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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 14:32
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le patron de la Minusca renvoie l’arrestation de Noureddine à la justice

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 3 JUIN 2016

 

BANGUI, 03 juin 2016 (RJDH)—Le représentant spécial du secrétaire générale des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga, a renvoyé la question de l’arrestation de Nouredime Adam dans le camps des autorités centrafricaines. Pour lui, les sanctions de l’ONU contre ce chef rebelle, devaient être un déclic pour les autorités afin de déclencher les procédures judiciaires contre lui. Il l’a dit mercredi dernier lors d’une conférence de presse à la Minusca.

 

Parfait Onanga Anyanga a rappelé que les sanctions des Nations-Unies contre certaines personnalités ne sont pas des décisions de justice mais elles doivent inciter les autorités judiciaires à s’intéresser à leur cas « ces sanctions ne sont pas des décisions de justice mais le conseil de sécurité donne des informations sur des activités dramatiques d’une personne sur la population civile. C’est une invitation pour que des dossiers de justice soient montés et que des arrestations soient faites dans le respect de la norme de droit», a-t-il déclaré.

 

Sur le cas Noureddine, Parfait Onanga Anyanga précise que son arrestation doit venir de la justice centrafricaine « l’arrestation de Noureddine dépendra des décisions de la justice centrafricaine. Toutefois,  si des mandats d’arrêts sont portés à la connaissance de la Minusca, des mesures seront prises », a-t-il promis.

 

Noureddine Adam, numéro 2 du FPRC (une des branches de l’ex-Séléka) est signalé depuis deux semaines dans le nord de la RCA. Les sanctions contre ce dernier sont le gel des avoirs et l’interdiction de  voyager, consacrées par la résolution 2262 du conseil de sécurité des Nations-Unies, adoptée le 27 janvier 2016.

 

 

Centrafrique : Le débat sur les victimes, la justice et la reconstruction lancé à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR THIERRY KHONDE LE 4 JUIN 2016

 

BANGUI, 04 Juin 2016 (RJDH)—Un débat sur les victimes de la crise, les questions de l’impunité et de la justice et la problématique de la réconciliation a été lancé par l’observatoire Pharos. C’était au cours d’un atelier de réflexion de trois jours à l’université de Bangui.

 

Plusieurs acteurs institutionnels, universitaires et des leaders des associations de la société civile ont pris part à la réflexion à l’issue de laquelle est mise en place la commission vérité et réconciliation.

 

Le but de ce séminaire, selon Jean-Pierre Massia de l’Association Française de justice transitionnelle, est de susciter la réaction des participants  sur les questions de liées à la situation des Victimes, de l’Impunité, de la Justice et de la Reconstruction.

 

 La même source a attiré l’attention des participants sur la commission vérité et réconciliation en ces termes « c’est une démarche de réflexion qui permettra de mettre en place la commission vérité et réconciliation. Cela suppose avoir une idée claire de sa compétence, ce qui pose aussi le problème  de la compétence du tribunal spécial qui sera mis en place. Il faut éviter que les deux institutions fassent la même chose et s’intéressent aux mêmes affaires », a expliqué Jean-Pierre Massia.

 

Dans la perspective de la réparation des traumatismes au sein de la  population qui a vécu les violences, les participants ont formulé des recommandations pour que les préoccupations des victimes soient au centre de toute action de réconciliation« nous avons découvert ensemble que les victimes doivent être le moteur de la réconciliation et de la reconstruction. La victime ne doit pas être seulement quelqu’un qui attend, qui doit être écouté, mais elle doit être prise comme », a proposé Kelly Picard de l’observatoire Pharos.

 

Kelly Picard pense que la justice ne saurait être la finalité du processus « la Cour Pénale Spéciale ne prévoit pas de réparations. Mais il ne faut pas désespérer, il y a d’autres réparations qui peuvent être développées. Il y a la formation, l’emploi, la reconstruction des écoles ou des hôpitaux, cela servira à toute la communauté », a-t-il dit.

 

Ce séminaire s’est terminé par la mise en place chargée de faire la synthèse de différentes recommandations et réflexions et les transformer en  propositions qui seront transmises aux acteurs institutionnels.

 

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