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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 18:17

 

 

 

 

Conformément au chronogramme électoral élaboré par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), les Centrafricains iront choisir le 27 décembre 2015, parmi plusieurs hommes politiques en lice dont les candidatures viennent d’être validées, la personnalité devant conduire leurs destinées pour les cinq années à venir.

 

Sauf quelques questions d’ordre technique que pourrait suggérer l’ANE, susceptibles de modifier le calendrier électoral, les nombreux centrafricains qui s’étaient massivement inscrits sur la liste électoral ont déjà clairement compris qu’ils se rendront aux urnes d’ici la fin du mois, pour les tant attendues élections, trois fois repoussées en deux ans.

 

A l’affiche, de nombreux prétendants à la magistrature suprême, un candidat idéal. Parce que la politique n’est un jeu de table rase, Martin Ziguélé fait figure de favori. Quelles que soient les raisons qu’on aura à avancer, il est certain que M. Ziguélé sera bel et bien présent à cette bataille électorale pour la conquête du pouvoir de l’Etat.

 

Ce n’est d’ailleurs sans surprise que ce prétendant au fauteuil présidentiel soit au cœur du débat politique dans son pays à l’approche de ces échéances électorales. Martin Ziguélé par-ci Martin Ziguélé par-là. Le leader à la prochaine présidentielle pour le compte du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) occupe tout le terrain médiatique. Pas une seule page sur des réseaux sociaux sans celui qui est considéré comme étant le favori de cette présidentielle ; pas de commentaires politiques dans la rue et autres débits de boisson sans Martin Ziguélé. Pourquoi cette obsession fanatique ou acharnement méchant (c’est selon) à propos de cet homme politique ? Une chose est sûre, le candidat Ziguélé donnera du fil à retordre à ses adversaires, à l’allure des choses.

 

Ziguéle, le triomphe

 

Le candidat du MLPC attend son triomphe, il attend d’être installé dans le fauteuil présidentiel de leur pouvoir perdu au bout des armes, le 15 mars 2003 avec l’avènement du General d’opérette François Bozizé au pouvoir. Ziguélé abat toutes ses cartes, pour l’honneur des MLPCistes ayant connu le calvaire sous le régime tortionnaire de Bozizé.

 

Vu sous l’angle d’assise politique, l’ancien Premier ministre part avec un certain avantage, comparé à ses adversaires : le MLPC qui est l’un des vieux partis est implanté sur l’ensemble du territoire national. Principal chef de fil de l’opposition démocratique, Ziguélé a su garder honnêtement sa place de numéro deux  au cours des deux dernières élections, derrière cette machine de fraudes électorales qu’est le KNK. Ses militants alors, poursuivis, torturés et arrêtés arbitrairement soue le magistère du plus peureux des Généraux centrafricains, n’ont jamais cédé à la tentation de la prostitution politique et, ont gardé le mot d’ordre de mobilisation autour des idéaux du parti qui leur est chère.

 

Hormis ce calcul qui malheureusement prime sur tout autre dans un contexte de crise sécuritaire, Ziguélé se positionne comme l’incarnation du vrai changement. Les vertus de paix, de la réconciliation nationale, de la reconstruction et du rassemblement sont le credo de philosophie du MLPV à ce jour.

 

De l’intérieur, Ziguélé, le Président du MLPC est en phase avec la communauté internationale et considéré par une frange de la population comme l’homme de la situation, le nouveau Président.

 

Martin Ziguélé a l’expérience de la gestion des affaires de l’Etat en tant qu’ancien Premier ministre.

 

Ses réalisations en tant que Premier Ministre Martin

 

Martin Ziguélé a exercé sa fonction de Premier Ministre du 1er avril 2001 au 15 mars 2003, soit 23 mois et 2 semaines. Les tâches du nouveau Premier Ministre étaient à la fois très difficiles, multiples et urgentes, surtout que les agents de la fonction publique, en grève depuis novembre 2000, et qui avaient observé une trêve début mars 2001 à la demande du Premier Ministre Anicet Gorges Dologuélé, terminaient à peine le premier mois de cette trêve au moment où Martin Ziguélé est promu à la Primature. Réellement, les fonctionnaires n’étaient pas prêts à cesser leur grève générale.

 

S’agissant des réalisations de Martin Ziguélé à la Primature, elles sont nombreuses, mais seules les plus importantes méritent d’être mises en relief ici.

 

A titre de précision importante, il faut rappeler tout d’abord que l’Etat Centrafricain est connu pour le cumul notoire de plusieurs dizaines d’arriérés de salaire, bourses et pensions depuis le régime du général André Kolingba. Le Premier Ministre Martin Ziguélé affronte cette réalité : 30 mois d’arriérés de salaire laissés par ses prédécesseurs. A l’inverse de certains de ses prédécesseurs, Martin Ziguélé s’en est bien tiré, puisqu’il a tout de même réussi à effectuer le paiement à terme échu de 22 mois de salaires sur les 23 mois passés dans la fonction. Cette précision est d’autant plus importante que d’une part, le Premier Ministre Ziguélé n’avait reçu aucune aide financière extérieure et d’autre part, le Gouvernement d’Action et de Combat fut rudement et successivement déstabilisé par la tentative de coups d’Etat du 28 mai 2001, puis par celui du 25 octobre 2002 du général François Bozizé.

 

Il a à son actif et personnellement d’abord, l’engagement dans la lutte contre la pauvreté, tout en mobilisant tout son gouvernement. Il a notamment assuré la promotion du secteur PME/PMI, du commerce et de l’artisanat, la promotion du monde rural par la modernisation du système agricole.

 

Ensuite, la réalisation la plus mémorable du Premier Ministre Martin Ziguélé, c’est la lutte implacable et générale de ce dernier contre la corruption et les détournements de deniers publics. En application de cette politique, le Premier Ministre Martin Ziguélé avait engagé fermement des actions multiformes en vue de l’assainissement des finances publiques : lutte contre la fraude et l’incivisme fiscal, moralisation des fonctionnaires et agents de l’Etat, principalement ceux des régies financières.

 

Cependant, tous les prévenus recouvrent une liberté inespérée doublée d’une impunité choquante, à la faveur de la prise violente du pouvoir par les « Libérateurs » du général François Bozizé le 15 mars 2003.

 

Enfin, on peut retenir la signature par Martin Ziguélé le 10 octobre 2001 d’un Programme de Référence (Staff Monitoring Programme) de 6 mois avec le Fonds Monétaire International (FMI). Ce Programme non financé, donc un genre de « galop d’essai » a été réalisé avec succès à la surprise du FMI qui l’a reconduit de trois mois. Les négociations menées ensuite par Martin Ziguélé avaient débouché sur un accord avec le FMI en septembre 2002, ouvrant la voie à des aides financières substantielles destinées au pays. Mais l’attaque de Bangui le 25 octobre 2002 par les rebelles et mercenaires se réclamant de François Bozizé bloquera le passage de ce dossier devant les conseils d’administration du FMI prévu le 28 octobre 2002.

 

Tous les vastes chantiers du Gouvernement d’Action et de Combat ouverts par Martin Ziguélé sont malheureusement et nettement stoppés, emportés par ce déferlement violent sur la capitale Bangui de la horde des rebelles et mercenaires étrangers prétendument dits les « Libérateurs », à la solde du général François Bozizé, lequel n’avait de cesse, depuis son coup d’Etat radiophonique du 03 mars 1982, de vouloir à tout prix le pouvoir qu’il savait pertinemment ne pas pouvoir prendre s’il fallait se plier à l’unique voie démocratique : l’élection.

 

Martin Ziguélé a fait adhérer le MLPC à l’Internationale Socialiste faisant ainsi bénéficier au MLPC d’un vaste réseau des socialistes du monde entier en général, avec l’appui décisif et constant du Parti Socialiste Français. Il y a lieu de préciser que ce choix fait par Martin Ziguélé est celui d’un homme de conviction profonde, d’un homme qui a toujours été de gauche, puisqu’il a été fait à un moment où ni le MLPC ni le Parti Socialiste Français n’étaient au pouvoir. Ce n’est donc nullement un choix politique opportuniste.

 

Notons qu’il est seul de tous les candidats  en lice à avoir sillonné toutes les provinces de la RCA, à la rencontre du bas peuple.

 

Qui veut noyer son chien l’accuse de rage

 

La détermination de Martin Ziguélé fait de couler de la salive depuis le départ de Bozizé du pouvoir par son entêtement connu de tous. Le manque de vision du poltron Général d’armée Bozizé a fait le lit aux différents mouvements rebelles qui ont occupé à l’époque les ¾ du territoire centrafricain au point de finir par avoir raison de son pouvoir le 24 mars 2013.

 

L’histoire nous a appris que tous les matériels militaires dont les rebelles de la Séléka se sont servis pour massacrer les Centrafricains proviennent de la tristement célèbre « GUANTANAMO », cette prison de la bozizie.

 

Comme le dit un adage populaire, « Qui veut noyer son chien, l’accuse de rage », malheureusement les partisans de Bozizé ont présenté à tort Martin Ziguélé et ses amis de l’opposition, au sommet de Libreville en 2013, comme étant des complices de la Séléka pour avoir demandé la démission de leur mentor.

 

Mais Ziguélé qui n’est pas du tout né de la dernière pluie, reprend coups pour coups à tous ses détracteurs avec ce même verbe fort qu’on lui connaît. Ses nombreuses interventions médiatiques ne sont pas néanmoins sans erreur d’appréciation, exploitables pour l’attaquer sur ses propres idées. Ses détracteurs politiques qui, sous-couvert d’anonymat, utilisent  des médias pour raconter des histoires sur sa supposée participation aux côtés de Séléka. L’homme n’a cessé d’exiger dans une trilogie à ces marchands d’illusions d’apporter les preuves de leurs accusations. Principe fondamental en droit : « La charge de la preuve incombe à celui qui accuse ». Mais à notre connaissance, aucune preuve n’est jusque-là apportée, à moins de nous tromper.

 

De l’avis général, cette crise dans laquelle est plongée la RCA  est d’ordre politique. Toutefois, il faudrait une solution politique afin de la juguler. Raison pour laquelle, es Centrafricains devront aller au vote dans les jours à venir afin de confier leur destin entre les mains d’un homme politique, rodé de la lignée de Martin Ziguélé. Etant donné que les rapports de force politique sont pus favorables à Ziguélé qu’à ses challengers ; ce qui est bien le fruit de longues années de lutte, celui-ci saura tirer son épingle du jeu ce 27 décembre 2015 en remportant sans coup férir ce scrutin.

 

Freddy MASSENGUE

 

 Présidentielle de 2015 : Victoire prévisible de Ziguélé à la prochaine présidentielle ou la consécration de plusieurs années de luttes acharnées
 Présidentielle de 2015 : Victoire prévisible de Ziguélé à la prochaine présidentielle ou la consécration de plusieurs années de luttes acharnées

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