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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 02:28

 

 

 

Par RFI 01-11-2015 à 21:57

 

Avec notre correspondant au Vatican, Antoine-Marie Izoard

 

Dans à peine plus de trois semaines, le pape François doit se rendre pour la première fois en Afrique. Mais le Saint-Père vient de laisser entendre qu'il pourrait renoncer à se rendre en République centrafricaine, troisième et dernière étape de cette visite qui le mènera aussi au Kenya et en Ouganda.

 

Le tout premier déplacement du pape François en Afrique doit être dominé par son encouragement à la recherche de la paix et au dialogue entre religions. Mais une nouvelle aggravation de la situation en République centrafricaine pèse sur ce voyage. Dimanche, le pape a lancé un nouvel appel aux parties en conflit afin qu'elles mettent fin à la violence. Il s'est dit « vivement préoccupé » par la « situation délicate » que vit la Centrafrique, en appelant à « mettre fin au cycle de violences ». Des dizaines de morts sont à déplorer depuis septembre dans des conflits qui opposent à Bangui musulmans et chrétiens.

 

En signe de proximité et pour encourager la réconciliation, le pape François a aussi annoncé qu'il souhaitait anticiper de quelques jours le Jubilé de la miséricorde censé s'ouvrir à Rome le 8 décembre. Il entend ainsi ouvrir fin novembre la porte sainte de la cathédrale de Bangui. Un geste symbolique programmé lors d'un voyage, a-t-il confié, « qu'il espère réaliser ». Dans le langage prudent du Vatican, cette précision inhabituelle laisse à penser que le pape pourrait renoncer à se rendre à Bangui.

 

D'à peine plus de 24 heures, cette visite est pourtant pleine de sens. Le pape doit notamment visiter un camp de déplacés, rencontrer les communautés évangéliques du pays, mais aussi se rendre à la rencontre de la communauté musulmane de Bangui.

 

 

Version française de l’Appel lancé aujourd’hui, à midi, par le Pape François depuis Place Saint Pierre, à Rome, après la prière de l’Angelus.

 

Chers frères et sœurs, les événements douloureux de ces derniers jours, qui ont aggravé la situation délicate de la République Centrafricaine, ont suscité en moi une vive préoccupation.

 

Je lance un appel aux différentes parties impliquées afin que cesse ce cycle de violences.

 

Je suis spirituellement proche des Pères comboniens de la Paroisse de Notre-Dame de Fatima à Bangui, qui accueillent de nombreux déplacés.

 

J’exprime ma solidarité à l’Eglise, aux autres confessions religieuses ainsi qu’à toute la nation centrafricaine, si durement éprouvée alors qu’on est en train de faire tous les efforts pour dépasser les divisions et reprendre le chemin de la paix.

 

Pour manifester la proximité et la prière de toute l’Eglise à cette Nation si affligée et tourmentée et pour exhorter tous les Centrafricains à être toujours plus témoins de miséricorde et de réconciliation, le dimanche 29 novembre j’ai l’intention d’ouvrir la Porte Sainte de la Cathédrale de Bangui, au cours du Voyage Apostolique que j’espère pouvoir effectuer dans cette Nation.

 

 

 

Le pape "vivement préoccupé" par le "cycle de violences" en Centrafrique

 

 http://www.france24.com/ 01/11/2015 (AFP)  Le pape François espère pouvoir se rendre comme prévu, le 29 novembre, à la cathédrale de Bangui, en Centrafrique.

 

Lors de sa traditionnelle prière de l'Angelus devant la foule rassemblée place Saint-Pierre, dimanche, à Rome, le pape François a reconnu être vivement préoccupé par la situation en Centrafrique, où deux personnes ont été tuées la veille à Bangui.

 

Le pape François s'est dit, dimanche 1er novembre, "vivement préoccupé" par la "situation délicate" que vit la Centrafrique, en appelant à "mettre fin au cycle de violences" dans ce pays où il doit se rendre à la fin du mois.

 

"Les douloureux épisodes qui ces jours derniers ont détérioré une situation déjà délicate en Centrafrique suscitent en moi une vive préoccupation", a affirmé le pape devant la foule rassemblée place Saint-Pierre pour la traditionnelle prière de l'Angelus.

 

Samedi, au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées à Bangui par des musulmans armés qui ont lancé de nouvelles attaques contre des quartiers abritant des chrétiens dans le sud-ouest de la capitale. Selon une source militaire, plusieurs centaines de personnes ont fui ces zones par peur des violences.

 

Ces évènements surviennent 48 heures après que quatre personnes ont été tuées et une vingtaine blessées jeudi dans des violences à Bangui où, après la mort de deux d'entre eux, des musulmans armés avaient mené des représailles dans des quartiers chrétiens.

 

"J'appelle toutes les parties impliquées à mettre fin à ce cycle de violences"

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

"J'appelle toutes les parties impliquées à mettre fin à ce cycle de violences", a ajouté le pape, qui a ensuite affirmé qu’il souhaitait "de tout cœur" se rendre comme prévu le 29 novembre à la cathédrale de Bangui.

 

Le 10 septembre, Jorge Bergoglio avait annoncé qu'il se rendrait pour la première fois sur le continent africain, en visitant le Kenya, l'Ouganda et la Centrafrique du 25 au 30 novembre. Mais ce voyage comporte plusieurs risques liés à la sécurité, les trois pays visités, qui comptent d'importantes communautés catholiques, étant secoués par des conflits ou des violences.

 

©

 

Le pape François pourrait annuler sa visite en Centrafrique

 

CITE DU VATICAN 01/11/2015 à 14:59 (Reuters) - Le pape François a laissé entendre dimanche que sa visite prévue à la fin du mois en République centrafricaine pourrait être annulée si les violences inter-religieuses s'intensifient.

 

S'exprimant devant des fidèles réunis sur la place Saint-Pierre, François a réclamé la fin du cycle de violence dans le pays où il est prévu qu'il se rende les 29 et 30 novembre.

 

Le pape a évoqué "un voyage que j'espère pouvoir faire dans cette nation", prenant une précaution dont il n'avait jusqu'à présent pas fait preuve.

 

Le programme de sa visite à Bangui prévoit qu'il se rende dans la mosquée centrale de Koudoukou, un des quartiers les plus violents de la capitale centrafricaine.

 

"Si la situation se dégrade, il ne pourra pas s'y rendre", a dit la source contactée par Reuters.

 

Jeudi dernier, quatre personnes ont été tuées à Bangui, portant à 11 le nombre de victimes des violences entre factions chrétiennes et musulmanes au cours de la semaine.

 

L'ancienne colonie française est secouée par des violences depuis 2013 et les autorités ont du mal à désarmer les milices rivales malgré l'accord de paix conclu en mai dernier.

 

(Philip Pullela,; Nicolas Delame pour le service français)

 

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