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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 00:25
Violences en Centrafrique : enquête ouverte

(Le Garde des Sceaux Aristide Sokambi) 

 

Par Lefigaro.fr avec AFP le 07/10/2015 à 23:48

 

La justice centrafricaine a ouvert une enquête notamment pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et incitation à la guerre civile contre les auteurs des dernières violences à Bangui qui ont fait 61 morts, a annoncé ce soir le ministre de la Justice. Dans sa déclaration à la radio d'Etat, le ministre Aristide Sokambi a affirmé que "devant des comportements flagrants, qui sont constitutifs d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, de complot, d'incitation à la guerre civile, à la désobéissance civile, à la haine, et de complicité, le gouvernement a instruit les autorités judiciaires compétentes, aux fins d'ouvrir une enquête à l'effet de rechercher et d'arrêter les présumés auteurs et complices".

 

D'après lui, des responsables politiques se sont réunis pour réclamer une troisième transition afin de retarder le processus électoral prévu début octobre "et soutenir publiquement ces violences". "Des officiers de l'armée, comme le capitaine Eugène Ngaïkosset, le lieutenant Olivier Koudémon "alias Gbangouma", le nommé Mokom et autres, recherchés par la justice centrafricaine pour divers crimes commis dans notre pays, se sont impliqués ouvertement dans tous les différents mouvements pour attenter à l'ordre établi", a-t-il dit. Ces officiers faisaient partie de la garde rapprochée de l'ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion de la Séléka. 

 

La flambée de violences qui a embrasé Bangui fin septembre a fait 61 morts et 300 blessés, selon le dernier bilan publié lundi par le gouvernement. Ces violences avaient éclaté le 26 septembre après l'assassinat d'un conducteur de moto-taxi musulman et s'étaient propagées dans plusieurs quartiers de la capitale avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français de Sangaris) ne parviennent à rétablir le calme.

 

 

 

DECLARATION DU MINISTRE D’ETAT A LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGE DE LA REFORME JUDICIAIRE ET DES DROITS DE L’HOMME

 

 

*********

 

Le Samedi 26 Septembre 2015, suite à l’assassinat odieux d’un sujet musulman dont le corps a été jeté dans la concession de la FNEC au quartier Combattant dans le 8èmearrondissement, des violences inouïes ont éclaté à Bangui dans la matinée, au niveau du 5ème arrondissement et de ses environs qui se sont poursuivies dans la nuit.

 

En date du 27 Septembre 2015, face à cette situation, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition, en l’absence du Chef de l’État en mission aux États Unis, appelait au calme, à la retenue et à l’apaisement quelle que soit la situation en cause, conformément aux différents engagements pris lors du forum de Bangui.

 

Alors que le Gouvernement recherchait une issue pacifique à cette situation, voilà que les 27 et 28 Septembre 2015, trois événements majeurs viennent donner une signification à ces violences

:

·D’abord, la déclaration de M. LAKOSSO Gervais, Conseiller National de Transition, se disant coordonnateur d’une plate-forme de la société civile dénommée « Temps de Béa Africa », appelle la population à la désobéissance civile et demande à l’armée de se joindre à son mouvement pour s’emparer des destinées de la nation. En outre, il a incité la population à s’en prendre à la SANGARIS, à la MINUSCA et aux organisations non gouvernementales qui «se pavanent », selon ses propres termes, dans notre pays ;

 

Ensuite, la marche organisée sans autorisation préalable en compagnie des hommes armés, pour demander la démission du Chef de l’Etat de la Transition et du Gouvernement, dont l’objectif était de prendre le Palais de la Renaissance.

 

Enfin, l’attaque coordonnée dans la nuit du 27 au 28 Septembre 2015 visant la gendarmerie, le Palais de la Renaissance et la Radio Nationale.

 

Il y a lieu de rappeler que la déclaration faite par M. LAKOSSO Gervais a été immédiatement suivie d’effet, car dans la même soirée des barricades ont été érigées et le lendemain, plusieurs ONGs internationales ont été systématiquement attaquées et pillées, notamment l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM), la Croix Rouge Française, Première Urgence-Aide Médicale Internationale, Action contre la faim, Médecins du Monde, CORDAID, PAM, etc.

 

Certains responsables de partis politiques se sont également réunis pour réclamer une troisième transition et soutenir publiquement ces violences, alors que le moment était à la recherche de solutions pacifiques.

 

Des Officiers de l’armée, comme le Capitaine NGAIKOISSET Eugène, le lieutenant NGBANGOUMA Olivier, le nommé MOKOM et autres, recherchés par la justice centrafricaine pour divers crimes commis dans notre pays, se sont impliquées ouvertement dans tous les différents mouvements pour attenter à l’ordre établi.

 

En dépit des différents appels à la reprise et au dialogue de la majorité des partis politiques, des Associations, des leaders religieux et communautaires, M. LAKOSSO Gervais et ses complices persistent dans la voie de la désobéissance civile au mépris des instructions gouvernementales.

 

Devant de tels comportements flagrants qui sont constitutifs d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, de complot, d’incitation à la guerre civile, à la désobéissance civile, à la haine et de complicité, le Gouvernement a instruit les autorités judiciaires compétentes, aux fins d’ouverture d’une enquête à l’effet de rechercher et d’arrêter les présumés auteurs et complices pour qu’ils répondent de leurs actes.

 

Je voudrais saisir cette occasion, pour rappeler à tous, que le Forum national a recommandé la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes et autres violations des droits humains.

 

De même, depuis le déclenchement de ces violences, la communauté nationale et internationale réclame toutes, la poursuite des auteurs et instigateurs de ces événements.

 

A cet effet, je lance un appel à témoins à tous, pour contribuer à l’identification des autres auteurs et complices qui ont volontairement endeuillé de nouveau notre pays.

 

Appel est également lancé à tous les citoyens pour dénoncer sans délai aux autorités judiciaires les lieux de refuge ou de retraite de ces personnes.

 

Le Gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires, avec l’appui des forces internationales pour traduire devant la Justice nationale et internationale les principaux auteurs des différents actes répréhensibles survenus ces derniers jours.

 

Je vous remercie.

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