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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 00:22

 

 

 

23/01/16 (Afrique Actualité)

 

Les régions de l'est et du sud-est de la République Centrafricaine restent toujours en proie à l'insécurité instaurée par les rebelles ougandais de la LRA. Jeudi, vers 16 h, des hommes armés ont investi l'église catholique Saint-André de Bakouma où ils ont tout pillé. Selon des sources locales, les rebelles ougandais ont enlevé deux personnes et ont torturé à mort également une religieuse avant de s'en aller. Pour l'instant ajoutent les mêmes sources : « toutes les activités sont paralysées dans la région et la majeur partie des habitants est obligée de se réfugier en brousse pour des raisons de sécurité. »

 

Les habitants en détresse se tournent vers les autorités de la transition et la communauté internationale afin de dépêcher des éléments de la Défense et de sécurité à Bakouma pour leur protection. « Nous sommes abandonnés à notre triste sort, bien que se trouvent des troupes américaines dans notre région pour la traque de Joseph Kony et se éléments, » indiqué un habitant qui a pu trouver refuge à Bangassou. Pour l'instant, personne ne semble réagir face à ces attaques.

 

Calendrier
 

Le 19 janvier, des éléments de Joseph Kony avaient attaqué le village Tamboura, à 20 km de Zémio après avoir investi les localités proches de la ville de Bria. Le bilan de leur forfait dans le village Tamboura, faisait état de dix personnes enlevées, un poste de santé détruit et une radio HF pillée. Suite à cette attaque, des soldats de la MINUSCA ont été vite dépêchés dans la localité où, la vie renait petit à petit.

 

Ces attaques menées par les éléments de la LRA se déroulent à Mbomou alors que Dominique Ongwen, l'un des bras droits de la LRA, arrêté en janvier 2015 en RCA est sous les verrous à la Haye. Il a comparu, coïncidence du calendrier, devant la cour pénale internationale mercredi dernier. 70 chefs d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité pèsent sur cet ancien chef de guerre ougandais.

 

 

RCA: deux villages attaqués par la LRA près de la frontière congolaise

 

Par RFI  23-01-2016 Modifié le 23-01-2016 à 22:19

 

En République centrafricaine (RCA), les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont ciblé plusieurs villages proches de la frontière congolaise, dans le sud du pays, vers Bangassou et à Bakouma, ville située à une centaine de kilomètres un peu plus au nord. Des régions dans lesquelles les rebelles ne sont pas présents habituellement. Ce groupe fondé dans les années 1980 en Ouganda, contre la politique de Yoweri Museveni, a déplacé sa zone d'action, mais jusqu'à présent, les rebelles ne s'avançaient pas autant à l'intérieur de la Centrafrique.

 

La dernière attaque s'est produite à Bakouma, ce jeudi 21 janvier. En fin d'après-midi, une quinzaine d'hommes armés ont pris d'assaut l'église catholique, qui se trouve à l'entrée de la ville. Pendant deux heures, ils ont séquestré deux religieuses du Salvador, un séminariste et deux gardiens. L'une des religieuses a été blessée à la machette à l'épaule.

 

Les rebelles de la LRA ont tout pillé, ils ont emporté non seulement des radios et des transistors, mais également de la nourriture et des vêtements. Ils sont repartis rapidement sans détruire d'habitation ou emmener d'habitants, ce qui avait été le cas la semaine dernière dans deux villages proches de la frontière congolaise. Des hommes armés avaient emporté des otages, 17 personnes en tout et la plupart d'entre elles sont toujours aux mains de la LRA aujourd'hui, incendiant aussi des dizaines de maisons.

 

Les habitants redoutent d'autres attaques. Des chasseurs et des pêcheurs de Bakouma indiquent qu'une centaine de rebelles est en train de se rassembler et d'avancer vers la ville. Une ville déserte depuis deux jours : presque toute la population est toujours cachée en brousse.

 

Attaques désespérées ?

 

La présence des rebelles de la LRA dans le pays n'est pas nouvelle, mais jusqu'à présent les combattants de Joseph Kony menaient des actions plus discrètes.

 

« Nous savons que Joseph Kony a ordonné à ses hommes de ne pas commettre d'attaque de grande ampleur, de se contenter d'actions minimums : récupérer des provisions, piller, mais de ne tuer personne. Et ce pour essayer de rester hors du radar de la communauté internationale et des forces de sécurité, explique Lisa Dougan, présidente de l'ONG Invisible children. Nous avons la preuve qu'il a donné ces instructions depuis plusieurs années. »

 

Pour elle, cette situation pourrait illustrer le fait que la LRA soit actuellement dans une « situation désespérée et qu'ils soient obligés de se rendre plus vulnérables en commettant ces attaques. Parce qu'à plusieurs niveaux, il n'est pas dans leur intérêt de mener des attaques plus importantes, qui attirent l'attention sur eux. »

 

Echanges avec l'ex-Séléka ?

 

La présidente de l'ONG Invisible children précise que la LRA est installée « depuis un moment » dans cette région. « Grâce au récit de ceux qui ont pu échapper au groupe, nous savons que certains groupes de la LRA se sont installés dans la région et ont établi des liens avec les anciens rebelles de la Seleka, de manière opportuniste. Ils ont échangé de l'or et des diamants contre des provisions. Il ne s'agissait pas de relations institutionnalisées avec la LRA mais nous avons la preuve de liens ponctuels. Ils échangeaient des diamants ou de l'or volés dans les communautés minières contre des provisions de l'ex-Seleka. »

Les rebelles ougandais sévissent dans l’est de la Centrafrique

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