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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 12:09

 

 

Par RFI Publié le 11-06-2016 Modifié le 11-06-2016 à 08:55

 

La France, qui tient la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU au mois de juin, organisait, le 10 juin au siège de New York, un débat public sur la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. Le président centrafricain ainsi que le ministre français des Affaires étrangères avaient fait le déplacement. Les deux hommes ont évidemment abordé la question des violences sexuelles faites aux civils et promis, une nouvelle fois, la tolérance zéro.

 

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

 

Dans un contexte très critique pour les opérations de maintien de la paix en Afrique, que ce soit au Mali, au Soudan du Sud, au Darfour ou encore en République démocratique du Congo où les civils restent les premières victimes du conflit, l’ONU devait présenter un exemple de réussite et a choisi la Centrafrique avec la Minusca. Cette mission a réussi à éviter des crimes de masse et permis la tenue d'élections. Ce constat est partagé par le président nouvellement élu, Faustin-Archange Touadéra« Je tiens à témoigner la gratitude du gouvernement à la communauté internationale pour les appuis apportés dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat », a-t-il ainsi déclaré.

 

La réunion ministérielle était présidée par Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères français, qui a annoncé l’engagement de Paris à respecter les principes de Kigali qui donnent la priorité à la protection des civils.

 

Abus sexuels commis par des casques bleus

 

Il a aussi plaidé devant ses pairs pour une restructuration en profondeur des opérations de maintien de la paix : « On est à une étape où il faut améliorer la qualité des opérations, a déclaré l'occupant du Quai d'Orsay. Ce qui veut dire : des hommes mieux formés, peut-être plus nombreux, et aussi du matériel. Puis, des missions très claires, très précises, très exigeantes aussi pour que les populations sur place, quand elles voient des casques bleus arriver, soient heureuses aussi de voir qu’on a voulu les aider, les protéger, et qu’il n’y ait pas de dérives qui parfois peuvent être dramatiques. »

 

En filigrane, il a bien sûr été question des abus sexuels commis par les casques bleus et des soldats français en Centrafrique. La France a d’ailleurs rappelé à cette occasion son exigence d’exemplarité et promis à nouveau que la justice serait immédiatement saisie de toute allégation.

ONU: la France à l'initiative d'un délicat débat sur la protection des civils

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