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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 15:34

 

 

 

Depuis plus d’une semaine, la capitale Bangui a renoué avec le cycle des violences, des tueries, des assassinats gratuits, des cycles de destruction des biens publics et privés, le cycle d’incendies des maisons… Nous nous sommes encore retrouvés au creux de la vague et des communautés se regardent en ennemis alors que nous sommes tous des filles et des fils de ce pays. Nous avons beaucoup pleuré, nous avons beaucoup versé de sang, nous avons perdu beaucoup de compatriotes, des vies des jeunes ont été perdues, des avenirs ont été assombris, l’année scolaire qui vient de commencer devient une épreuve pour nos enfants…

 

J’appelle nos compatriotes à se ressaisir. J’appelle tous ceux savent ou qui se sentent filles et fils de ce pays, dans leur âme, d’arrêter immédiatement cette boucherie humaine. Regardez autour de nous, les gens ne parlent que de construction de routes, d’aéroports, de ports, d’usines, de relance de l’agriculture, d’emploi des jeunes; on ne parle d’investissement qu’en milliards de dollars. Et lorsqu’on arrive à la République Centrafricaine, c’est le nombre de mort qu’on compte. Pourquoi nous nous entre-tuons? Hier, c’était la lutte pour le pouvoir, avant-hier c’était parce que tel a provoqué tel autre, mais aujourd’hui, pourquoi les Centrafricains s’entre-tuent-ils?

 

Chaque fois c’est la même chose, on a découvert un corps, un a été tué, puis on tue l’autre, puis on tue un autre encore, puis on brule des maisons, puis on assassine des jeunes, puis on tue des femmes, puis on tue des enfants… Et chaque fois que nous pensons que l’accalmie est revenue, au moindre incident, les choses repartent.

 

Je ne demande qu’une seule chose aux Centrafricains : arrêtez ces tueries. Il n’y a rien qui puisse justifier la poursuite de cette politique de haine. Je demande également aux forces internationales qui vivent avec nous ce qui se passe, de se doter des moyens si c’est un problème de moyens; de se doter des moyens politiques, militaires et sécuritaires pour arrêter la descente aux enfers de ce pays. Les Centrafricains ont trop souffert, nous sommes trop en arrière sur tous les plans mais il faut qu’il y ait des couloirs humanitaires qui permettent à nos compatriotes qui sont enfermés dans leurs quartiers respectifs de sortir, de regarder le spectacle de ce qui se passe dans ce pays, de se ravitailler, de permettre aux enfants d’aller à l’école. Arrêtons de nous regarder comme des ennemis. Il n’y a personne qui peut avoir raison quand quelqu’un est mort mais nous avons tous tords parce que nous sommes les auteurs de notre propre descente aux enfers.

 

DECLARATION DE MARTIN ZIGUELE RELATIVE A LA RECRUDESCENCE DE VIOLENCES DANS LA CAPITALE CENTRAFRICAINE

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