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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 13:00

 

L'ONU rapatrie 3 officiers burundais de la Minusca accusés d'exactions au Burundi


Nations unies (Etats-Unis) AFP / 12 février 2016 20h13 - L'ONU a décidé de rapatrier trois officiers burundais membres de sa mission en Centrafrique (Minusca), accusés d'avoir commis des exactions au Burundi, a indiqué vendredi une responsable de l'ONU.

La décision a été prise de rapatrier trois officiers burundais servant dans la Minusca comme observateurs militaires, a indiqué à l'AFP Ismini Palla, porte-parole du département de maintien de la paix.

Les autorités burundaises ont été informées de cette décision.

Nous avons reçu après leur déploiement des informations liant ces officiers à des accusations de violations des droits de l'homme, a ajouté la porte-parole. Ce rapatriement est conforme à notre politique de sélection du personnel de l'ONU basée sur les droits de l'homme.

Les services du Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme ont fait part de sérieuses inquiétudes concernant des violations de droits de l'homme qui auraient été perpétrées par les officiers pendant les violentes manifestations qui ont éclaté au Burundi en avril 2015, indique un document onusien daté du 5 février dont l'AFP a obtenu copie à Bangui.

Les majors Pierre Niyonzima, Jimmy Rusheshe et Jean Mushimantwari, déployés en tant qu'observateurs militaires (UNMO) en province, devraient arriver à Bangui et être renvoyés au Burundi dans les prochains jours, selon une source de l'ONU à Bangui. 

Une enquête interne a révélé que ces officiers ne sont pas habilités à servir dans les rangs des Nations unies. Tout est mis en oeuvre pour qu'ils quittent la République centrafricaine au plus vite, a précisé à l'AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

Le 18 décembre, la Minusca avait déjà annoncé suspendre le déploiement du colonel Gaspard Baratuza, le porte-parole de l'armée burundaise qui était pressenti pour occuper les mêmes fonctions dans le cadre de la mission onusienne en Centrafrique.

L'annonce de son envoi en Centrafrique avait suscité une levée de boucliers au sein de la Minusca, qui ne souhaitait pas associer son image à celle du colonel Baratuza.

Quelques jours plus tôt, celui-ci avait annoncé au nom de l'armée burundaise que 87 personnes -- 79 ennemis et huit soldats -- avaient été tués le 11 décembre lors des attaques coordonnées de trois camps militaires au Burundi.

Les relations sont tendues depuis plusieurs mois entre l'ONU et le gouvernement burundais. Le président burundais Pierre Nkurunziza, dont la candidature à un troisième mandat avait déclenché la crise dans son pays en avril 2015, refuse obstinément de laisser se déployer au Burundi une force d'interposition pour faire cesser les violences, malgré les demandes répétées de l'ONU et de l'Union africaine.

Une visite en janvier d'une délégation du Conseil de sécurité n'a pas réussi à le faire fléchir.

Plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début de la crise au Burundi, qui a poussé 230.000 personnes à l'exil.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=676202

 

 

Par RFI Publié le 13-02-2016 Modifié le 13-02-2016 à 04:35

 

Les Nations unies « rapatrient trois officiers burundais servant comme observateurs militaires » au sein de la Minusca, la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique. Un rapport interne en date du 5 février dernier les accuse d’avoir pris part à la répression des manifestations post-électorales au Burundi. Des actes non compatibles avec de missions de maintien de la paix, a estimé l’ONU.

 

C’est la procédure habituelle, explique-t-on à la Minusca. A chaque déploiement d’un contingent étranger dans une mission de maintien de la paix, il faut veiller à ce que tous les hommes soient bien équipés, bien préparés sur le plan militaire, mais aussi à ce qu’ils respectent les droits de l’homme.

 

Or, d’après le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l'homme cité par l’Agence France-Presse, les enquêteurs ont reçu des informations selon lesquelles ces trois officiers burundais, déployés en tant qu'observateurs militaires en Centrafrique, avaient commis des violations des droits de l’homme quand ils étaient encore au Burundi. Ils auraient participé en avril 2015 à la répression des manifestations contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza.

 

Les autorités burundaises ont été informées de cette décision, déclare une porte-parole de l’ONU. Les trois hommes vont être renvoyés au Burundi « dans les prochains jours ».

 

Le 18 décembre dernier, la Minusca avait renoncé à la nomination d’un porte-parole de l’armée burundaise. Il était notamment soupçonné d’avoir minimisé, voire couvert, comme porte-parole de l’armée des exécutions sommaires perpétrées dans le pays.

 

 

Centrafrique : l'ONU rapatrie 3 officiers burundais accusés d'exactions

 

 

Les Nations Unies ont décidé de rapatrier trois soldats burundais de la Minusca accusés d'exactions en Centrafrique.

 

L'ONU a décidé de "rapatrier" trois officiers burundais membres de sa mission en Centrafrique (Minusca), accusés d'avoir commis des exactions au Burundi, a indiqué vendredi une responsable de l'ONU.

 

"La décision a été prise de rapatrier trois officiers burundais servant dans la Minusca comme observateurs militaires", a indiqué Ismini Palla, porte-parole du département de maintien de la paix

Accusés d'exactions, trois officiers burundais de la Minusca rapatriés

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