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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 00:35
RCA : les propos de Nourredine Adam relativisés

 

 

 

Par RFI  07-12-2015 à 23:10

 

En Centrafrique, le référendum constitutionnel est prévu le 13 décembre. Nourredine Adam, chef de guerre de l'ex-coalition Seleka, a annoncé qu'il n'y aurait pas d'élections dans la zone qu'il prétend contrôler, notamment à Kaga Bandoro dans le nord-est de la Centrafrique. Une annonce qui n'inquiète pas outre mesure les autorités en charge des élections.

 

« Les déclarations de Nourredine sont à prendre avec des pincettes, nous ne voulons pas lui donner plus d'importance qu'il n'en a », confie un diplomate en poste à Bangui. La Minusca de son côté a dévoilé son dispositif visant à encadrer et sécuriser le processus électoral. Plusieurs milliers d'hommes, des patrouilles, des moyens aériens et une présence continue dans certaines villes clefs et dites sensibles, comme à Bambari et à Kaga Bandoro.

 

Pas d'inquiétude donc, c'est le mot d'ordre dans les rangs de l'ONU et du comité stratégique des élections, qui avouent toutefois être « tout à fait conscient du potentiel de nuisance de Nourredine Adam ».

 

Beaucoup de groupes armés se sont dissociés de l'appel du chef des FPRC, notamment Mahmat al-Khatim, un proche de Nourredine qui fut son conseiller en matière de sécurité. A noter également l'appel du MPC, un autre groupe armé de Kaga Bandoro qui incite la population et ses membres à prendre part au processus électoral.

 

L'impact que pourraient avoir les menaces de Nourredine semble donc mesuré. D'autant que l'organisation du référendum est vue par beaucoup à Bangui comme « un galop d'essai logistique », avant les élections du 27 décembre.

 

 

Centrafrique : le chef rebelle Nourredine Adam menace de perturber les prochaines élections

http://adiac-congo.com/ Lundi 7 Décembre 2015 - 12:15

 

L’ancien numéro deux de l’ex-séléka, Nourredine Adam a proféré la menace, le 3 décembre dernier, sur les ondes de la radio Ndèkèluka. En réaction, le porte-parole du gouvernement de transition, Dominique Said Paguindji a dénoncé dimanche une déclaration de guerre contre le peuple centrafricain.

 

« Des informations concordantes de sources sécuritaires font état des préparatifs guerriers de la part du chef de guerre, Nourredine Adam installé à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. La déclaration de Nourredine Adam sur Radio NdekeLuka le 3 décembre 2015, témoigne à suffisance de la logique de la terreur et de la guerre dans laquelle s’est installé depuis toujours ce rebelle invétéré qui continue de défier les autorités de la transition et toute la communauté internationale », a indiqué le ministre centrafricain de la Justice, porte-parole du gouvernement.

 

En effet, dans une entrevue avec les confrères de la radio onusienne Ndèkèluka, le patron du Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), une des branches armées de l’ex-séléka, se dit « opposer à la tenue de toutes les élections notamment le référendum du 13 décembre prochain, la présidentielle et les législatives du 27 décembre dans les zones nord et nord-est ». Il a, à cette occasion, déclaré la partition du pays.

 

Les ex-séléka se désolidarisent de Nourredine   

 

Pour les autorités de la Transition « Nourredine Adam se déclare ainsi « l’ennemi public n°1 » de l’unité, de la paix et de la réconciliation nationale dans notre pays, valeurs pour lesquelles le Souverain pontife vient de plaider lors de sa visite triomphale à Bangui », a déclaré Dominique Said Paguindji. Les autorités centrafricaines ont averti qu’elles entendent saisir la Cour pénale internationale, parce ce que « comment comprendre qu’un chef de guerre qui est sous sanction des Nations unies puisse continuer de circuler librement… ?»

 

Même indignation du côté des autres factions rebelles. Plusieurs groupes armés, comme le MPC, basé à Kaga-Bandoro, se sont dissociés de cette annonce. D’après ces mouvements armés signataires de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville, ce genre d’agitation vise à compromettre le processus de paix et de réconciliation encore fragile. Ils rejoignent le régime de Transition en lançant tous « un vibrant appel à toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à ne pas céder à la peur, et à se mobiliser comme un seul homme pour barrer la route à ce projet inacceptable».

 

Nourredine Adam défie la CEEAC

 

A Libreville, lors du dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale(CEEAC), les dirigeants de la sous-région ayant prolongé la durée de la Transition jusqu’au 31 mars 2016, ont affirmé leur soutien au calendrier électoral promulgué par l’Autorité nationale des élections. Ils ont, à cet effet, mis en garde tous ceux qui conspirent contre la Transition « qu’ils s’exposent à des sanctions de la communauté internationale ».

 

Les dirigeants de la CEEAC ont décidé alors de dépêcher une délégation de haut niveau auprès du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et du Conseil de sécurité pour solliciter le renforcement du mandat de la mission onusienne Minusca afin de lui permettre de « répondre de manière plus ferme et plus efficace aux défis sécuritaires ».  

 

Fiacre Kombo

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