième figure est l’absence du personnel judiciaire dans les zones contrôlées par les groupes armés. Une autorité de la Nana-Gribizi parle de justice des rebelles, « dans les sous-préfectures de Kaga-Bandoro et des Mbrès, la justice est assurée par des hommes armés. La police, la gendarmerie  et les agents judiciaires sont inexistants »fait-elle remarquer sous l’anonymat.

 

Un notable de Kabo parle de justice au bout des canons, « la justice dans les villes de Kabo, Batangafo est au bout des armes. Elle est orientée par les hommes en armes », regrette cette source.

 

Le gouvernement centrafricain et la Minusca, lors d’une conférence de presse conjointe ce mercredi, ont réaffirmé leur volonté de redéployer la justice sur toute l’étendue du territoire afin de mettre fin à l’impunité, « nous devons reconstruire toute la chaine pénale pour mettre fin à l’existence des zones de non droit. Les dispositions sont en cours pour redéployer la chaine pénale dans les villes où la situation demeure sous contrôle des groupes armés. C’est ce à quoi nous nous attelons aujourd’hui », a annoncé le ministre porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso.

 

La justice est contrôlée aujourd’hui par les groupes armés dans environs huit préfectures sur les seize que compte la RCA.

 

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