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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 10:39

 

 

 

Par RFI  24-03-2016 Modifié le 24-03-2016 à 09:57

 

Le 24 mars 2013, la Seleka faisait son entrée dans Bangui et prenait le pouvoir. Le président Francois Bozizé quittait la Centrafrique. Trois ans plus tard, le pays vient d'élire un nouveau chef d’Etat qui entrera en fonction le 30 mars. Faustin-Archange Touadéra prendra la suite de Catherine Samba-Panza à la présidence, mettant ainsi un terme à plus de trois ans de transition et, beaucoup l'espèrent, ouvrant un nouveau chapitre de l'histoire du pays.

 

Quand Michel Djotodia se proclame président en cette fin mars 2013, il se donne trois ans pour conduire le pays à des élections. Mais en août, lorsqu'il est investi, les pays de la région lui donnent 18 mois. Sur le terrain, les exactions de la Seleka provoquent l'émergence des anti-balaka. Des milices hétéroclites qui s'en prennent aux populations musulmanes perçues comme soutiens de la Seleka.

 

Le 5 décembre, les anti-balaka déferlent sur Bangui. Les combats et la répression de la Seleka font des centaines de morts. Le lendemain, la France déploie l'opération Sangaris. Michel Djotodia, contraint à la démission en janvier, laisse la place à Catherine Samba-Panza lors d'un sommet rocambolesque à Ndjamena.

 

Le pays coupé en deux

 

Le rapport de force s'inverse alors. La Seleka se replie vers l'est et le nord du pays. La Centrafrique est de fait coupée en deux par une ligne sur laquelle se concentreront les violences. Les musulmans quittent massivement le pays ou se réfugient dans des enclaves. Le déploiement de 12 000 casques bleus sur le territoire à partir de septembre 2014 contribue à apaiser la situation. Mais aujourd'hui encore, des villes comme Bambari sont toujours coupées en deux et contrôlées par des groupes armés rivaux.

 

Sur le plan politique, les autorités de transition, poussées par la communauté internationale, essaient laborieusement de mener le pays aux élections qui commenceront finalement fin 2015. Des urnes sort en février 2016 un nouveau président, Faustin-Archange Touadéraqui aura la charge de mettre un point final à ce conflit trois ans après.

 

Abdelkader Khalil est un général de l'ex-coalition Seleka, il prit part au précédent processus de désarmement démobilisation réinsertion, le DDR, en 2008. Il sait pourquoi cela a échoué et ce qu'il ne faut pas reproduire.

 

Le DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) reste un grand chantier qui attend le chef de l'Etat

 

24-03-2016 - Par Matéo Guidoux

 

■ Bozizé, Djotodia, que sont devenus les protagonistes de la crise ?

 

Lorsqu'il quitte Bangui poussé par les baïonnettes, François Bozizé s'envole pour Yaoundé puis passe par plusieurs capitales d'Afrique de l'Est, avant de poser ses valises en France. Mais il est rapidement prié de plier bagage et s'installe à Kampala, en Ouganda. Pour autant, François Bozizé ne lâche pas la politique ni son rêve de retour. Il soutient certaines milices, peut compter aussi sur son parti, le KNK, et beaucoup de fidèles.

 

Les sanctions internationales entravent sa marge de manœuvre. Mais il réapparaît en fanfare à Nairobi début 2015 pour signer avec Michel Djotodia un accord de paix immédiatement décrié par la communauté internationale.

 

Fin 2015, sa candidature à la présidentielle centrafricaine est rejetée. Il soutient alors, via le KNK, le candidat Anicet-George Dologuélé, alors que son entourage proche s'active pour Faustin-Archange Touadéra.

 

Michel Djotodia, lui, s'est exilé au Bénin après sa démission forcée de janvier 2014. Il s'éloigne peu à peu de la politique. S'il réapparait lors de la signature de l'accord de Nairobi, c'est davantage pour le symbole. A ce moment-là en effet son influence sur ce qui reste de la Seleka est pour ainsi dire insignifiante. L'ancienne rébellion qui a déposé Francois Bozizé a implosé en 2014 en cinq entités aux agendas politiques différents.

De la fuite de Bozizé à l'élection de Touadéra, trois ans de crise en RCA
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