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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 14:48

 

 

 

04/11/15 (AFP)

 

Une centaine de parlementaires ont participé mercredi à une marche pacifique dans Bangui pour dénoncer les récentes violences et demander le réarmement rapide des Forces armées centrafricaines (FACA), a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Vêtus de noir en signe de deuil, les membres du Conseil national de transition (CNT), le parlement transitoire de Centrafrique, ont marché pendant plusieurs kilomètres, du siège de l'Assemblée nationale à la place des Nations unies où ils ont entonné l'hymne de la Centrafrique, "la Renaissance".

 

"L'heure n'est plus aux condamnations. Nous attendons du gouvernement des actes concrets", a déclaré Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du CNT.

 

"Il appartient à ce gouvernement et à la communauté internationale" de permettre le réarmement de "nos forces de défense et de sécurité dans un délai d'une semaine", a-t-il dit.

 

De nombreux habitants de Bangui ont assisté tout au long du parcours à cette marche qui a pris fin par la remise d'un mémorandum aux représentants de la mission onusienne de maintien de la paix (Minusca), de l'Union africaine, de l'Union européenne, de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et à l'ambassadeur de France à Bangui.

 

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza avait appelé lundi les forces militaires internationales (Minusca et française Sangaris) à "une action vigoureuse" face aux violences qui, lors d'affrontements entre des musulmans et des miliciens chrétiens anti-balaka, ont fait plusieurs dizaines de morts depuis fin septembre à Bangui.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014, et entrainant l'intervention des forces internationales.

 

Les FACA ne sont plus armées depuis ces événements car la communauté internationale, qui a placé le pays de facto militairement et économiquement sous tutelle, s'y oppose de crainte que l'arrivée importante d'armes ne favorise un embrasement généralisé.

 

Les habitants de Bangui se plaignent souvent du manque de réactivité des forces internationales face aux miliciens qui incendient les maisons et provoquent des déplacements de populations.

 

Centrafrique: marche de parlementaires contre les violences et pour le réarmement
Centrafrique: marche de parlementaires contre les violences et pour le réarmement

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