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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 17:48
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique: 500 ex-combattants de Kaga-Bandoro abandonnent les armes et optent pour l’agriculture

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 25 AVRIL 2016

 

KAGA-BANDORO, 25 avril 2016 (RJDH) — Au total 500 ex-combattants de la ville de Kaga-Bandoro ont volontairement déposé les armes la semaine dernière et ont opté pour l’agriculture et l’élevage, pour la relance des activités socio-économiques. L’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) appuie cette activité dans le cadre du pré-DDR.

 

Ces jeunes de Kaga-Bandoro, enrôlés dans les groupes armés, ont décidé de rompre avec les armes et opter pour la vie sociale. Appuyés par la FAO et la Minusca, ils ont choisi le domaine de l’agriculture et de l’élevage comme moyen de la relance socio-économique.

 

Rosmon Zokoué, assistant en communication à la FAO, souligne que l’appui aux ex-combattants est composé des kits agricoles et de l’élevage, « parmi les 500 ex-combattants enregistrés,  80 d’entre eux se sont lancés dans la culture maraîchère. Ils ont bénéficié des outils agricoles et des semences. Ceux qui ont choisi l’élevage ont reçu également des kits pour l’élevage des porcins et des caprins », a t-il expliqué. Il a par ailleurs ajouté que « cet appui entre dans le cadre du Pré-DDR ».

 

Le préfet de la Nana, Gribizi Gaston Yendémo, joint par le RJDH, a confirmé les activités qui ont été menées par la FAO auprès des jeunes de la ville de Kaga-Bandoro, qui selon lui, « consistent à redynamiser le secteur agricole et de l’élevage à travers le pré-DDR. Ce dynamisme est le souhait de la population, parce que le secteur agricole peine à reprendre suite à la présence des groupes armés qui sévissent dans les périphériques », a témoigné cette autorité préfectorale.

 

Environ 750 jeunes issus des groupes armés ex-Séléka et Anti-Balaka, ont été identifiés et ont bénéficié de l’appui des partenaires pour  des activités génératrices de revenu. Ce processus qui entre dans le cadre du pré-DDR a été une fois de plus effectué à Kaga-Bandoro en janvier et en février 2016.

 

 

Centrafrique : Les activités restent paralysées au port Sao à Bangui

 

PAR NOURA OUALOT LE 25 AVRIL 2016

 

BANGUI, 25 avril 2016 (RJDH)–Les commerçants au port Sao à Bangui se plaignent par rapport à la pénurie des marchandises. Leurs commerces ne tournent plus depuis la suspension des navettes entre Bangui-Kouango à cause des exactions des groupes armés.

 

A 9 heures du matin où généralement l’ambiance est vive au port Sao, l’on constate une timidité qui a gagné les lieux. Les baleinières et les pirogues sont accostées au bord du fleuve. Pas de bousculade, les gens sont assis sous leur hangar en train de causer, laissant quelques marchandises un peu en distance.

 

Des marchandises comme le manioc et la courge sont moins visibles mais l’huile de palme, l’arachide sont quasiment inexistants sur le marché. Les restaurants sont vides.

 

Honorine, une marchande de manioc est assise sous un hangar avec quelques commerçantes. Elle explique son quotidien, « je vends du manioc ici depuis deux ans. Mais ces derniers temps, mes commerces ne marchent pas bien. Je viens le matin pour rentrer le soir avec peu de bénéfice. Je n’ai pas assez de marchandises car les baleinières ne voyagent plus. Le peu que j’achète chez les voyageurs de la pirogue ne donne pas assez de bénéfices pour me permettre de subvenir au besoin de ma famille. Je suis mère de sept enfants », a-t-elle déploré.

 

Paul Ngari, assistant du chef de poste du contrôle, se plaint également et affirme que toutes leurs activités sont paralysées, « c’est notre domaine, nous sommes habitués avec et ça ne sera pas facile pour nous de faire d’autres activités. Donc, nous demandons au gouvernement de trouver une solution rapide», a-t-il lancé.

 

Quelques responsables des baleinières côtoyés, ont expliqué qu’une baleinière peut transporter deux à trois cent sacs de manioc, des paniers de poissons fumés et autres articles. Par contre, une pirogue ne prend juste que dix à quinze sacs de manioc ou à défaut deux paniers de poissons fumés. Donc, ils sont obligés de traverser de l’autre côté du fleuve pour chercher quelques articles que de rester à ne rien faire.

 

C’est depuis plus de deux mois que les navettes sont suspendues entre Bangui-Kouango pour des raisons d’insécurité.  Des démarches continuent d’être menées auprès des autorités centrafricaines pour pallier le problème. Entre temps, la galère prend les navigants, les commerçants et le panier de la ménagère est vide.

 

Le port de Sao ravitaille Bangui et ses environs en produits alimentaires comme le manioc, l’huile de palme, le poisson fumé, la courge et bien d’autres.

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