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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 15:33
Le 6e arrondissement de nouveau mouvementé

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 16 novembre 2015 13:15

 

Des gaz lacrymogènes, des explosions de grenades et des tirs d'armes automatiques ont été entendu pendant plusieurs heures ce lundi à Fatima dans le 6e arrondissement de Bangui. A l’origine une opération de démantèlement par la Minusca des barricades érigées sur l'avenue Cemac, entre le lycée de Fatima et le quartier Annabelle. 


Cette opération de grande envergure a démarré aux environs de 6 heures du matin. De gros moyens ont été déployés par les casques bleus pour démolir les barrières. Deux hélicoptères ont été mis à contribution avec au sol des véhicules blindés. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour faciliter l’ouverture de l'avenue.


Réticence de la population 



Non loin du quartier Annabelle, l'opération s'est heurtée à la résistance d'une foule hostile au démantèlement. La population a manifesté avec un concert de casserole à quelques dizaines de mètres des soldats de l'ONU.


« On a érigé ces barricades par rapport à notre protection parce qu'on a vu qu'on est abandonné à notre triste sort, raison pour laquelle on s'est organisé. Il y a des concitoyens qui viennent tous les jours dans le quartier tuer des gens. C'est un avant garde. S'ils enlèvent ça, c'est fini pour nous. Si c'est la cas, qu'ils créent une base dans le secteur pour assurer notre sécurité », explique un habitant de Fatima sous couvert de l'anonymat. Le témoin estime qu'il n'est pas normal d'user de la violence pour régler un problème.


Joint au téléphone, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, promet faire la lumière sur les enjeux de cette opération.


Aux dernières nouvelles, toutes les barricades ont été réinstallées par les manifestants.

Mécontentement à Ngakobo au centre est

 
Dans la Ouaka, les déplacées du site de la Société sucrière (Sucaf) à Ngakobo, situé à 61 Km de Bambari sur l'axe Alindao, crient au secours. Ces personnes disent que dimanche elles ont sommées par le sous préfet de Kouango et le commandant de la Minusca à Bambari de quitter le site dans trois jours.


Selon les déplacés venus de Bambari, Mobaye et des villages environnants, l'ultimatum a été lancé au cours d'une réunion élargie aux chefs de quartiers à Ngakobo. 

« Le sous-préfet et le chef de la Minusca nous ont dit de quitter dans trois jours. Le commandant nous a fait savoir que l'information vient d'en haut. Les déplacés doivent quitter car après trois jours, il viendra brûler toutes les habitations de fortune. Nous ne comprenons pas ce qui se passe entre le sous-préfet et le commandant de la Minusca », explique l'un des chefs  joint au téléphone. 


Contactée sur cette situation, le chef de mission de la Minusca à Bambari, Bars-Dimitroff Zlatko, a indiqué que la gestion des sites des personnes ne relève pas de leur compétence. Il a toutefois fournis des précisions :


« Ce n'est pas possible parce que Minusca ne peut pas chasser les déplacés d'un site. D'après moi, c'est la présence des éléments armés au sein du site. C'est dans ce cas que la Minusca a demandé à ces gens de quitter le camp immédiatement. On ne peut pas avoir des personnes en arme dans des camps de personnes déplacées. Des crimes sont commis par des gens qui sortent du camp avec des armes et qui retournent au camp pour chercher protection, c'est une situation qui ne peut pas être tolérée. C'est une violation du droit humanitaire ».

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