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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 14:52

 

 

La RCA vote dans un climat tendu

 

http://www.bbc.com/  BBC Afrique 13 décembre 2015

 

La localité de Baga-Bandoro, située dans le nord de Bangui, a été secouée par des tirs d'armes automatiques. C’est le fief du chef rebelle Nourredine Adam, qui avait affirmé qu'aucune élection ne se tiendrait dans les zones contrôlées par ses hommes.

 

Le vote se poursuit dans certaines parties de la capitale, malgré un certain nombre d’incidents, selon le correspondant de BBC Afrique.

 

Il signale que les tirs, entendus depuis la nuit de samedi à dimanche, s’intensifiaient encore jusqu’à 11h (10h GMT), dans plusieurs quartiers de Bangui, dont le Quatrième Arrondissement, un fief des milices anti-balaka.

 

Des violences ont également eu lieu dans certaines provinces du pays, comme à Bossangoa, le fief de l’ancien président François Bozizé, dont la candidature à l’élection présidentielle du 27 décembre prochain a été rejetée.

 

"Une nouvelle vague de violences"

 

"Aucune opération électorale ne s’est déroulée dans cette localité. A Baga-Bandoro non plus, une zone contrôlée par des ex-Séléka, où les urnes ont été brûlées et le reste du matériel électoral saccagé", rapporte notre correspondant.

 

Les Centrafricains se prononcent par référendum sur un projet de nouvelle Constitution.

 

Le scrutin est considéré comme un test avant la présidentielle et les législatives prévues le 27 décembre, dans ce pays dévasté par trois années de violences intercommunautaires.

 

Si le texte est adopté, la Centrafrique, un pays très instable, connaîtra son 13e régime politique depuis l'indépendance en 1960.

 

Ce pays, l’un des pays les plus pauvres au monde, est plongé dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par l'ex-rébellion Séléka.

 

Une nouvelle vague de violences a éclaté à Bangui, fin septembre, entre les milices chrétiennes anti-balaka et les ex-Séléka, qui sont des musulmans pour la plupart. Elle a fait des dizaines de morts.

 

 

Centrafrique : référendum constitutionnel sous tension, des tirs entendus à Bangui

 

http://www.france24.com/ 13/12/2015

 

Le projet de réforme constitutionnelle est soumis à l'approbation des électeurs centrafricains, appelés aux urnes dimanche. Le référendum sur le texte, qui instaurerait une VIe république, se déroule dans un climat tendu.

 

Les électeurs de Centrafrique, près de deux millions de personnes, ont commencé à voter, dimanche 13 décembre, à l'occasion du référendum sur le projet de réforme de la Constitution. Le texte soumis au vote vise à instaurer une VIe République. Le projet "porte sur la réduction du nombre de mandats présidentiels et la lutte contre la corruption", précise Anthony Fouchard.

 

Mais le scrutin se déroule dans un climat tendu. "La situation est chaotique", rapporte Anthony Fouchard, correspondant de France 24 en Centrafrique. Dans certains quartiers de Bangui, "les bureaux de vote étaient censés ouvrir à 6 h, mais à 8 h 30, beaucoup en étaient encore au stade des préparatifs."

 

Dans le quartier du PK5, le plus sensible de Bangui car il abrite les derniers musulmans de la capitale, les bureaux de vote n'ont pas ouvert du tout. Dans la nuit de samedi à dimanche, des tirs y ont notamment été entendus, selon la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca). "Des jeunes armés ont patrouillé [dimanche] matin pour empêcher l'agence nationale des élections et l'ONU d'installer les urnes", explique Anthony Fouchard, qui a rencontré des habitants "très déçus de ne pas pouvoir voter". Certains d'entre eux ont entrepris de marcher vers le siège de la Minusca pour faire valoir leurs droits.

 

Début du marathon électoral en Centrafrique

 

Hormis le parti de l'ex-président François Bozizé, dont la candidature à la présidentielle a été invalidée cette semaine, et certains responsables anti-balaka et Séléka, la plupart des partis politiques centrafricains ont appelé à se prononcer en faveur du texte.

 

Si les experts s'accordent à dire que le "oui" devrait l'emporter, "ce qui importe, c'est comment va se dérouler le scrutin", souligne le correspondant de France 24. Et d'ajouter que ce vote "marque le début du marathon électoral en Centrafrique".

 

La journée de dimanche aura en effet valeur de test avant la présidentielle et les législatives, prévues le 27 décembre, dans un pays dévasté par trois années de violences intercommunautaires. Ces échéances, repoussées plusieurs fois, sont censées clore une transition politique à bout de souffle et permettre un retour à l'ordre constitutionnel, sous forte pression de la communauté internationale qui maintient la Centrafrique sous perfusion financière.

 

"Le simple fait que ce scrutin puisse se tenir est très positif, pour une fois le calendrier a été respecté", estime Mathieu Bile, chef de la division électorale de la Minusca.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est le théâtre de violences depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale début 2014.

 

Avec AFP

 

 

Référendum sur la Constitution en Centrafrique: des tirs à Bangui

 

Par RFI  13-12-2015 à 14:38

 

En Centrafrique, alors que le référendum sur le projet de réforme de la Constitution se déroule ce dimanche 13 décembre, des tirs ont éclaté ce matin dans Bangui entre partisans et opposants au référendum constitutionnel. Ces tirs se sont notamment produits dans l’enclave musulmane du PK5. Plusieurs votants ont été blessés.

 

La tension reste forte à Bangui. Des opposants armés ont tiré dans la foule de personnes majoritairement musulmanes dans une école du quartier du PK5, lieu où se déroule le vote pour la révision de la Constitution. Le but : torpiller le scrutin.

 

Au moins six personnes ont été prises en charge à l’hôpital général de la capitale.

 

En réponse, un important dispositif de la Minusca a été déployé pour sécuriser la zone et neutraliser les assaillants. Sur place, le commissaire de police de la mission onusienne en Centrafrique, Luis Miguel Carrilho, et le commandant, le général Bala Keïta, sont pris dans ces échanges de tirs nourris de roquette et de kalachnikov.

 

« Nous sommes sur un champ de bataille, nous allons voter sur un champ de bataille, c’est la première fois que je vois ça dans ma carrière mais nous resterons auprès des centrafricains », a déclaré à notre correspondant le général Bala Keïta.

 

Des urnes brûlées

 

De son côté, le chef de la mission onussienne en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga doit faire le déplacement dans la journée. Il s’exprime : « Je vais me rendre moi-même au PK5, je vais amener ces urnes pour permettre aux gens, aux citoyens qui le souhaitent, de voter. »

 

Malgré un climat d’insécurité, les opérations de vote se poursuivent. Les Centrafricains qui ont fait le déplacement l’affirment : ils resteront jusqu’à 22 heures s’il le faut, mais ils iront voter.

 

En province, des urnes ont été brûlées et des habitants empéchés de se rendre au bureau de vote à Birao et Kaga Bandoro, fiefs du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’ancienne coalition Séléka de Nourredine Adam.

Centrafrique : référendum constitutionnel sous tension, des tirs entendus à Bangui
Centrafrique : référendum constitutionnel sous tension, des tirs entendus à Bangui
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