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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 22:46

 

 

 

http://www.24heures.ch/  Patricia Huon Bangui  Mardi 29 décembre 2015  22:18

 

Elections législatives et présidentielle Le scrutin se tient mercredi. Deux millions de votants veulent croire à une première étape vers la sortie de crise.

 

«Je vais voter, parce que nous devons élire celui qui peut ramener la paix», dit Hamadou Bouba, un commerçant du quartier PK5, la dernière enclave musulmane de Bangui, la capitale centrafricaine. Carte d’électeur en main, il se dit «enfin optimiste» et envisage même, «Inch’allah» (si Dieu veut), un retour prochain de sa famille, réfugiée au Cameroun.

 

La Centrafrique est un pays exsangue, après trois années de crise, initiée par le coup d’Etat de la coalition rebelle séléka, majoritairement musulmane, contre le président François Bozizé. Les violences intercommunautaires ont fait des milliers de victimes. Mais, à l’approche du scrutin, la population se surprend à retrouver espoir.

 

Sécuriser le scrutin

 

«Il y a déjà eu des améliorations, depuis la visite du pape (ndlr: le pape François s’est rendu à Bangui fin novembre). Je suis retourné en ville vendre du ciment. Il y a encore un mois, j’aurais probablement été tué», dit Hamadou, qui emploie deux chrétiens dans sa petite entreprise. Signe d’un apaisement des esprits, les milices d’autodéfense se font moins visibles dans la capitale. Mais les défis sont immenses, les cicatrices profondes, et tout est à reconstruire.

 

La préoccupation immédiate, c’est la sécurisation du scrutin. La mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), qui compte environ 10 000 Casques bleus, a été mobilisée pour aider à l’acheminement du matériel électoral et assurer que ce vote se déroule dans les meilleures conditions possibles.

 

Le référendum constitutionnel du 13 décembre avait été entaché de violences, notamment à Bangui où cinq personnes ont été tuées au PK5. «Ce vote a servi de test, dit Parfait Onanga-Anyanga, chef de la Minusca. Depuis, nous avons renforcé notre visibilité et nos capacités, organisé davantage de patrouilles…»

 

La logistique pose aussi question: environ 5600 bureaux de vote sont répartis à travers le pays, les infrastructures routières et de communication sont quasi inexistantes. Les scrutins législatif et présidentiel, initialement prévus le 27 décembre, ont été reportés de trois jours à cause, entre autres, d’un problème d’approvisionnement en bulletins de vote et de formation des agents électoraux. Observateurs et candidats s’accordent sur un point: le risque de fraude est élevé. Pendant la campagne, plusieurs candidats ont dénoncé la vente de cartes d’électeurs dans certains quartiers de Bangui. «Le processus électoral sera imparfait, dit le chef de la Minusca, mais nous avons mis en œuvre tous nos moyens pour assurer sa crédibilité.»

 

Banderoles et affiches électorales bordent toutes les avenues et les ronds-points de la capitale centrafricaine. Trente candidats sont en lice pour l’élection présidentielle. La plupart n’ont aucune chance de l’emporter. Quelques favoris semblent se dégager: Anicet-Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, deux anciens premiers ministres, mais aussi Karim Meckassoua, candidat musulman indépendant, surtout populaire dans les provinces du nord-est du pays.

 

Un climat si volatil

 

Catherine Samba-Panza, présidente du gouvernement de transition, dont le mandat a été prolongé jusqu’au 31 mars 2016, n’avait, elle, pas le droit de se présenter. Elle a cependant répété à plusieurs reprises sa détermination à tenir ses engagements pour que le scrutin se tienne avant la fin de l’année. Ces élections à marche forcée ont été voulues par la communauté internationale, désireuse de sortir de l’impasse.

 

Contre toute attente, la situation dans le pays est calme et aucun incident majeur n’a été rapporté ces derniers jours. Le vrai risque surviendra après l’annonce des résultats des urnes. «Le climat est toujours très volatil et le désarmement n’a pas eu lieu, dit un analyste, spécialiste des questions sécuritaires, qui requiert l’anonymat. Tout reste possible en cas de contestation après la proclamation.» (24 heures)

 

 

Election présidentielle en RCA : Trois favoris talonnés par trois fils d'anciens présidents

 

http://www.adiac-congo.com/  Mardi 29 Décembre 2015 - 18:30

 

Après plus de deux semaines de campagne, les électeurs centrafricains seront aux urnes ce mercredi pour choisir entre trente candidats lequel dirigera ce pays au cours des cinq prochaines années. De l'avis de certains observateurs,  trois candidats, Anicet Georges Dologuele, Martin Ziguélé et Abdoul Karim Meckassoua sortent du lot. Ils sont cependant talonnés par trois fils d'anciens présidents qui ont également fait parler d'eux.

 

Après deux échecs face à François Bozizé, Martin Ziguélé, 58 ans, fait figure de favori, puisque son parti, le MLPC étant assez structuré, est présent dans toutes les préfectures du pays. Mais cet ancien Premier ministre de feu Ange-Félix Patassé doit surmonter au moins deux handicaps : une partie de la population considère qu’il a soutenu le coup d’Etat de l’ancienne rébellion Séléka, ce dont il se défend, et ses détracteurs l’accusent d’être le candidat de la France en tant que membre de l’Internationale socialiste. Martin Ziguélé est néanmoins considéré comme un homme à poigne. Il a lancé, en tant que Premier ministre, une opération mains propres visant les douaniers véreux et a provoqué le limogeage de François Bozizé du poste de chef d'état-major de l'armée en 2001.

 

Egalement âgé de 58 ans, Anicet Georges Dologuele est lui aussi un ancien Premier ministre d’Ange-Félix Patassé. Banquier, il est soutenu par les milieux d’affaires du pays, et a obtenu le ralliement du parti de François Bozizé à sa candidature. Mais cette alliance pourrait être à double tranchant : bien que divisés, les partisans du KNK, parti de l’ex-président Bozizé, représentent une part importante de l’électorat, cette alliance pourrait également être un obstacle pour une autre frange des Centrafricains, qui considèrent que Bozizé fait partie du problème, en tant que « parrain » des Anti-balaka.

 

Abdou Karim Meckassoua, à 61 ans, jouit d’une réputation d’homme rigoureux. Plusieurs fois ministre sous le régime Bozizé, il a ses connexions dans la sous-région, selon l’AFP. Il a également su obtenir le soutien de nombreux relais d’influence dans le pays. Musulman, Karim Meckassoua devra dépasser la division intercommunautaire du fait des crimes et des pillages commis par l'ex- Séléka, dont il fut pourtant un détracteur.

 

Trois fils des anciens chefs d’Etat centrafricains veulent exploiter l’héritage de leurs défunts pères : Eugène Sylvain Ngakoutou Patassé, fils d'Ange-Félix Patassé, (président centrafricain de 1993 à 2003) il est opérateur économique dans le secteur du diamant. Sans expérience politique, il se lance dans la course présidentielle pour la première fois comme candidat indépendant. Désiré Nzanga Bilal Kolingba, est le fils aîné d'André Kolingba (président de 1981 à 1993). Economiste et ancien représentant de la Banque mondiale à Bangui, il a été plusieurs fois ministre sous François Bozizé. En janvier 2014, il perd de justesse face à Catherine Samba-Panza pour prendre le poste de chef de l'État de transition, en remplacement de Michel Djotodia.

 

 Enfin, Jean-Serge Bokassa, est le fils de l'ex-empereur Bokassa qui a dirigé la Centrafrique de 1966 à 1979. Agé de 43 ans, Serge Bokassa est ancien ministre et ancien député. Il se présente pour la première fois comme candidat indépendant à la présidentielle.

 

Fiacre Kombo

 

 

Centrafrique: Enfin les présidentielles et législatives se tiennent demain

 

SENENEWS.com | 29/12/2015 à 14:31

 

Depuis près de trois ans après que François Bozizé ait été chassé du pouvoir, en mars 2013 par la Seleka (coalition en Sango) dirigée par Michel Djotodia, la Centrafrique est sous un régime de transition conduite par Mme Catherine Samba Panza.

 

Repoussées à plusieurs reprises, les élections présidentielles centrafricaines se tiendront, finalement, demain, mercredi 30 décembre. Les Centrafricains se rendront aux urnes afin d’élire, à la fois, leurs parlementaires et un président de la République.

 

Au nombre de trente (30), les candidats à la présidentielle sont issus de tous les secteurs socio politiques. Mais, déjà «trois favoris» se sont fait remarquer, selon certains observateurs.

 

Il s’agit de Martin Ziguélé avec son parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain crée en 1979 par l’ancien président Ange Félix Patassé. De Anicet Georges Dologuélé qui dirige, aujourd’hui, le Kwa Na Kwa (KNK, la nouvelle Centrafrique) de François Bozizé.

 

Et en troisième position vient l’ingénieur de Formation, Karim Meckassoua, soutenu, selon Jeune Afrique, par le président congolais, Denis Sassou Ngesso.

 

Mais, outre les favoris il y a aussi des outsiders. Ils sont deux à être désignés par des observateurs du scrutin en Centrafrique. Il s’agit du fils de Patassé, Sylvain Patassé et de Désiré Kolingba.

 

Cette élection présidentielle se tient alors que l’État ne contrôle pas l’intégralité du territoire centrafricain : à l’Ouest, les anti-balaka perturbent quotidiennement la vie des populations ; au Sud-Est, la LRA de Joseph Kony menace toujours ; enfin au Nord et au Nord-Est, les groupes issus de l’ex-Séléka ont mis en place une organisation parallèle qui leur permet de générer d’importants profits, note le journal.

 

Ce scrutin aux grands enjeux sera une porte de sortie pour le retour de la paix au pays de Jean-Bedel Bokassa.

Lu pour vous : En Centrafrique, un vote pour tenter de faire oublier la loi des kalachnikovs

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Centrafrique-Presse.com