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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 22:16

 

 

Par RFI  16-10-2015 à 15:27

 

Dans un contexte de violences régulières, les autorités centrafricaines ont fait savoir que les élections n'auront définitivement pas lieu le 18 octobre comme cela était initialement prévu. Elles évoquent une échéance à la fin du mois de décembre avec un glissement possible début 2016.

 

L’idéal serait de faire les premier et deuxième tours durant le mois de décembre et de gérer tout ce qui est de l’ordre du contentieux du processus électoral en janvier.

 

Dominique Said Paguindji Porte-parole du gouvernement centrafricain 16/10/2015 - par Matéo Guidoux

 

 

Centrafrique : la présidentielle reportée à décembre ?

 

16 octobre 2015 à 18h01 Par Vincent Duhem  Jeune Afrique

 

Initialement prévues le 18 octobre, les élections présidentielle et législatives sont une nouvelle fois reportées. Une nouvelle date doit bientôt être fixée.

 

Et si c’était le dernier report ? D’abord fixées en février, puis en juin, les élections présidentielle et législatives en Centrafrique n’auront pas lieu le 18 octobre, dernière date prévue. Sous pression de la communauté internationale, les autorités de la transition travaillent à l’établissement d’un nouveau chronogramme. Les toutes dernières discussions semblent converger vers l’organisation du référendum constitutionnel et du 1er tour en décembre (les dates du 6 et du 13 sont à l’étude). Le second tour se tenant début 2016, probablement le 17 janvier.

 

Avant de valider ce chronogramme, Bangui doit s’assurer que les chefs d’État de la Communauté des États d’Afrique Centrale (Ceeac) prolongent de quelques semaines la transition, qui doit s’achever le 30 décembre. Et que l’Autorité nationale des élections (ANE) l’accepte. Le 9 octobre, son président Dieudonné Kombo-Yaya, avait claqué la porte de l’instance dénonçant la pression des autorités et des partenaires pour que les élections soient organisées avant la fin de l’année.

 

Dans un mémorandum, il a indiqué que l’ANE avait proposé d’organiser le référendum le 13 décembre, le premier tour des élections couplées le 27 décembre et le 2ème tour le 07 février 2016. « Nous ne pouvions faire autrement. Tenter de réduire encore ces délais serait contre productif », écrit-t-il. Sa démission avait succédé à celle de son vice-président Godefroy Mokamanédé, qui avait quitté l’ANE il y a un mois et demi.

 

Tentatives de déstabilisation

 

Si l’enregistrement des électeurs est un succès, avec un taux de près de 90%, organiser des élections avant la fin de l’année demeure un défi immense. Outre les difficultés purement techniques, la sécurisation du scrutin reste incertaine tant le nombre d’acteurs (politiques et militaires) souhaitant retarder le processus est grand.

 

Dans ce contexte, le retour au premier plan de Noureddine Adam inquiète la communauté internationale. Le 14 octobre, le représentant en RCA de la Ceeac s’est rendu à Kaga Bandoro pour rencontrer l’ex-numéro deux de la Séléka. Ce dernier lui a réaffirmé qu’il souhaitait qu’une troisième transition voit le jour, qu’il était opposé à l’organisation d’élections en 2015 et qu’il ferait tout pour les gêner.

 

Les tensions communautaires restent également fortes. Le 15 octobre, des affrontements ont éclaté dans le quartier PK5 de Bangui à la suite de la mort d’un jeune musulman qui a été tué par des individus supposés anti-balaka. « Ceux-ci ont ensuite lancé des attaques contre le PK-5 repoussées par des musulmans armés », a expliqué à l’AFP une source militaire. Ces violences, accompagnées de tirs nourris ont fait fuir des milliers d’habitants vers d’autres quartiers de la capitale centrafricaine.

 

Vincent Duhem

 

 

NOURREDINE ADAM EN FUSION AVEC UNE FRANGE DES ANTI BALAKA

 

« Nous avons accepté la première transition et nous avons vu que ça n’a pas abouti, estime Moustapha Saboun, coordinateur politique du FPRC. Ils sont allés à la prolongation, on a accepté et maintenant, ils sont à la porte de la troisième transition et rien n’a été fait. Donc, nous nous sommes rendu compte que ceux qui détiennent aujourd‘hui cette formule de ramener définitivement cette paix, c’est le FPRC ex-Seleka et les anti-balaka ensemble ». « Noureddine Adam a expliqué pourquoi cette descente, parce que les hommes sont fatigués. Ca fait dix ans qu’ils sont cantonnés et ça fait dix ans qu’il n’y a pas de solution. La transition est incapable, la transition a échoué. Maintenant, il faut absolument une solution ».


Source RFI

RCA: les élections reportées jusqu’en décembre 2015 au plus tôt

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