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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 15:24
Lu pour vous : Centrafrique: début des élections du désespoir

 

 

 

http://www.lalibre.be/  MARIE-FRANCE CROS  mercredi 30 décembre 2015 à 06h38 - à 07h46

 

Ce mercredi, la moitié adulte de la population centrafricaine, forte au total de moins de cinq millions d’habitants, devraient se rendre aux urnes pour le premier tour d’une présidentielle et de législatives supposées remettre le pays sur de bons rails, après des décennies de "n’importe quoi" - sous l’égide de dictateurs appuyés par Paris - et trois ans de meurtriers désordres, après l’éviction du dernier d’entre eux.

 

Mais les auspices sont terriblement sombres. Notamment parce que la déliquescence du pays ne permet pas d’assurer que les conditions de ces scrutins seront aptes à les faire considérer crédibles.

 

La dernière ligne droite vers le gouffre empruntée par la plus délaissée des ex-colonies françaises, commence avec la rébellion Seleka (coalition de groupes) contre le dictateur François Bozizé. Comme elle naît dans le nord-est, à forte population musulmane, et compte des Tchadiens dans ses membres, Bozizé tente d’y résister par une propagande de type religieux, bien que le conflit ne le soit pas. Cela ne l’empêchera pas d’être renversé, en mars 2013.

 

Trois favoris à la présidentielle

 

Le gouvernement inepte de la Seleka et les exactions commises par ses membres entraînent la création de milices "anti-balaka" (anti-machette) chez les non-musulmans, qui se lancent bientôt dans le nettoyage ethnique.

 

Le président Seleka, Michel Djotodia, sous pression internationale, cède la place à Catherine Samba-Panza, chargée d’organiser les élections mais impuissante à empêcher la poursuite du bain de sang, alors que les deux camps se divisent en factions, ce qui complique encore toute tentative de réconciliation.

 

Aujourd’hui, trente candidats se présentent à la présidentielle; les trois derniers chefs d’Etat en sont exclus. Trois noms se dégagent mais on s’attend à un second tour en janvier.

 

Parmi ces derniers, le favori serait le principal opposant à Bozizé, Martin Ziguélé, 58 ans. Ex-Premier ministre d’Ange Patassé (renversé par Bozizé en 2003), cet ex-inspecteur des Impôts a gagné une réputation d’homme à poigne par sa lutte contre la corruption. Il a résisté à deux coups d’Etat (des généraux Kolingba, puis Bozizé) avant que ce dernier l’emporte. Il passe pour le candidat de la France.

 

Son principal rival est Anicet-Georges Dologuélé, 58 ans aussi, également originaire de Bocaranga (Nord) et ex-Premier ministre de Patassé. Cet économiste et banquier bénéficie d’une image de bon gestionnaire - mais il avait laissé vingt-cinq à trente mois de salaire de fonctionnaires impayés à son départ de la Primature - et d’une alliance avec le parti de Bozizé.

 

Abdoul Karim Méckassoua, 62 ans, appartient à la minorité musulmane du pays. Cet ex-ministre de Bozizé habite au PK5 - le quartier musulman de la capitale, théâtre de nombreuses exactions de la part des anti-balakas - mais a fait campagne aussi dans les quartiers chrétiens. Il serait appuyé par Brazzaville.

 

Si Martin Ziguélé passe pour le candidat ayant le programme le plus structuré, c’est principalement sur les alliances ethnico-politiques que se joueront les résultats.

 

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