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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 19:59

 

 

 

26/11/15 (AFP)

 

Les chefs d'Etat et de gouvernement d'Afrique centrale, réunis mercredi à Libreville, ont demandé à l'ONU un renforcement du mandat de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) pour tenter de stabiliser le pays toujours en proie à des violences intercommunautaires.

 

Les participants à ce sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) "ont décidé de solliciter (auprès du Conseil de sécurité) le renforcement du mandat de la Minusca afin de lui permettre de répondre de manière plus ferme et plus efficace aux défis sécuritaires", indique le communiqué final sans donner d'autres précisions.

 

La Minusca, forte de 10.000 hommes, est actuellement régie par le chapitre 7 des Nations unies qui prévoit notamment des actions armées renforcées après décision du Conseil de sécurité.

 

La CEEAC soutient également le calendrier du processus électoral qui doit mettre un terme à la transition afin que la Centrafrique "soit dirigée à partir d'avril 2016 par des autorités élues".

 

Un référendum constitutionnel est prévu le 13 décembre, suivi d'un premier tour de la présidentielle et des législatives le 27 décembre. Compte tenu des difficultés d'organisation dans ce pays secoué par de constantes violences, tant à Bangui qu'en province, il se pourrait que ces dates soient encore reportées au début de 2016.

 

La CEEAC s'engage également à combler "le gap financier indispensable au déroulement des élections". Le Gabon, notamment, s'engage à verser un milliard de FCFA (environ 150.000 euros).

 

La Centrafrique a basculé dans la violence après la prise du pouvoir à Bangui de la rébellion à majorité musulmane de la Séléka en mars 2013, qui a commis de graves exactions à l'encontre des civils.

 

L'intervention armée française Sangaris en décembre 2013 a chassé la Séléka du pouvoir mais, depuis, l'ancienne colonie française, à l'histoire très violente depuis l'indépendance, n'a pu retrouver une stabilité sécuritaire et économique.

 

Des affrontements persistent notamment entre l'ex-Séléka et les milices à dominante chrétienne anti-balaka, auxquels s'ajoute et se confond une grande criminalité dans un pays où les armes abondent.

 

Violences en Centrafrique: l'Afrique centrale veut un renforcement du mandat des Casques bleus

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