Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 18:50
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Statu quo sur la situation des policiers pris en otage

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 22 JUIN 2016

 

BANGUI, 22 juin 2016—Les négociations au sujet des policiers pris en otage au km5 piétinent apprend-t-on de sources sécuritaires. Le député de Bambari faisant office d’intermédiaire aurait lui aussi été enlevé dans la journée par les ravisseurs.

 

L’enlèvement de l’honorable Kabirou, député de Bambari a été confirmé au RJDH par un cadre du ministère de la sécurité publique qui avoue la complexité du dossier « c’est une affaire très complexe. Cette complexité est due aux comportements aussi complexes de ceux avec qui nous négocions » témoigne-t-il.

 

De sources bien informées, les ravisseurs campent sur leur exigence du départ « ils continuent d’exiger la libération des éleveurs avant celle des otages « les membres de l’équipe de 50-50 veulent qu’on leur envoie les peulhs arrêtés avant qu’ils ne libèrent les policiers. Ils tiennent à cela » a confié au RJDH sous anonymat, un proche du député de Bambari.

 

Des informations relatives à une exigence de rançon circulent depuis quelques heures sur cette affaire. Selon un proche du ministre de la sécurité publique, le député aurait proposé que l’Etat puisse remettre de l’argent « il (député) a appelé le ministre pour lui dire qu’ils ont rassemblé 450000 Fcfa pour que le gouvernement complète afin de remettre aux ravisseurs mais le ministre a catégoriquement refusé. Voilà le niveau actuel des négociations où on était quand on a appris que le député est enlevé à son tour » confie cette source.

 

Le téléphone de l’honorable a été décroché par quelqu’un d’autre lorsque le RJDH a voulu le joindre pour sa version des faits. Ce matin, une équipe du département de la sécurité publique conduite par le Directeur Général de la police a essuyé des tirs alors qu’elle s’était rendue au km5 en vue de négocier avec les ravisseurs.

 

Les six policiers ont été pris en otage le dimanche 19 juin. Les autorités centrafricaines ont exclu toute négociation avec les ravisseurs qui exigent la libération de quatre éleveurs peulhs de Bambari arrêté par la police à l’entrée de Bangui lors d’un contrôle de routine.

 

 

Centrafrique : Les activités restent paralysées au km5

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 22 JUIN 2016

 

BANGUI, 22 juin 2016—Les activités au km5 restent paralysées. C’est un constat fait dans la journée par le RJDH.

 

La circulation en direction du km5 est rare. Seuls les véhicules des Nations-Unies font les navettes entre ce secteur et le centre-ville. Un chauffeur de taxi rencontré sur le pont Jackson dit s’être arrêté à ce niveau par mesure de sécurité « depuis la tension, nous nous arrêtons au niveau du pont qui est à huit cent mètres du km5. Ceci par mesure de sécurité car nous ne maîtrisons pas ce qui se passe là-bas » confie-t-il avant de faire demi-tour en direction du centre-ville.

 

Le calme est lourd à partir du pont jusqu’au km5 où les activités commerciales sont au ralenti. La majorité des boutiques sont fermées. Un commerçant qui a ouvert sa boutique s’inquiète des conséquences de ces violences sur son commerce « depuis trois jours aujourd’hui, nos activités sont paralysées. Les gens ne rentrent pas au km5 comme d’habitude et cela joue sur nos activités commerciales. Je suis venu ouvrir pour voir si je peux avoir quelques clients mais rien » raconte ce dernier qui a l’air déçu.

 

Au commissariat du port, c’est le désert. Quelques jeunes du secteur réunis en petits groupes discutent sur la situation. Interrogés par le RJDH sur la situation, aucun n’a souhaité répondre. L’entrée du commissariat est contrôlée par les éléments mauritaniens de la Minusca qui ont positionné un blindé. A l’intérieur deux chars de guerre sur lesquels sont placés des tireurs. Un casque bleu a demandé à l’équipe du RJDH de quitter le secteur « c’est risquant de rester ici. Tout peut arriver à tout moment, je vous propose de quitter les lieux » a conseillé ce militaire onusien aux journalistes du RJDH.

 

C’est depuis lundi que le km5, dans le 3ème arrondissement est paralysé suite à l’enlèvement de six policiers par un groupe armé commandé par un certain Issa alias 50-50.

 

 

Centrafrique : L’insécurité à Ngaoundaye et Batangafo complique la situation humanitaire

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 22 JUIN 2016

 

BANGUI, 22 JUIN 2016 (RJDH)—La situation humanitaire est préoccupante à Ngaoundaye et Batangafo après la tension de ces derniers jours. Plusieurs familles dans ces deux localités sont contraintes de vivre hors de leurs domiciles dans des conditions difficiles.

 

 Selon le député de Ngaoundaye, Bernard Dillay, joint ce matin par le RJDH de nombreux habitants de la ville se sont réfugiés à la frontière où leurs conditions de vie sont déplorables « à l’issue de la rentré des ex-Séléka, certains habitants ont fui et se sont réfugiés à la frontière avec le Cameroun. Mais ils manquent de tout. Ils n’ont pas d’abri, de nourriture et les conditions d’hygiène sont inquiétantes » a-t-il expliqué.

 

Selon la même source, ceux qui sont rentrés en ville sont aussi dans la même situation « plusieurs maisons ont été incendiées par les assaillants, ce qui fait que les retournés sont aussi sans abri et ils manquent de nourriture. L’hygiène n’est pas au point parce que les corps ont été enterrés en désordre » regrette Bernard Dillay qui a lancé un SOS en ces termes « la population de Ngaoundaye a besoin d’assistance d’urgence surtout les femmes et les enfants. C’est pourquoi, j’appelle les bonnes volontés à voler à leur secours ». Selon la coordination des affaires humanitaires, les dernières violences à Ngaoundaye ont fait vingt-deux mille déplacés.

 

Le sous-préfet de Batangafo a qualifié la situation humanitaire de dramatique dans sa ville « la population se trouve depuis la dernière tension sur des sites de déplacés où les conditions de vie sont dramatiques et inquiétantes surtout pour les femmes et les enfants » a-t-i fait savoir dans un échange téléphonique avec le RJDH.

 

Les ONG DRC et MSF ont apporté une aide aux déplacés de la ville. Mais selon le sous-préfet, les besoins malgré cette aide, sont restés énormes « MSF a apporté un appui médical et DRC une aide matérielle mais les besoins restent énormes et certains secteurs où ont eu lieu les combats n’ont pas été touchés » explique-t-il.

 

La localité de Ngaoundaye a été attaquée par des combattants de l’ex-Séléka le 08 juin. L’attaque avait fait une dizaine de morts selon des sources locales. A Batangafo par contre, c’est la coalition des forces FPRC-MPC qui ont attaqué le  20 juin dernier la position des combattants de l’UPC.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com