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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 22:15

 

 

 

Par RFI  05-12-2015  à 01:40

 

Il y a deux ans, l'opération Sangaris était déployée en Centrafrique pour contrer une situation pré-génocidaire. Aujourd'hui, la situation est plus ou moins apaisée, mais près de 900 soldats français sont toujours déployés dans le pays, en force de réserve.

 

Depuis 2015, la France désengage petit à petit ses troupes du territoire centrafricain. D'une part, parce que le relai a été passé à la force de l'ONU, la Minusca ; d'autre part parce qu'il faut appuyer les autres opérations françaises notamment dans le Sahel. 


En Centrafrique, ils sont encore 900 soldats français essentiellement à Bangui. Toutes les bases en province ont été cédées à l'ONU, à l'exception de celle de Sibut.

 

Une ville stratégique convertie en plate forme logistique qui permet à la force de disposer de carburant et de matériel notamment, dans le centre du pays. Car le mandat de Sangaris est dorénavant d'agir en appui de la Minusca, « elle qui a maintenant le premier rôle dans la sécurisation du pays », rappelle le chef d'état-major de Sangaris, le lieutenant-colonel Grégoire.

 

Il s'agit aussi d'être une force de réaction rapide et efficace en cas de besoin. Notamment grâce aux hélicoptères d'attaque Tigre. Preuve en est début octobre, lors que Sangaris a stoppé une colonne d'ex-rebelles Séléka au niveau de Sibut justement, alors qu'ils tentaient de rallier la capitale.

 

Des sursauts de violences sporadiques à l'approche des élections

 

« La force des Nations unies est maintenant déployée depuis un certain temps ; elle a été déclarée pleinement opérationnelle au mois de juillet. Les progrès qui ont été accomplis sont extrêmement significatifs. J'en veux pour preuve la visite du pape ces derniers jours où il n'y a eu aucun incident majeur à déplorer », poursuit le chef d'état-major de Sangaris.

 

Logiquement, l'effectif devrait être abaissé à 600 hommes, mais les violences de fin septembre et les échéances électorales ont poussé l'état-major à stabiliser les effectifs. 900 soldats français vont donc rester en Centrafrique, au moins jusqu'à la fin du processus électoral. Lors des élections, « le rôle de Sangari sera exactement le même qu'aujourd'hui, à savoir appuyer la Minusca autant que de besoin. Pour la première fois depuis un certain temps, on va avoir des autorités élues, on va pouvoir sortir de la transition. Ces élections génèrent un espoir majeur chez les Centrafricains qui se sont inscrits en masse sur les listes électorales », conclut l'officier Grégoire.

 

Mais si l'ouest du pays connaît une période de calme relatif, Bangui reste tout de même secouée de soubresauts de violence réguliers et l'est, lui, reste sillonné par des groupes armés. Thierry Dumont, chef de mission de Médecins sans frontière Suisse en Centrafrique, explique et tempère le satisfecit des autorités militaires : 

 

« Avec ce qui s'est passé fin septembre et début octobre, on ne peut que constater au niveau de Bangui un retour en arrière. On était sur le point de fermer un certain nombre de sites de déplacés et maintenant, on se retrouve avec fin 2015, des chiffres comparables à ceux qui étaient ceux de fin 2014. Donc ce n'est pas un franc succès de ce côté-là. On a eu entre 40 et 45000 nouveaux déplacés. A l'intérieur du pays, la situation n'est pas non plus excellente. En fait, on a à l'heure actuelle une Centrafrique de l'Ouest, donc le long de la frontière avec le Cameroun en remontant jusqu'au Tchad. A l'ouest, la présence de l'Etat est bien assumée, tandis qu'à l'est, il y a encore beaucoup d'affrontements entre anti-balaka, ex-Seleka, des Peuls, et tout cela bien sûr au détriment de la population civile. »

Deux ans après Sangaris, quel état sécuritaire en Centrafrique?

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