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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 17:32
RCA: le pape François dans le camp de déplacés de Saint-Sauveur
RCA: le pape François dans le camp de déplacés de Saint-Sauveur

 

 

 

Par RFI  le 29-11-2015 à 16:49

 

Le pape François, après s'être rendu au Kenya et en Ouganda, est arrivé ce dimanche en République centrafricaine (RCA), l'étape la plus risquée de son voyage où des mesures de sécurité drastiques ont été prises pour assurer sa sécurité. Le pape François a tenu à porter aux Centrafricains, chrétiens comme musulmans, un message de paix. Il s’est rendu dans le camp de déplacés de Saint-Sauveur. Le chef de l’Eglise catholique achève ainsi une visite en Afrique qui l’a également conduit au Kenya puis en Ouganda.

 

A peine arrivé dans le pays, le souverain pontife s'est rendu dans le camp de déplacés de Saint-Sauveur. Face à ces réfugiés, le pape François a délivré un message de réconciliation.

 

Ce camp était presque vide, fin septembre, après l’amélioration des conditions sécuritaires à Bangui. Mais fin septembre, d’intenses violences ont éclaté faisant près de 80 morts et 400 blessés et le camp s’est à nouveau rempli. Ils sont aujourd’hui près de 4 000 à y dormir dans des conditions insalubres.

 

Les ONG ont dû remettre sur pied leur programme d’urgence comme réinstaller des latrines. C’est une population à bout de nerfs que le pape François est allé voir, une population déplacée à de multiples reprises.

 

Comme à son habitude, le pape s’est joué des consignes de sécurité. Il a simplement fendu la foule, s’écartant de ses gardes du corps, pour aller toucher le front des enfants, embrasser des petites filles et bénir des infirmes qui avaient été placés là, par les déplacés, avant de prendre rapidement la parole pour délivrer un message de paix, de réconciliation.

 

« La réconciliation, on en veut nous aussi », a confié, juste après, à RFI, une déplacée du camp avant de préciser que, depuis un an, elle était déjà retournée chez elle « trois fois » et « trois fois, j’ai été obligée de fuir et de revenir ici, dans ce camp de déplacés », a-t-elle ajouté.

 

Résister à la « tentation de la peur de l'autre »

 

Accueilli triomphalement, ce dimanche, à Bangui, le pape François a appelé les Centrafricains à résister à la « tentation de la peur de l’autre », de ce qui « n’appartient pas à notre ethnie, à nos options politiques ou à notre confession », a-t-il précisé avant d’ajouter qu’il espère que les élections présidentielles et législatives dont le premier tour est prévu le 27 décembre vont aider la Centrafrique à ouvrir « une nouvelle étape ».

 

La présidente Catherine Samba-Panza a, de son côté, demandé « pardon » pour « tout le mal » commis par les Centrafricains depuis 2013.

 

« Il revient aux filles et aux fils de ce pays de reconnaître leurs fautes et demander un pardon sincère que votre bénédiction transformera en un nouveau levain pour la reconstruction du pays », a-t-elle dit au pape.

 

RCA: la visite du pape sous le signe de la paix et de la sécurité

 

Par RFI  le 29-11-2015 à 13:56

 

Après le Kenya et l’Ouganda, le pape François se trouve à Bangui en RCA ce dimanche 29 novembre en fin de matinée, dernière étape de sa tournée africaine. Une visite qu'il a tenu à maintenir malgré les risques et qu'il place sous le signe de la paix et de la réconciliation. Les Centrafricains attendent avec impatience le souverain pontife en qui ils placent d'immenses espoirs.

 

A Bangui, depuis quelques jours, blindés blancs et casques bleus sont visibles partout, patrouillant sur les avenues fraîchement bitumées. Plus de 3 000 militaires onusiens, appuyés de 500 gendarmes et policiers centrafricains, et des militaires français de Sangaris : 900 hommes qui se tiennent prêts.

 

La France ne sera donc qu'en « troisième rideau », comme le précise le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées. « Nous nous engageons régulièrement aux côtés de la Minusca dans les quartiers les plus sensibles actuellement, le 3e et le 5e arrondissement, explique-t-il. C’est la zone de friction autour de Fatima, la zone de confession musulmane et immédiatement au sud, la zone de confession chrétienne. Pour nous, il n’y a pas de changement, la répartition des rôles est bien établie aujourd’hui. La sécurisation de la ville sera établie en liaison entre les forces centrafricaines et la Minusca. Et la Minusca sait qu'en cas de difficultés dans certains segments, elle peut faire appel à la France. »

 

Ferveur

 

Un imposant dispositif de sécurité est déployé pour éviter les incidents et encadrer la foule des dizaines de milliers de pèlerins et fidèles attendus à Bangui ce dimanche et lundi.

 

Dans la capitale centrafricaine, la ferveur s'est déjà emparée des habitants qui espèrent que le pape réussira à faire rentrer dans les esprits l’impérieuse nécessité de la paix et de la réconciliation.

 

Un programme chargé de symboles

 

Durant sa visite, François compte bien multiplier les symboles : il visite un camp de déplacés avant de se rendre à la cathédrale de Bangui où il ouvrira la Porte Sainte qui marquera le début du Jubilé, une année placée sous le signe du pardon.

 

Puis, lundi, le souverain pontife se rendra à la mosquée centrale de PK5, ce quartier enclavé où vivent chrétiens et musulmans pour plaider la réconciliation. Car ici, même les musulmans attendent le pape avec impatience.

 

« Nous l’accueillons à bras ouverts, souligne Ahmat Deliris, deuxième vice-président de la communauté musulmane de Centrafrique. (…) Si vraiment le message du pape est écouté par le Centrafricain, c’est une bonne chose. En tant que serviteur de Dieu, il va nous laisser ce message : la paix, le vivre ensemble, et le passé c’est le passé. Enterrons le passé. Et continuons l’avenir. On attend ce message. La communauté musulmane aussi a un message à adresser au pape pour lui dire que nous sommes des Centrafricains tout court. Chacun a sa façon de prier. Mais c’est notre pays à nous tous, personne n’a le monopole de ce pays. »

 

Enfin, il dira une messe au grand stade de Bangui, point d’orgue de sa visite.

 

Point de départ vers la paix, miracle ou déclic... En Centrafrique ces derniers jours, les mots peuvent être différents, mais les espoirs restent les mêmes.

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