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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 23:07

 

 

http://lepays.bf/  05 juillet 2016

 

Mettant en garde contre le risque d’une nouvelle flambée de violence en RCA, le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme demandait, le 4 juillet dernier, le désarmement urgent des différents groupes armés qui essaiment l’ex-Oubangui Chari. L’homme ne pensait pas si bien dire. Car, après les violences consécutives à l’enlèvement de six policiers au quartier PK5, qui avaient fait une quinzaine de morts, des affrontements ont éclaté entre factions armées issues de l’ex-rébellion Séléka. En effet, des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont été entendus pendant plusieurs heures, le 4 juillet 2016, faisant au moins 10 morts et plus de 25 blessés. A ce qu’on dit, plusieurs civils figurent parmi les victimes et de nombreux habitants ont fui « en direction des sites des déplacés et des bases de la force onusienne en Centrafrique (la MINUSCA) ». En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que la RCA n’est toujours pas sortie de l’auberge. La relative accalmie consécutive à l’élection du président Faustin Archange Touadéra, n’aura été que de courte durée ; les démons de la haine ayant refait surface. Et à l’allure où vont les choses, il faut craindre que la RCA ne se retrouve dans la même situation que le Mali de Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) où, suivant leurs humeurs, les groupes armés font la pluie et le beau temps. Tant et si bien que la mauvaise foi des acteurs aidant, certains ne croient plus aujourd’hui à un retour  à la normale dans ce pays où un accord signé le matin, est violé le soir venu, par ses propres signataires.

 

Espérons que l’ONU ira jusqu’au bout de sa logique en joignant l’acte à la parole

 

Certes, pour ce qui est de la RCA, on ne connaît pas pour l’instant les raisons de ces affrontements meurtriers, mais tout porte à croire que le casus belli est né du contrôle de la ville de Bambari, connue pour  ses ressources minières. Or, quand dans un pays, des groupes armés rêvent de contrôler des zones stratégiques, c’est peu dire qu’ils visent loin et qu’ils ne sont pas prêts à rentrer dans les rangs. C’est pourquoi il urge que la communauté internationale vole au secours de la RCA en sifflant la fin de la recréation, si elle ne veut pas voir remis en cause ses multiples efforts. Car, il faut le dire, la réconciliation nationale qu’appelle de tous ses vœux le président Touadéra, demeurera une simple vue de l’esprit tant que durera cette situation de ni paix ni guerre où chaque groupe armé se montre tout aussi puissant qu’intraitable. Trop, c’en est trop. Les ennemis de la paix en   RCA doivent désormais être traités comme tels. Toute démarche contraire ne fera qu’assurer le délitement progressif de l’Etat centrafricain qui, déjà, n’existe que de nom. Espérons donc que l’ONU qui a déjà tiré la sonnette d’alarme en demandant « le désarmement urgent » des différents groupes armés, ira jusqu’au bout de sa logique en joignant l’acte à la parole. C’est à ce prix que la RCA, ce grand grabataire, pourra, un jour, se relever.

 

B.O

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