Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 23:30

 

 

06/05/2016

 

Candidat malheureux à l'élection présidentielle fin décembre, Abdoul Karim Meckassoua occupera finalement la position de président de l'Assemblée nationale en Centrafrique après son élection vendredi par les députés.

 

L'ancien ministre centrafricain Abdoul Karim Meckassoua, député du quartier musulman du PK5 de Bangui, a été élu, vendredi 6 mai, président de l'Assemblée nationale en Centrafrique.

Sur les sept candidats qui se présentaient au vote de 127 députés présents, Abdoul Karim Meckassoua a obtenu 65 voix. Le deuxième, Anicet George Dologuélé en a obtenu 24 et Martin Ziguélé 14.

 

Ces trois députés avaient été candidats au premier tour de la présidentielle du 30 décembre 2015. Arrivé deuxième, Anicet Georges Dologuélé avait été ensuite battu au second tour du 14 février par Faustin Archange Touadéra.

 

Abdoul Karim Meckassoua, âgé de 62 ans, a été ministre lorsque le président élu Touadéra était Premier ministre de François Bozizé. Après le premier tour du 30 décembre, il avait appelé à voter pour Faustin-Archange Touadéra.

 

Accalmie des violences depuis l’élection de Faustin-Archange Touadéra

 

Ergonome consultant de profession et de confession musulmane, il a été plusieurs fois ministre de François Bozizé, renversé en 2013 par l'ex-rébellion Séléka. Il jouit d'une bonne réputation dans les milieux intellectuels qui mettent en avant sa compétence, sa rigueur et son efficacité. Il est très apprécié au sein de la communauté musulmane dont il est issu et a beaucoup d'affinités dans les milieux chrétiens.

 

Après la fin récente des violences intercommunautaires qui ont ensanglanté pendant trois ans le pays, son élection à l'Assemblée nationale donne une nouvelle représentativité à la communauté musulmane du pays, qui a beaucoup souffert des attaques des miliciens anti-balaka, chrétiens et animistes.

 

Depuis l'élection à la présidence du chrétien Faustin Archange Touadéra, la Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres au monde, connait une accalmie dans les violences.

 

Le processus de la présidentielle et des législatives, qui a connu nombre de reports, s'est malgré tout déroulé dans le calme. Il reste encore à organiser, à une date non précisée pour l'instant, des législatives partielles pour 12 sièges de députés sur les 140 que doit compter l'Assemblé nationale.

 

AFP

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE

 

RCA : la bataille du perchoir


Par Frédéric Couteau RFI vendredi 6 mai 2016

 

En RCA, c’est aujourd’hui que sera élu le président de l’Assemblée nationale. Dans un climat de tension autour de ce scrutin. C’est en effet une partie serrée qui va se jouer ce matin à Bangui. Et pour cause. Le choix est d’importance puisqu’il s’agit de désigner le deuxième personnage de l’Etat par ordre protocolaire. Les candidats sont déjà nombreux, des noms ont circulé, des accusations aussi, quand ce ne sont pas des choix partisans manifestes…

 
Accusations contre les uns avec, par exemple, « de lourds soupçons d’achat de voix qui pèsent sur certains candidats, affirmeAfrik.comL’un d’entre eux en particulier est montré du doigt : Karim Meckassoua, qui fut, durant six ans, ministre du très controversé ex-président François Bozizé », complète ce journal en ligne. Qui « met en garde contre les pratiques d’achat de voix à grande échelle, opérées par celui qui n’a obtenu que 3,21 % des suffrages à l’occasion de la dernière élection présidentielle », rapporte donc Afrik.com !

 
Choix partisans en faveur des autres avec, autre exemple, Le Journal de Bangui, qui tient « de sources bien informées » que Martin Ziguélé serait « celui qui semble jouir d’une crédibilité importante tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays » ! Si Le Journal de Bangui le dit…

 
Seulement voilà ! A Bangui comme ailleurs, on ne peut pas plaire à tout le monde. Au Tchad, par exemple, le journal Alwihda traite Martin Ziguélé de « girouette » et de « médiocre politicien ». Et pour que les choses soient claires, le confrère tchadien a forgé un sobriquet à l’intéressé. Pour Alwihda, Martin Ziguélé, c’est « zig-zag, l’homme qui change d’avis comme de chemises » ! Allons bon !...
 
Alors, Ziguele ? Dologuele ? Meckassoua ? Un autre candidat ? C’est cette dernière hypothèse que privilégie Mondafrique, qui voit des « proches de l’ancien président centrafricain François Bozizé » pointer le bout de leur nez. Ce journal en ligne basé à Paris cite ainsi Guy Symphorien Mapenzi« haut dignitaire de l’Église évangéliste Christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem” et ex-repris de justice » ! Ou encore Jean-Michel Mandaba« lui aussi mis en cause judiciairement dans une affaire de vol de voitures à l’étranger et revendues à Bangui »,bûcheronne Mondafrique.

 

 

PRÉSIDENCE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE CENTRAFRICAINE : ÉLECTION OU CALCULS POLITICIENS ?

 

En attendant les élections législatives partielles prévues le 13 mai 2016, les nouveaux parlementaires ont été installés le 3 mai à l'issue de l'entrée parlementaire. L'issue de la toute première session des parlementaires permet de mettre en place l'organe dirigeant de cette noble institution. Le dépôt des candidatures était prévu pour le 4 mai et les élections fixées au 6 mai 2016. La présidence de l'assemblée nationale est le poste stratégique le plus convoité, qui suscite l'attention et les calculs politiques de la classe politique centrafricaine.

 

Ainsi, quels sont les principaux critères pour ravir le poste de président de l'assemblée nationale ? S'agit-il de l'âge des candidats ? Des jeux d'alliances des députés ? D'acheter des députés ? De l'expérience politique ? D'avoir beaucoup d'argent ? D'être chrétien ou musulman ? Ou alors il s'agit de critères nocturnes qu'on ose pas prononcer en public ? Au regard de ces différentes interrogations, peut-on parler d'une élection dans le sens étymologique du terme ? A titre de rappel, une élection par définition est un choix réalisé au moyen d'un suffrage auquel toutes les personnes disposant du droit de vote sont appelées à participer. Son objectif est de désigner une ou plusieurs personnes pour exercer un mandat électoral. Le cas de la présidence de l'assemblée nationale centrafricaine répond t-il à cette définition ?

 

Apparemment, le pouvoir centrafricain semble craindre une disposition constitutionnelle qui autorise le président de l'assemblée nationale à assurer la vacance de poste du Président de la République en cas d'empêchement ou d'indisponibilité de ce dernier. Cette crainte est légitime car cette disposition constitutionnelle est une voie démocratique de perte de pouvoir d'où la nécessité d'y placer un homme de confiance. Ce mal démocratique n'est pas l'apanage du pouvoir centrafricain mais découle d'une vieille tradition politique en Afrique. La rupture qui est le leitmotiv du mandat de Touadera n'est-il pas valable pour l'élection du President de l'assemblée nationale ? C'est à dire rompre avec les pratiques du passé et laisser les parlementaires désigner librement leur Président sans considérations politiques ?

 

Le choix des représentants de la nation s'est porté sur la personne de Karim Mekassoua pour présider l'assemblée nationale, nous saisissons l'opportunité pour adresser nos sincères félicitations au bureau de l'assemblée nationale. Le successeur de Monsieur Nguendet, malheureux candidat aux dernières présidentielles et ancien concurrent est aujourd'hui allié du President de la République...pourvu que ça dure. Nous osons espérer que cette collaboration au sommet de l'Etat contribuera favorablement au développement durable de notre jeune démocratie pour le bien être de tous les centrafricains.                            

 

Paris le 06 mai 2016

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

Centrafrique : Abdoul Karim Meckassoua élu président de l'Assemblée nationale

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com