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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 15:16

 

 

 

 http://lepays.bf/ MERCREDI 30 DÉCEMBRE 2015

 

Pendant que la capitale burkinabè vivait hier au rythme de la cérémonie d’investiture de Roch Marc Christian Kaboré, président élu au bout de 13 mois de Transition, son homologue de la Centrafrique s’apprêtait à  vivre une ambiance électorale et ce, après près de trois ans de crise.  En effet, aujourd’hui 30 décembre 2015, les Centrafricains se rendent aux urnes pour élire leur président de la République et leurs députés. Plusieurs fois, ces élections ont été reportées pour plusieurs raisons. Et à maintes reprises, les Centrafricains ont dû se demander si un jour, ils pourraient aller aux urnes pour sortir de leur « enfer ». Le dernier report étant lié à des manquements techniques et logistiques. Il s’agissait principalement de la mauvaise formation des agents de certains bureaux de vote et de retards mis dans l’acheminement du matériel électoral. Ces difficultés ont-elles pu être aplanies en l’espace de trois jours ? En tout cas, l’Autorité nationale des élections (ANE) a assuré, la veille du scrutin, que tous les problèmes étaient réglés ou sont en passe de l’être. Certes, tout n’est jamais fin prêt pour des élections, surtout dans ce contexte délétère que l’on sait. Mais l’on peut dire que malgré tout, les Centrafricains semblent avoir la claire conscience qu’ils sont en face de leur destin. Au demeurant, jusqu’aux dernières heures de la soirée d’hier, tout indiquait que les élections auraient bel et bien lieu. Il faudrait donc veiller à ce qu’aucun acte ne vienne remettre en cause un processus enclenché, qui a eu tout le mal à se dessiner. Seulement, au regard de la situation sécuritaire et de la démarcation communautaire et identitaire prégnante, le risque de dérapage est grand et permanent.  

 

La RCA est face à son histoire et à son destin

 

Faut-il le rappeler, une chose est d’organiser des élections, une autre est de les réussir. Au moment où les bureaux de vote s’ouvrent dans les différentes localités du pays, l’on ne peut s’empêcher effectivement d’avoir des appréhensions. Les ennemis de la Centrafrique sont nombreux, en témoignent ces cartes d’électeurs que l’on a tenté d’écouler sous le manteau. De façon évidente, la Transition de deux ans dirigée par Catherine Samba-Panza n’a pas réussi à régler les problèmes de fond qui divisent le peuple centrafricain. Conséquence, le pays reste divisé et les défis énormes. La bonne nouvelle, c’est que l’une des menaces qui pesaient sur le scrutin, a été levée. En effet, depuis N’Djaména au Tchad, le sécessionniste Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka et actuel chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), s’est engagé à « apporter une contribution positive et sincère à la tenue des prochaines élections (…) afin que celles-ci se déroulent dans toutes les préfectures du pays dans le calme, la sérénité, sans violence et avec une forte participation ». Manifestement, les prières du Maouloud et de la Nativité ont visité les foyers des « perturbateurs» qui avaient en projet de torpiller l’organisation des élections. Il reste à espérer que l’ensemble des actes concourent à la tenue d’élections apaisées et que tous les candidats et partis acceptent le verdict des urnes, afin de sortir la RCA de l’ornière.  Pour ce qui est de la présidentielle, le jeu reste ouvert. Car c’est la première fois, dans l’histoire de la Centrafrique, que le pouvoir en place ne présente pas de candidat. De même, les reports successifs ont permis à chacun des 30 prétendants au fauteuil présidentiel, de mieux se préparer. Maintenant, il reviendra aux Centrafricains de les départager en se mobilisant massivement devant les bureaux de vote. C’est l’une des étapes nécessaires pour reconstruire la Centrafrique dans un esprit patriotique, de dialogue et de réconciliation. En tout cas, aujourd’hui plus que jamais, la RCA est face à son histoire et à son destin. Elle est parvenue à une croisée de chemins qui la presse de choisir une direction, la bonne. Saura-t-elle le faire pour vaincre enfin le signe indien qui la poursuit depuis la mort de son chef mythique Barthélémy Boganda ? La capitale de ce pays saura-t-elle retrouver son beau sobriquet de " Bangui la coquette" devenu depuis des lustres "Bangui la roquette" ? Tout ce qu’on lui souhaite, c’est qu’elle puisse sortir du cycle infernal et harassant du mythe de Sisyphe.

 

Michel NANA

 

Lu pour vous : PRESIDENTIELLLE ET LEGISLATIVES EN RCA : Enfin le bout de tunnel ?

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