Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 13:40

 

 

 

Le Point Afrique - 05/01/2016 à 11:01  (Le Point)

 

Le processus électoral en cours peut-il connaître un coup d'arrêt ? Depuis lundi, une vingtaine de candidats menacent d'y mettre fin avant la proclamation des résultats définitifs.

 

C'est une surprise dont se seraient bien passés les Centrafricains, au lendemain d'élections jugées de la dernière chance. Vingt candidats aux élections du 30 décembre dernier veulent mettre fin au processus électoral et relancer un dialogue consensuel.

 

Qui veut stopper le processus électoral ?

 

Une vingtaine de candidats à la présidentielle en Centrafrique ont exigé lundi dans une déclaration commune "l'arrêt des opérations électorales", dénonçant "une mascarade" après la publication de résultats partiels donnant une avance confortable à un outsider proche de l'ex-président Bozizé. Dans ce document, transmis aux médias et dont la population a pu prendre connaissance, ils affirment que "les opérations électorales (du 30 décembre dernier, NDLR) ont révélé de graves insuffisances d'organisation, de multiples irrégularités et intimidations dans le déroulement du scrutin, et des manipulations de nature à mettre en cause fondamentalement la sincérité, la transparence et la crédibilité du scrutin. Ces sérieux manquements qui entachent les opérations électorales en cours conduiront au rejet des résultats par la population entraînant inéluctablement un nouvel embrasement du pays. Face à ce péril imminent, nous, candidats à l'élection présidentielle signataires de la présente déclaration (...), exigeons purement et simplement leur arrêt au profit d'un consensus concerté." Les principaux signataires sont Karim Meckassoua, présenté comme l'un des favoris de l'élection, un fils d'ancien président, Sylvain Patassé, Charles Armel Doubane, un autre fils d'ancien président Jean-Serge Bokassa, ou encore Émile Gros Raymond Nakombo. Et même la question des signataires du document n'est pas simple, puisqu'il y a deux camps : ceux qui sont d'accord et l'ont simplement validé, et de l'autre côté ceux qui l'ont signé. À Bangui, peu de ces candidats se sont publiquement exprimés ajoutant à la confusion qui règne.

 

Que contestent ces hommes politiques ? Les résultats partiels ou globaux ?

 

Sans précisions sur les irrégularités du scrutin, c'est tout le processus que ces hommes politiques réfutent. Refusant "d'être complices" de ce qu'ils appellent une "mascarade électorale" et exigeant "purement et simplement l'arrêt" des opérations "au profit d'un processus concerté". Ils invitent "tous les acteurs impliqués à se mettre autour de la table pour définir les modalités pour la sauvegarde de la nation".

 

Polémique autour de l'outsider : Touadéra

 

En revanche, les candidats pour l'instant en tête de la course – notamment Faustin Archange Touadéra et Anicet Georges Dologuélé – ne figurent pas parmi les signataires. "Comment Touadéra peut-il arriver en tête alors qu'il n'a quasiment pas battu campagne, que ce soit à Bangui ou en province ? Les instances internationales se sont jouées de nous (...), c'est comme si on réinstallait Bozizé au pouvoir", a affirmé un membre de l'entourage frustré de Patassé, qui n'a pour l'instant recueilli que 7 913 voix. Le score enregistré par M Touadéra, qui a certes beaucoup surpris à Bangui, se base sur des résultats provenant notamment de sa région natale (l'Ombella M'poko) et de certaines provinces où sont fortement implantées les Ngbaka Mandja, l'ethnie dont il est issu, a toutefois souligné un observateur.

 

Où en est le dépouillement ?

 

Portant sur environ 25 % des votants, soit 557 747 voix, ces résultats du premier tour le 30 décembre confirmaient que le candidat indépendant Faustin Archange Touadéra faisait la course en tête devant plusieurs favoris, selon l'Autorité nationale des élections (ANE). Ancien Premier ministre (2008-2013) de l'ex-président François Bozizé renversé en 2013, Faustin Archange Touadéra, qui faisait figure d'outsider avant l'élection, a recueilli 146 775 voix, loin devant Anicet Georges Dologuélé, un autre ancien Premier ministre qui a reçu le soutien officiel du parti de M. Bozizé (109 519 voix). Arrivent en quatrième et cinquième position deux fils d'anciens présidents, Jean-Serge Bokassa (68 815 voix), et Désiré Kolingba (57 139). Martin Ziguélé, autre poids lourd de cette présidentielle, souvent présenté comme le candidat de la France et qui fut l'un des principaux opposants à l'ex-président, totalise quant à lui 36 442 voix. L'ANE a enregistré un fort taux de participation (71 %) pour les suffrages déjà décomptés.

 

Leurs revendications peuvent-elles aboutir ?

 

Les signataires du document vont prochainement saisir la Cour constitutionnelle pour faire aboutir leur requête. L'ANE a déclaré sa surprise, mais n'a pas l'intention de stopper le processus électoral censé mettre fin à plus de trois ans de guerre. Les résultats définitifs seront rendus publics dans les prochains jours. Un probable second tour est prévu le 31 janvier.

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/presidentielle-centrafrique-le-proc...

Lu pour vous : Présidentielle - Centrafrique : le processus électoral menacé ?
Lu pour vous : Présidentielle - Centrafrique : le processus électoral menacé ?
Lu pour vous : Présidentielle - Centrafrique : le processus électoral menacé ?
Lu pour vous : Présidentielle - Centrafrique : le processus électoral menacé ?

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com