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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 11:38

 

 

http://beninmondeinfos.com/  4 août 2016

 

Les pays de la Communauté des Etats d’Afrique centrale (Cemac), réunis à Malabo, ont décidé ce 31 juillet, d’aider la Centrafrique dans le processus désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR), à hauteur de 4 milliards de FCFA, (6millions d’euros).Une action qui comporte bien de leçons à l’endroit des autres pays africains

 

Paul Biya du Cameroun, Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, Ali Bongo du Gabon et Theodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Equatoriale ont décidé ce 31 juillet, d’aider la Centrafrique à hauteur de 4 milliards de F CFA soit 6 millions d’euros. C’est à l’occasion d’un sommet des pays membres de la  communauté des Etats d’Afrique centrale (Cemac). L’objectif de cet appui, est d’aider les nouvelles autorités Centrafricaines à poursuivre le processus désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR), pour un retour à une paix durable, dans le pays. Un programme au point mort par manque de moyens financiers, ce qui a suscité la réaction des chefs d’Etat de la Cemac, réunis à Malabo en Guinée Equatoriale sur convocation d’Obiang Nguema.  Une avance de 9 milliards a également été accordée à la Centrafrique au titre de prêt  pour le financement de projets de développement. 

 

Des enseignements pour l’Afrique entière

 

L’acte de solidarité posée par ces pays membres de la Cemac est riche en enseignements pour les autres pays africains. D’abord, il est évident que la question de l’armée relève de la souveraineté nationale de chaque Etat. Mais le constat amer avec la Centrafrique est que ce pays sorti de trois ans d’instabilité politique sur fond de conflits armés entre des milices, n’a visiblement pas les moyens de faire face aux lourdes charges liées à sa politique de désarmement, démobilisation et réinsertion, c'est-à-dire la restructuration de son armée. Mais en ayant les regards tournés vers les partenaires occidentaux pour régler cette question sensible, le pays ne saurait avoir les coudées franches pour la conduite de sa politique stratégique et sécuritaire. Or, de nombreux chefs de groupes armés refusent encore de déposer les armes. Considérant que les armes en circulation sont à la base de la recrudescence des violences observées ces derniers mois en Centrafrique, les Etats membres  ont décidé de saisir le taureau par les cornes. Donc, la première leçon ici est que la solidarité africaine peut s’exercer afin que les pays mal en point sur des questions sensibles puissent savoir compter sur leurs frères pour régler leurs problèmes. Il faut rappeler que la plupart des aides au développement en direction de l’Afrique se présentent sous forme de prêts remboursables avec intérêts. En s’entraidant, les pays africains seront exemptés de payer des intérêts souvent exorbitants et ruineux pour leur économie. La seconde leçon est que l’union africaine peut mieux faire après sa décision de création d’une force  multinationale d’interposition et de protection civile. Il s’gira de créer un fonds devant venir en aide aux pays éprouvant des difficultés à sortir de situations aussi difficiles que celle de la Centrafrique. Ce serait un pas vers une unité africaine, chose indispensable pour un rayonnement du continent noir au plan international et pour aller aux Etats-Unis d’Afriques, projets chers aux pères fondateurs de l’organisation de l’Unité africaine (OUA), actuelle UA.

 

Christophe SESSOU

 

Lu pour vous : RCA-Appui de la CEMAC au DDRR : Quelles leçons pour le reste de l’Afrique

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