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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 18:21

 

 

http://www.parismatch.com/  Le 23 février 2016 | Mise à jour le 23 février 2016 

@madesnos

 

La République centrafricaine (RCA) dévastée par trois ans de violences, a élu ce week-end, dans le calme, son nouveau président. Mathématicien de 58 ans et ex-Premier ministre discret de François Bozizé, Faustin-Archange Touadéra aura pour missions de réinstaurer la paix et la sécurité, et de redresser l’économie.

 

Samedi 20 février, l’Agence Nationale des Elections (ANE) a déclaré Faustin-Archange Touadéra vainqueur de l’élection présidentielle du 14 février, avec 62,71% des voix, contre 37,29% pour Anicet-Georges Dologuélé. Si ce dernier a commencé par dénoncer des «fraudes massives» au second tour du scrutin, il a reconnu sa défaite dès samedi et promis, «pour la paix», de ne pas déposer de recours devant la Cour constitutionnelle qui doit valider les résultats provisoires. M. Touadéra a d'ailleurs souligné dimanche «le fair-play politique» de son adversaire, en l'assurant de son «amitié». La République Centrafricaine, «secouée depuis trois ans par une crise militaro-politique qui a viré au communautaire et a eu d’innombrables conséquences», note «La Voix de la Centrafrique», a confirmé pendant et après l’élection sa volonté de se réconcilier.

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui avait appelé les Centrafricains à assurer la conduite pacifique et crédible de l’élection, a salué le déroulement du scrutin. Le président français François Hollande a «félicité chaleureusement» M.Touadéra, et lui souhaite de «réussir à rassembler le peuple centrafricain pour la réconciliation et le développement.» Il assure que «la France lui apportera tout le soutien nécessaire».

 

UN PROFIL DISCRET MAIS EFFICACE

 

Âgé de 58 ans, Faustin-Archange Touadéra est le fils d’un chauffeur et d’une cultivatrice, relate Jeune Afrique. Diplômé d’un doctorat d’État en mathématiques pures, il entame une carrière dans l’enseignement avant de se réorienter dans la politique au moment où Bangui fait face à une grave crise financière. Il sera le dernier chef du gouvernement de l'ex-président François Bozizé –renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka*. Décrit comme un Premier ministre effacé dans l’ombre d’un président omniprésent, son bilan est néanmoins assez positif.

 

Ce candidat discret a quelque peu créé la surprise : Dologuélé faisait figure de favori, notamment depuis le ralliement en sa faveur du Kwa na Kwa (KNK), le parti de Bozizé, dont la candidature avait été rejetée par la Cour constitutionnelle. Mais dès le premier tour, Touadéra a réalisé de très bons scores dans les fiefs de l'ex-président dans l'ouest du pays, malgré les directives du bureau du KNK, ce qui a bouleversé les pronostics. A raison. Son investiture est prévue pour la fin mars.

 

CAP SUR LA SÉCURITÉ ET L'ÉCONOMIE

 

Le nouveau chef d’Etat aura pour priorités de rétablir la sécurité (notamment en obtenant le désarmement des combattants des diverses rébellions), et de relancer l’économie de ce pays très pauvre de 4,8 millions d'habitants. Pour l’heure, ce dirigeant sans parti consulte ses soutiens. Il doit attendre l’issue des législatives pour former son gouvernement et composer sa majorité, à savoir 71 sièges sur 140. En effet, le premier tour des législatives du 30 décembre a été annulé en raison de «nombreuses irrégularités». Un nouveau premier tour a eu lieu en même temps que la présidentielle le 14 février. La date du second tour n’a pas encore été fixée. Pour l’heure, 43 candidats ont été élus dès le premier tour.

 

La crise que la RCA tente de surmonter a commencé en décembre 2012, lorsque la Séléka (dissoute en janvier 2014), s'est élevée contre les milices anti-balaka, des insurgés majoritairement chrétiens ou animistes. L’accord de Libreville «sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine», signé en janvier 2013, n’a pas suffi à endiguer la crise sur le moment, conduisant à une intervention de la France dans son an

 

 

Centrafrique : cinq choses à savoir sur Faustin-Archange Touadéra

 

  Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Déclaré vainqueur samedi de l'élection présidentielle en Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra a créé la surprise en surclassant son rival Anicet-Georges Dologuélé. Portrait.

 

1. Un mathématicien à la longue carrière universitaire

 

Faustin-Archange Touadéra, 59 ans, est issu d’une famille banguissoise, où il est né le 21 avril 1957. Fils d’un chauffeur et d’une cultivatrice, il manifeste très tôt des facilités en mathématiques. Après être passé par les universités de Bangui, d’Abidjan, de Lille et de Yaoundé, il obtient un doctorat d’État en mathématiques pures.

Membre de l’Association nationale des étudiants centrafricains, il entame dès 1987 une carrière d’enseignant à l’université de Bangui comme professeur assistant de mathématiques. Vice-doyen de la faculté des sciences de l’université de 1989 à 1992, il en devient le vice-chancelier en mai 2004 puis le recteur de 2005 à 2008.

 

2. Un Premier ministre effacé mais efficace

 

Sous Bozizé, Touadéra arrive à la Primature le 22 janvier 2008 sur la pointe des pieds. Parfait inconnu du monde politique, il est nommé dans un contexte de crise sociale, marquée par des mouvements de grèves dans l’administration et l’enseignement après le débrayage des fonctionnaires lancé au début de l’année. Bangui fait alors face à une grave crise financière et ne parvient pas à payer régulièrement ses 24 000 fonctionnaires.

 

Décrit comme un Premier ministre effacé dans l’ombre d’un président omniprésent, son bilan est néanmoins assez positif. Les fonctionnaires lui doivent la bancarisation de leurs salaires, après plusieurs années d’arriérés, et ils ne l’ont pas oublié. Sur le plan politique, Touadéra peut s’enorgueillir d’avoir eu à conduire le dialogue inclusif de Bangui fin 2008 – dialogue à l’issue duquel ont été signés plusieurs accords de paix.

 

3. Un candidat rassembleur

 

C’est l’une des clefs de sa victoire. Faustin-Archange Touadéra a réussi, très rapidement après le 1er tour de la présidentielle, à rallier à sa cause de nombreux candidats, une vingtaine. Il a également obtenu le soutient du grand perdant du premier tour, Martin Ziguélé (11,43 %) et de l’ancien ministre Karim Meckassoua. Enfin, si le KNK  de François Bozizé a rallié Dologuélé, l’accord n’a pas satisfait tous les cadres du parti. Il a notamment été dénoncé par plusieurs de ses responsables locaux.

 

Résultat : l’ancien Premier ministre, soutenu par des hommes politiques issus de presque toutes les régions du pays, a réalisé des scores importants sur l’ensemble du territoire.

 

4. Un président surprise…

 

Touadéra se prépare depuis l’élection de Catherine Samba-Panza à la tête de la transition en janvier 2014. Il met alors fin à son exil parisien (il avait quitté Bangui quelques mois après la chute de Bozizé en mars 2013) pour peaufiner sa candidature avec un petit groupe de fidèles.

 

Avant le premier tour du 30 décembre, il était celui que personne n’attendait, Martin Ziguélé, Anicet-Georges Dologuélé, Karim Meckassoua, Désiré Kolingba faisant office de favoris. Ses bons résultats dans certaines régions et arrondissements de Bangui ont laissé pantois les plus grands connaisseurs de la Centrafrique.

 

Auteur d’une campagne discrète au premier tour, Touadéra s’est attiré les faveurs de plusieurs hommes d’affaires dans l’entre-deux tours. Ses appuis financiers demeurant toutefois moins puissants que ceux de son rival, Dologuélé. Vainqueur avec une large avance, 62,71% contre 37,29%, Faustin-Archange Touadéra est le 3e président centrafricain démocratiquement élu.

 

5. …sans marge de manœuvre ?

 

C’est un peu la rançon de la gloire. En négociant des alliances avec autant de candidats, Touadéra doit maintenant satisfaire tous ses soutiens. Parviendra-t-il à s’imposer ? Pourra-t-il composer comme il le souhaite son gouvernement ? De plus, le nouveau président sera largement dépendant de la communauté internationale. C’est elle qui, depuis plus de deux ans, paie les fonctionnaires et assure la sécurité. En Centrafrique, dix mille Casques bleus et environ 900 soldats français sont actuellement déployés.

 

Vincent Duhem

 

 

Présidentielle centrafricaine : Victoire de Faustin-Archange Touadéra

 

http://gabonreview.com/  par Gérald Mounomby  mardi 23 février 2016 à 2:06 / 

 

Le dernier Premier ministre de François Bozizé y est parvenu : il a largement battu Anicet-Georges Dologuélé, le favori du scrutin, avec 62,71% des voix, contre 37,29%. Que va-t-il faire de sa victoire ? Va-t-il remettre ce pays en crise sur les rails du développement ? En tout cas, d’immenses défis se dressent sur sa route !

 

C’est donc un candidat sans parti, un candidat indépendant, qui a finalement remporté l’élection présidentielle du 14 février dernier en République Centrafricaine. Faustin-Archange Touadéra, mathématicien et ancien recteur de l’université de Bangui de 2005 à 2008, qui devint Premier ministre entre 2008 et 2013, a recueilli près de 63% des voix. Âgé de 59 ans – il les fêtera en avril prochain – Faustin-Archange Touadéra a, après une campagne sans faute, réussi à battre l’un favoris du scrutin, Anicet-Georges Dologuélé, ancien Premier ministre (de 1999 à 2001), et président de l’Union pour le renouveau de la Centrafrique (URCA), le parti politique qu’il a créé il y a trois ans, dans la perspective de l’élection présidentielle qui devait clore la transition.

 

Et maintenant ?

 

Même si Touadéra a le triomphe modeste, sa victoire est saluée en Centrafrique et dans plusieurs capitales africaines. Son adversaire du second tour, Anicet-Georges Dologuélé, bien qu’il ait dénoncé des irrégularités, a reconnu sa défaite et affirmé qu’il ne déposerait aucun recours auprès de la Cour constitutionnelle de transition. D’autres candidats, parmi les éliminés du premier tour, ont salué la victoire de Touadéra et l’ont appelé à agir pour le développement de la Centrafrique. Il reste au nouveau chef d’Etat à relever les immenses défis qui se dressent sur son chemin. Si l’enjeu de l’élection était de permettre à la République Centrafricaine de se doter d’institutions fortes, il reste tous les défis liés à la renaissance de ce pays en crise qui compte parmi les plus pauvres du monde, un pays où tout est prioritaire.

 

Touadéra va devoir s’attaquer assez rapidement à quatre chantiers principaux, à savoir la reconstruction du pays, la réconciliation des Centrafricains après trois années de conflits intercommunautaires, la remise sur pied de l’économie et la mise en place de conditions de sécurité. Il doit aussi – et ce n’est pas le moins important – satisfaire tous ses soutiens du second tour. L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, l’ancien ministre Karim Meckassoua, l’ancien maire de Bangui, Gombé Ketté, et tous les autres qui ont appelé à voter pour lui attendent plus que des lots de consolation. La Primature, la présidence de l’Assemblée nationale, les portefeuilles ministériels de premier plan, seront sans doute sollicités par les uns et les autres.

 

L’intérêt général, d’abord !

 

Pour la Centrafrique et son peuple, il est à souhaiter que les premiers désaccords ne naissent pas de la distribution de ces prestigieuses fonctions. Que seul l’intérêt de la Centrafrique prévale ! Pour l’instant, les Centrafricains attendent le second tour des élections législatives prévues, en principe, le 13 mars prochain. Ainsi la transition menée par Catherine Samba-Panza depuis janvier 2014, à la suite de Michel Djotodia qui l’avait dirigée entre mars 2013 et janvier 2014, prendra fin le 31 mars.

 

FAUSTIN-ARCHANGE TOUADÉRA, UN PRÉSIDENT POUR LA PAIX

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