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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 19:51
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

La ville de Paoua retrouve la stabilité après l’affrontement entre des groupes armés

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 18 FÉVRIER 2016

 

La paix reprend progressivement dans la ville de Paoua suite aux affrontements entre les groupes politico-militaires dans la région. Les services administratifs se déroulent normalement et la population vaque librement à ses activités commerciales et champêtres. Un constat fait par le RJDH après avoir effectué une mission dans la localité.

 

La ville Paoua qui a connu des attaques perpétrées, commence à retrouver son ambiance datant après la visite des membres du gouvernement qui ont effectué un déplacement dans ladite localité et surtout par rapport au processus des élections groupées du 14 février 2016. Les activités commerciales, agricoles, et autres s’étendent peu à peu et les  communautés cohabitent ensemble.

 

A l’intérieur du marché de Paoua, on constate le vivre ensemble entre les communautés. Ali Issa devant sa boutique, explique que tout se passe bien à Paoua. « Avec les chrétiens et les musulmans de Paoua, nous sommes ensemble et nous mangeons dans les mêmes assiettes. Il n y a pas de problème entre la population de la ville », a-t-il souligné.

 

En face de la gare routière de Paoua, quelques groupes d’individu réunissent autour des marmites de boissons et partagent des pots. Au centre-ville de Paoua c’est le calme. C’est à quelques kilomètres de ladite ville où la sécurité est incertaine, car des groupes armés détiennent encore des armes. C’est ce que confirment certains habitants.

 

« La ville de Paoua est calme mais c’est à 10 et 20 kilomètres  que la présence des hommes armés fait peur aux habitants. Ce qui entrave la libre circulation dans ces zones », a avancé un habitant.

 

Le sous-préfet de Paoua, Marc  Ouefio parle plutôt des malentendus entre ces groupes d’Anti-Balaka et celui de la Révolution Justice(RJ). « La ville de Paoua est une ville de model de cohésion sociale. C’est au mois de décembre dernier qu’il ya eu un moment de turbulence, un malentendu entre les fils de Paoua, et la situation s’est dissipée grâce à l’arrivée des membres du gouvernement  dans la localité »,  a expliqué le sous-préfet de Paoua.

 

Le 4 janvier 2016, un groupe d’hommes armés a attaqué des villages vers le Sud-est de Paoua dans l’Ouham-Pende. Du 17 au 18 janvier 2016, une mission gouvernementale composée des ministres de la défense, Joseph Bindoumi, de la Sécurité publique, Chrysostome Sambia et de la Réconciliation Florence Ndouba a été dépêchée dans la ville de Paoua dans l’objectif de s’enquérir de la situation sécuritaire dans la région.

 

 

Des hommes armés de l’ex-Séléka se rendent au village N’dim près de Bocaranga

 

http://rjdh.org/  PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 18 FÉVRIER 2016

 

Depuis le lundi 15 février 2016, un jour après les élections, un groupe d’hommes armés assimilés aux éléments de l’ex-Séléka s’est rendu à N’dim, village situé à 36 Km de Bocaranga dans le nord-ouest du pays. Tous lourdement armés, ces derniers attendent par ce geste un désarmement et la réinsertion dans la vie active.

 

Selon un habitant de cette localité joint au téléphone par le RJDH, ce groupe armé est constitué de 19 hommes qui disent appartenir à l’ex-coalition Séléka. « Ils ont sillonné les alentours des villages environnants, traqués des gens, et finalement ils se sont rendus, car selon eux, ils en ont marre de souffrir dans la brousse »,  a fait savoir la source.

 

La même  source a indiqué qu’ à l’heure actuelle, ces derniers disent que leurs frères d’armes vont les rejoindre d’un moment à l’autre. Ce qui a crée de la panique au sein de la population. Le village se vide progressivement laissant seulement les jeunes et les autorités locales.

 

 Les autorités locales notamment la Maire de la commune Dilouki, Joséphine Hélarry, a regroupé ces ex-rebelles dans les locaux de la SOCOCA. « Ils ne sont pas agressifs ni brutales, mais seulement leur présence inquiète la population », a poursuivi la même source.

 

Alertée, la force de la Minusca basée  à Ngaoundaye à une cinquantaine de kilomètre de ce village, va à la rencontre de ces ex-Séléka. Selon une source de la Minusca, les forces de la Minusca pourraient rentrer en négociation avec ces déserteurs dès ce jeudi 18 février.

 

C’est la deuxième fois que des groupes armés apparaissent dans cette localité. La dernière fois remonte en juillet 2015 où ils ont passé quelques heures avant de regagner la brousse. Et en repartant, ils ont ramassé des vivres, des cabris.

 

 

Les services de l’Etat quasi inexistants à Ndélé

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 18 FÉVRIER 2016

 

Le préfet  de Bamingui-Bangoran a déploré  le manque  des services administratifs dans la localité. Selon lui, depuis le redéploiement  des sous-préfets de Bamingui, de Ndele et le Préfet, les services administratifs n’existent que de nom et ces  personnalités ne sont figuratives.

 

A Ndele, chef-lieu de la préfecture de la Bamingui-Bangoran, les bâtiments administratifs ne sont plus en bon Etat, les fenêtres, les portes, les bureaux des chefs de services, autrement dit toutes les structures  administratives ne sont pas opérationnelles.

 

« La police, la gendarmerie, la douane, le service des eaux et forêt , de mines et bien d’autres services sont tenus par des éléments de FPRC de l’Ex-coalition SELEKA. Cette situation rend l’autorité administrative de l’état inefficace », c’est en ces termes qu’Abdoulaye Mahamat préfet de Bamingui-Bangoran a présenté mardi 16 février 2016 la situation de sa zone de juridiction au RJDH.

Il a par ailleurs indiqué que depuis le redéploiement des trois administrateurs dans  la localité, rien ne marche. « Je suis venu ensuite les deux sous-préfets, celui  de Bamingui et son collègue de Ndele. Mais, la structure administrative n’est pas au grand complet. Et donc, vous savez avec une zone de  turbulence, c’est très difficile. Nous sommes là comme figuratifs. Donc, rien ne marche », a déploré le préfet.

 

« Les bâtiments administratifs ne sont pas en bon état. Pour le moment, je travaille à la mairie de la ville de Ndélé. C’est  depuis les événements de 10 décembre 2012 que les bâtiments administratifs sont partis en l’air », a- t-il ajouté.

 

Selon l’autorité préfectorale, cette faiblesse de l’Etat les pousse à prendre des décisions en associant les groupes armés non conventionnel. « Ce n’est pas toujours facile avec les groupes armées qui détiennent encore des armes en mains. Il fallait prendre des décisions à leur faveur et c’est ce qui fait que les décisions sont en défaveur de l’Etat. Moi en tant que préfet de la localité, je ne prends pas la décision comme il se doit », a déploré Abdoulaye Mahamat.

 

C’est depuis l’attaque de  la ville de Ndélé, par la  rébellion de l’ex-Séléka le 10 décembre 2012 que l’autorité de l’Etat est fragilisée dans la Bamingui-Bangoran.

 

L’eau potable se fait rare dans la préfecture de la Lobaye

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 18 FÉVRIER 2016

 

La population de Mbaïki, Moungoumba, Boda, dans la  préfecture de  la Lobaye éprouve des difficultés d’avoir  accès à l’eau potable. Sur 200 forages  installés  pour toute la préfecture, seulement  167 sont opérationnels. Pour   avoir de l’eau  il faut parcourir 2 à 3 km. Ces derniers sont dans l’obligation d’utiliser les cours d’eau le plus proche  des villes.

 

Michel Idjéma, adjoint au chef de groupe dans la commune de  Boukoko a déploré la peine de la population à avoir de l’eau potable. « Nous avons de la peine à avoir de l’eau potable. Pour avoir de l’eau, il faut se rendre très tôt le matin et passer au moins  5 heures du temps. Avec toutes ses difficultés, nous sommes obligés d’utiliser les cours d’eau qui sont plus proches de nous avec des conséquences sanitaires possibles», a-t-il déploré.

 

Même à Moungoumba, la situation est aussi pénible. « J’habite à 4 km  de la ville de Moungoumba. Cette distance a fait que nous n’avons pas la possibilité d’aller chercher de l’eau potable. Nous utilisons l’eau des sources », a regretté une femme.

 

Pierre Ngotti, Préfet de la Lobaye a confié au RJDH que d’après le dernier rapport de  l’Agence Nationale de l’Eau (ANEA) dans la Lobaye, la situation est inquiétante. « 30% des forages  non fonctionnels dans la préfecture ce qui fait que la population a de la peine à s’approvisionner en eau potable », a-t-il  soutenu.

 

« Malgré les  séries de  sensibilisation sur l’hygiène et assainissement,  la plupart de la population  utilisent les cours d’eau, même si l’eau c’est la vie, il faut utiliser la bonne qualité d’eau pour la santé »,  a fait savoir la même source.

 

La population de la préfecture de la Lobaye compte environ 214.137 habitants. Elle appelle les humanitaires à réparer les forages qui sont en panne et à installer d’autres forages.

 

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