Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 21:24

 

 

 

http://www.lejdd.fr/  mardi 10 novembre 2015

 

Les responsables militaires français estiment que la dernière étape du voyage du pape François en Afrique, à Bangui la semaine prochaine, est "risquée".

 

Le pape François va-t-il s'arrêter à Bangui la semaine prochaine? (Reuters)

 

Pour l’instant, le Vatican n’a pas renoncé à la visite que le pape François souhaite rendre à Bangui à l’issue de ses déplacements au Kenya et en Ouganda du 25 au 29 novembre. Mais les autorités françaises, qui disposent sur place en Centrafrique de 900 soldats affectés essentiellement par l’opération Sangaris à la sécurisation de l’aéroport de Bangui, estiment que ce déplacement n’est pas "raisonnable". Les violences meurtrières intercommunautaires entre chrétiens et musulmans qui ont émaillé la dernière semaine d’octobre ont laissé des traces. Et la campagne pour l’élection présidentielle, dont le premier tour doit avoir lieu le 27 décembre offre un contexte ou un prétexte à tous les extrémistes tentés par une nouvelle phase de déstabilisation du pays.

 

La sécurité de pape François à Bangui pas garantie?

 

Plusieurs scénarios ont été envisagés dans les contacts diplomatiques et sécuritaires entre Paris et le Vatican : une étape de deux demi-journées, une annulation pure et simple du voyage et une visite de quelques heures qui permettrait au Pape d’honorer sa promesse "d’ouvrir les portes de la cathédrale de Bangui" à l’occasion du Jubilé de la miséricorde. Les chefs militaires français présents en Centrafrique ont transmis à Paris leur crainte de voir de nombreux groupes catholiques camerounais, tchadiens et congolais affluer vers Bangui alors que "les routes menant à la capitale ne seraient pas toutes balisées".

 

Les officiels français ont aussi mis l’accent sur le fait que les troupes onusiennes de la Minusca déployées dans la capitale "ne pourraient pas tout faire", autrement dit qu’il serait difficile de garantir la sécurité du chef de l’Eglise catholique dans un pays "où il n’y a toujours pas d’autorité légitime" et où les institutions sécuritaires sont quasi-inexistantes. Selon un officiel français au courant des échanges d’information entre Paris et le Vatican, le Pape aurait insisté sur sa "détermination" de s’arrêter à Bangui, voyant dans cette étape la possibilité pour lui de contribuer à la "réconciliation" des Centrafricains.

 

François Clemenceau, envoyé spécial à Dakar (Sénégal) - leJDD.fr

 

 

Centrafrique : Paris craint pour la sécurité du Pape

 

 Par Alain Barluet  Le Figaro 10/11/2015 à 21:28

 

La visite du Saint-Père, prévue le 29 et le 30 novembre, intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire du pays.

 

La France se passerait bien de la prochaine visite du Pape François en Centrafrique, fin novembre, et n'en fait pas mystère. Paris a informé récemment les services du Vatican chargés de préparer la visite papale, prévue le 29 et le 30 novembre, que celle-ci présentait des risques sécuritaires. «Nous avons fait savoir au pape que sa venue en RCA était à haut risque pour lui, surtout que des centaines de milliers de pèlerins allaient venir du Cameroun, du Tchad et du Congo», prévient une bonne source à la Défense.

 

Le retrait progressif des militaires français de la force Sangaris présents en RCA -actuellement au nombre de 900- a été stoppé compte tenu de la dégradation, ces dernières semaines, de la situation sécuritaire et de la poursuite des affrontements intercommunautaires. «Ces forces sont nécessaires pour assurer la protection de l'aéroport et d'éventuelles évacuations médicales», souligne cette bonne source en excluant tout «renfort» pour la venue du pape. «Nous ne pouvons pas faire plus en matière de sécurité», déclare-t-on, côté français. Si les responsables de la Défense auraient de toute évidence préféré que le pape renonce à cette visite, on affirme que la France «n'intervient pas» pour demander une annulation. Celle-ci est d'ailleurs jugée peu probable à ce stade, hormis un brusque passage au rouge écarlate des voyants sécuritaires.

 

«Le pape est déterminé à cette visite ait lieu et estime qu'elle ne peut pas être reportée», relève-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. «Les autorités centrafricaines la souhaitent aussi car elles estiment que ce sera un signal positif pour la tenue des élections»dont la date a été finalement fixée au mois de décembre. A l'approche de la visite en RCA - qui sera précédée d'une étape en Ouganda - aucune hypothèse n'est formellement écartée à la Défense: annulation, visite complète sur deux jours, voire un programme écourté qui réduirait la présence en du Saint-Père à quelques heures, ce qui soulagerait d'autant la pression pesant sur Sangaris.

Lu pour vous : La France veut dissuader le Pape François d’aller en Centrafrique
Lu pour vous : La France veut dissuader le Pape François d’aller en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com