Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:26

 

 

Centrafricaines, Centrafricains,

 

Chers compatriotes et Hommes de média,

 

Notre pays, la République Centrafricaine vient, une fois de plus, de renouer avec la recrudescence de violence qui aura pour conséquence d’élargir davantage le sillon de sa fragmentation sociale.

 

Dans la résurgence des tueries et autres actes de vandalisme, il faut comprendre l’expression de la limite de capacité managériale dont font montre les principaux acteurs de la transition.

 

L’autre facteur aggravant qu’il convient de ne pas sous estimer est la conjonction de certaines volontés négatives telles que :

 

  1. La volonté toute puissante et d’déstabilisatrice d’une frange de la société civile pilotée, en sourdine, par l’une des institutions de la transition ;
  2. La volonté exprimée par la plate forme des leaders et partis politiques acquis à la théorie, combien insoutenable, de la troisième transition ;
  3. La grossière manipulation de l’exécutif de transition dont la volonté réelle d’aller aux élections dans les délais est, manifestement, sujette à caution ;
  4. L’empressement de ce même exécutif à se saisir de la moindre résurgence de crises sanglantes dans le pays aux fins d’organiser une mascarade de concertations avec les forces vives de la nation dans le seul but d’obtenir de ses complices de circonstance la prorogation de la transition. L’exemple le plus frappant est le fameux Forum de  Bangui dont la seule réussite est, et demeure, la prorogation de la transition qui ne pourrait être possible sans la complicité des animateurs de la commission politique dudit forum.
  5. L’application parcellaire de la feuille de route de transition et l’absence de volonté d’appliquer pleinement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives au Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et de la Reforme du Secteur de Sécurité (RSS).
  6. La non opérationnalisation de la Cour Spéciale criminelle pour juger sur le territoire centrafricain les nombreux auteurs présumés de graves crimes commis depuis l’avènement de la coalition SELEKA à ce jour.

 

Chers compatriotes,

 

Pour ne pas assister  impuissant à la descente aux enfers de toute la nation, nous demandons solennellement au peuple centrafricain dans son ensemble, musulman et non musulman,  de se mobiliser le moment venu pour opposer une vive résistance pacifique aux prochaines machinations tendant, une fois de plus, à obtenir un glissement de calendrier électoral allant, exagérément, au-delà  de la date du 30 Décembre 2015.

 

Cet appel s’adresse également à la communauté internationale qui ne doit ménager aucun effort afin de conduire la transition à une fin effective dans le délai proposé par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et accepté par tous les bailleurs de fonds engagés au chevet de notre pays.

 

Pour conduire irréversiblement l’interminable et balbutiante transition vers sa fin, nous proposons, après une large concertation, de procéder sans délai :

 

  1. Au renforcement de l’ANE par des moyens humains et la mise à sa disposition de moyens financiers nécessaires à l’accomplissement de sa mission dans le délai.
  2.  Au renforcement de l’exécutif de transition à dessein de dissuader toutes manigances tendant à obtenir un glissement calendaire des élections.

 

Peuple centrafricain, Chers compatriotes, Hommes de média,

 

Nous avons l’obligation de tenir le calendrier électorale, nous devons le tenir ce calendrier et nous le tiendrons car la transition dans la vie d’une nation n’est qu’une étape passagère qui  n’à jamais vocation à s’éterniser quel qu’en soit le prétexte. Nous le disons parce que nous savons que cette situation d’urgence  empêche le pays de renouer avec le développement.

 

D’aucuns n’ignorent que l’exécutif actuel est l’émanation d’un Conseil National de Transition légal mais illégitime. En connaissance de cause, pour sauvegarder l’intérêt supérieur de la nation, nous avons le devoir de nous opposer à toutes tentatives de cet exécutif qui, par pur cynisme politique,  exploite sans vergogne la souffrance du peuple centrafricain  brandissant toujours la persistance de l’insécurité dans certaine portion du pays, l’insécurité qu’elle contribue elle-même, par action ou par omission, à entretenir sournoisement, à dessein d’imposer au peuple et à la communauté internationale le glissement des dates d’élection, autrement dit une prorogation supplémentaire de la transition qui de fait prorogera inutilement  la souffrance du peuple centrafricain par ricochet.

 

Par conséquent, je lance un appel à la vigilance et à la mobilisation populaire pour faire obstacle à toute manipulation, quel qu’en soit sa provenance, tendant à proroger la transition au-delà de la date du 30 Décembre 2015.

 

Pour cela, nous devrons tous exiger l’organisation des scrutins dans ce délai quel qu’en soit la forme de ces scrutins car l’exécutif actuel ne doit son existence qu’à un CNT illégitime.

 

 Par conséquent, s’il faudrait qu’un seul quartier, un seul arrondissement, une seule sous-préfecture ou qu’une seule préfecture vote parce que les conditions de paix et de sécurité pouvant garantir la sincérité d’un scrutin y sont réunies, nous accepterons le verdict de ce scrutin pourvu qu’il soit inclusif, démocratique, transparent et crédible.

 

Nous le disons aujourd’hui devant vous. Prenez bien date que la République Centrafricaine doit être dotée d’un Président de la République, Chef de l’était, avant le 5 Janvier 2015 car seul le retour à l’ordre constitutionnel est un gage pour le pays à renouer avec les financements et investissements internationaux.

 

Nous vous remercions.

Bangui, le 13 Octobre 2015

 

Léopold Narcisse BARA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com