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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 17:18

 

 

N°43.

 

20 AOÛT 2016 Armée centrafricaineBanguiCentrafriqueDominique LaugelEUMAM RCA,EUTM RcaFACAFormationgénéral Hautecloque

 

(B2) Dès le printemps 2014, l'Union européenne souhaite mettre en place une mission militaire en République centrafrique, pour prendre le relais de la mission de sécurisation, EUFOR RCA. Faute de consensus pour établir une mission de formation des Forces armées centrafricaines (les FACA), c'est une mission militaire de conseil, qui est lancée, en mars 2015. EUMAM RCA est destinée à conseiller les autorités nationales sur les réformes nécessaires pour transformer les forces armées centrafricaines (les FACA) « en une armée professionnelle, démocratiquement contrôlée et représentative de toutes les ethnies » de la RCA. Mais également pour créer « les conditions d’un programme de formation » pour les forces armées. C'est une mission de formation de type EUTM qui en prend le relais, en juillet 2016.

 

Lire notre dossier : N°25. EUFOR Rca, une « vraie » opération d’interposition*

Lire notre dossier (à venir) L'UE face à la RCA

 

Une mission approuvée rapidement

 

Le 10 septembre 2014, une demande est officiellement formulée par le gouvernement centrafricain, dans une lettre du Chef de l'État de transition de RCA, demandant à l'Union de prolonger le mandat de l'EUFOR RCA et de s'engager « après l'EUFOR afin de soutenir les forces armées centrafricaines ».

 

Le 7 novembre 2014, l'Union européenne décide la prolongation de la mission EUFOR RCA, jusqu'au 15 mars 2015. Une autre mission est à l’étude*, militaire également. Il n'y a pas unanimité sur son format.

 

Le 23 octobre 2014, le Conseil demande à l’UE « d’avancer la réflexion sur une possible contribution » à l’appui que la communauté internationale pourrait apporter aux autorités centrafricaines dans la restructuration des forces armées centrafricaines (FACA). Une « priorité» reconnait l'UE. Lire : L’Europe rappelle à l’ordre les responsables de la transition en Centrafrique*

 

Le 18 novembre 2014, au prix d'un "petit forcing" du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, les ministres de la Défense de l'UE demandent formellement au Service diplomatique européen (SEAE) d'étudier un concept de gestion de crises (CMC) pour une future mission de la PSDC en Centrafrique. Une décision prise, in extremis, non sans polémique. Lire : Mission RSS en Centrafrique. Couac technique = avancée politique*

 

Le 15 décembre 2014, Les 28 approuvent le concept de gestion de crises sur la nouvelle mission en RCA*. Les ministres des Affaires étrangères approuvent ainsi le concept de gestion de crises (CMC) de cette nouvelle mission de l'UE, répondant à la demande des ministres de la défense. Objectif : « contribuer à la réforme des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ».

 

Lundi 19 janvier 2015, les ministres des Affaires étrangères de l'UE adoptent la décision-cadre et donnent l'autorisation de négocier un accord de protection de la mission (SOMA). La mission de conseil des forces armées centrafricaines (FACA)* est officielle. Les ministres nomment un Français, le général Laugel, à la tête de EUMAM RCA*

 

A peine 3 mois, entre le feu vert politique et la présence sur le terrain

 

Lundi 9 février 2015, les ministres des Affaires étrangères annoncent que la capacité opérationnelle initiale (IOC) pour EUMAM RCA sera atteinte le 1er mars*. Les Etats membres sont donc priés d'accélérer leur contribution, les conclusions soulignant « l'importance d'une finalisation rapide de la génération de force d'EUMAM RCA ».

 

Les 18 et 19 février 2015, en marge de la réunion informelle des ministres de la Défense, Des promesses pour EUMAM RCA* sont faites. Pourtant la génération de force reste bien laborieuse*. Sur les 60 personnels nécessaires, seuls 25 postes sont couverts. Et 21 le sont par des Français. Contrairement à une opération militaire classique, qui requiert des éléments de combat, de soutien, de commandement, il faut trouver ici des profils, assez pointus, correspondant exactement aux postes choisis. La langue est aussi un handicap, il faut trouver des compétences plutôt francophones pour pouvoir travailler avec les Centrafricains.

 

Le 23 février 2015 se tient la seconde génération de forces.

 

Mercredi 4 mars 2015, les ambassadeurs du COREPER approuvent le plan de mission (MisPlan) pour la future mission militaire de l'Union européenne en Centrafrique (EUMAM RCA).

 

La mission lancée, et effective 

 

Lundi 16 mars 2015, les ministres des Affaires étrangères de l'UE lancent officiellement la nouvelle mission de l'Union européenne en République centrafricaine. La feuille de route pour la mission européenne se veut « progressive ». Lire : La mission EUMAM RCA va être lancée, tous les effectifs arriveront plus tard*

 

Début avril 2015, les premiers effectifs arrivent à Bangui afin d'effectuer un démarrage rapide de la mission EUMAM. Elle bénéficie à la fois des structures et moyens déjà mis en place par l'opération militaire européenne de stabilisation EUFOR RCA, comme de certains contrats ou de certains effectifs qui passent d'une mission à l'autre. Ce qui facilite une mise en place rapide de la mission.

 

Début mai 2015, le général Laugel présente la nouvelle mission militaire de l’Union européenne en Centrafrique au ministère de la Défense et de l’Etat-major général centrafricain. Une première occasion pour les conseillers de EUMAM de rencontrer leurs homologues nationaux.

 

La mission EUMAM RCA est constituée d'environ 65 personnes, fournies par 11 nations (8 Etats membres et 3 Etats tiers) : 21 Français, 13 Espagnols, 8 Portugais, 2 Néerlandais, 2 Polonais, 2 Suédois, 2 Roumains (dont 1 à Bruxelles comme officier de liaison), 4 Autrichiens, et 1 conseiller juridique en contractuel ainsi que 4 Serbes, 5 Géorgiens et 1 Moldave. Elle dispose d'un budget commun au titre du mécanisme Athena de 7,9 millions d'euros.

 

Mardi 26 mai 2015, en déplacement à Bruxelles, la présidente de la transition en République de Centrafrique, Catherine Samba-Panza demande, devant les ambassadeur du Comité politique et de sécurité (COPS), à ce que « EUMAM continue et que, si elle doit être arrêtée, qu'on commence déjà à envisager sa prolongation sous une autre forme. » Lire : L’appel à l’aide de Samba-Panza pour la renaissance de la RCA*

 

En juin 2015, le général Dominique Laugel, chef de la mission, présente, après deux mois sur le terrain, les défis de la mission et ses moyens pour recréer les FACA: équipements, formation et financement*.

 

Le 17 juillet 2015, la pleine capacité opérationnelle (FOC) est atteinte. Le général Patrick de Rousiers, président du Comité militaire de l’UE, se rend à Bangui pour visiter la mission européenne. Il visite notamment le camp de formation de Kassai, qui sera, une fois reconstruit par les Européens, l’une des plus importantes installations de formation des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

En septembre 2015, la « partie Conseil » de la mission en bonne voie. Et ses responsables prévoient de monter une petite « formation non opérationnelle » pour certains membres des FACA, les forces armées centrafricaines. C’est-à-dire une formation non liée au combat mais davantage à la structure de l’armée, au droit internationale humanitaire. Le problème est financier. Les FACA manquent de tout équipement de formation, voire d’équipements tout courts. Il n’y a pas de chaises, de tables, de tableau. Et, pour bien faire, il faudrait une petite cantine pour nourrir les futurs stagiaires. Lire: Financer une formation des militaires centrafricains. Ah non quelle horreur

 

Début mai 2016, c'est une formation médicale qui est donnée aux militaires centrafricains. Lire : Former les épaulettes rouges de la future armée centrafricaine

 

Le 19 mai 2016, le général Dominique Laugel dresse un bilan positif de la mission EUMAM RCA, un « succès » aux résultats concrets (général Laugel)*

 

La transition vers EUTM RCA

 

Dès le 3 septembre 2015, lors de la réunion informelle des ministres de la Défense*, la Haute représentante de l'UE préconise la transformation de cette mission de conseil en une mission de formation de type EUTM comme au Mali ou en Somalie, au terme de la première année d'exercice, en mars 2016.

 

Les 27 et 28 octobre 2015, les chefs d'Etat major de l'UE, réunis sous forme du Comité militaire de l'UE, se disent disposés à envisager un "après" à la mission de Conseil en Centrafrique (EUMAM RCA) dont le mandat se termine normalement en juillet 2016. Lire : La mission européenne en Centrafrique devrait évoluer*

 

Mardi 17 novembre 2015, les ministres de la Défense donnent mandat à la Haute représentante de l'UE pour commencer la planification d’une nouvelle mission en RCA*

 

Le 2 février 2016, A l’informelle Défense d’Amsterdam*, les ministres européens se penchent sur la transition entre EUMAM RCA et EUTM RCA.

 

Le 11 février 2016, le COPS examine le concept de gestion de crises (CMC) transformant la mission de conseil en RCA (EUMAM RCA) en une mission de formation et de conseil de l'armée centrafricaine (EUTM RCA), sur le modèle de ce qui a été pratiqué au Mali. Une première génération de force informelle (forces sensing) est lancée rapidement par l'Etat-Major de l'UE.

 

Lundi 14 mars 2016, le Concept de gestion de crise (CMC) de la mission est approuvé par les Européens, « en vue d’une mission militaire PSDC d'entrainement (EUTM RCA), afin de former l'armée centrafricaineLa mission aura une « durée initiale de deux années ». Elle sera « basée à Bangui » et fera le suivi de la mission de EUMAM RCA. La transition d’EUMAM RCA vers EUTM RCA est validée par les 28. Objectif : juillet 2016*

 

Le 12 avril 2016, l'Union européenne décide d'ajouter une exception à l’embargo sur les armes en Centrafrique pour former l’armée*. Venant appliquer une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, cette décision autorise « la fourniture de matériel non létal et d'une assistance » technique notamment pour permettre « les activités de formation opérationnelles et non opérationnelles » aux forces de sécurité de la République centrafricaine.

 

Lundi 19 avril 2016, la mission de formation EUTM RCA est adoubée par les ministres*. Les ministres de la Défense ont adopté, le 19 avril, la décision cadre établissant cette nouvelle mission de la politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC) auprès des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Le 19 avril 2016, le général français Éric Hautecloque-Raysz, commandant en second de l’Eurocorps est nommé à la tête d’EUTM RCA*

 

Le lancement d'EUTM RCA 

 

Le 16 juillet 2016, la mission de formation de l'armée centrafricaine (EUTM RCA) est lancée, avec un mandat de deux ans. La mission a pour objet de fournir des conseils et de la formation mais aussi d'apporter son expertise dans le domaine militaire à la délégation de l'UE, notamment pour mettre sur pied des projets plus généraux. Son rôle est ainsi défini selon trois priorités : conseils stratégiques au ministère de la défense, au personnel militaire et aux forces armées de la RCA ; enseignements aux officiers et sous-officiers des FACA et formations aux FACA. Elle apporte également « une expertise dans le domaine militaire, dans le domaine de la sécurité et celui de l'État de droit », à la délégation de l'UE en République centrafricaine, « dans les limites de ses moyens et capacités ».

 

Dès la mi-juillet 2016, EUTM RCA lancée. Les premières formations mises en place…

(Leonor Hubaut)

 EUMAM & EUTM RCA. Objectif : reformer une armée centrafricaine

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