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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 11:10

 

 

18/08/16 (AFP)

 

Une polémique a éclaté mercredi en Centrafrique, où le Premier ministre a affirmé que la mission des Nations unies dans le pays avait "laissé partir" des rebelles qu'elle avait interceptés samedi, ce que dément la Minusca.

 

La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (environ 12.000 soldats et policiers) avait annoncé dimanche avoir arrêté une dizaine d'hommes "lourdement armés".

 

Il s'agissait de membres de l'ex-Séléka, une rébellion à l'origine du conflit civil en 2013, dont deux chefs de guerre, Abdoulaye Hissene et Haroun Gaye, avait précisé à l'AFP le ministre centrafricain de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa.

 

"Les Casques bleus les ont interceptés et les ont laissé partir", a accusé le Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji, mercredi sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

 

"Ces informations sont complétement fausses", a répliqué le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, lors d'un point de presse hebdomadaire.

 

Il a ajouté que la Minusca avait remis aux autorités centrafricaines sept des onze personnes interpellées, tandis que quatre sont soignées à l’hôpital de la Minusca, à la demande du Procureur de la République.

 

"Ils seront remis aux autorités centrafricaines dès que leur état le permettra", a ajouté M. Monteiro, sans préciser l'identité des rebelles.

 

La Minusca avait indiqué dimanche que ses forces avaient stoppé la veille un convoi "d'environ 35 hommes lourdement armés à bord" entre Bangui et Sibut (centre-est du pays), dont plusieurs "feraient l'objet de mandats d'arrêt".

 

Le convoi avait provoqué des échanges de tirs avec les forces de sécurité en quittant Bangui vendredi soir, selon la Minusca, qui avait évoqué des morts du côté des rebelles.

 

La Minusca avait annoncé dans un premier temps annoncé la capture de dix hommes, les 25 autres ayant pris la fuite.

 

Mardi soir, des tirs d'armes légères et des détonations de grenades ont été entendues pendant plus d'une heure dans le quartier musulman du PK5 de Bangui, bastion de l'ex Séléka.

 

Ces tirs auraient salué la fuite des rebelles de l'ex-Séléka, selon des témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka.

 

La prise du pouvoir par les Séléka en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos avec une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies. Elu en début d'année, le président Faustin-Archange Touadéra tente de mettre en oeuvre un programme de désarmement des groupes armés.

 

Centrafrique: polémique gouvernement-ONU sur l'arrestation d'ex-rebelles
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