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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 00:15
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH

 

 

MSF rend hommage à son personnel pour le travail accompli pendant les dernières violences à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 10 OCTOBRE 2015

 

L’équipe des Médecins Sans Frontière (MSF) a salué la détermination, le courage et l’abnégation de son personnel qui a maintenu les services de soins pour sauver des patients pendant les dernières violences à Bangui. C’est dans l’émission du RJDH intitulée « BEAFRIKA LASO » du vendredi 09 octobre que les chefs de missions et coordonnateurs médicaux ont fait cette déclaration.

 

Établissant le bilan provisoire de ses actions pendant les troubles qui ont démarré dans la capitale centrafricaine le 26 septembre 2015, l’ONG humanitaire estime que globalement, les structures MSF sont restées fonctionnelles pendant la dernière crise. « Nous avons reçu au moins 200 blessés dans une semaine et nous avons fait 70 interventions chirurgicales à l’hôpital général », a présenté Thomas Lauvin, Coordonnateur médical MSF France.

 

Selon Silvia Alvarez, Coordonnatrice médical à MSF Espagne, des cliniques mobiles ont été déployées pour des soins sur les sites des déplacés. « Le 4ème et dernier jour des violences, nous avons soigné 382 enfants et référé 4 cas à la pédiatrie. Nous avons référé les cas de malnutrition au service nutritionnel de l’hôpital que nous avons aussi appuyé », a-t-elle énuméré en illustration.

 

Emmanuel Lanpart, Chef de Mission MSF Belgique, a profité de cette émission pour saluer le courage de l’équipe MSF qui a pu maintenir les services pendant et après ces moments de trouble.

 

« Nous saluons le courage de tout le personnel et surtout le staff national qui a offert des soins à l’hôpital général, la maternité des Castors, lors des cliniques mobiles à Benz-vi, Fateb, Saint Sauveur, Béthanie, Centre Jean XXIII, tout en restant actif sur le site de M’Poko », a relevé Emmanuel Lanpart.

 

MSF regrette toutefois le difficile accès des patients sur les sites de prise en charge, voire du personnel vers les sites, et rappelle la nécessité de laisser les humanitaires travailler librement.

 

Les représentants de MSF ont aussi mentionné que ses services sont toujours opérationnels à l’intérieur du pays. « MSF met en œuvre 17 projets dans 14 des 16 préfectures de la Centrafrique. Nous sommes sur le point d’ouvrir une maternité à PK5, notamment au quartier Gbaya-Dombia », a annoncé Emmanuel Lanpart, Chef de Mission MSF.

 

La capitale Centrafricaine était à nouveau replongée dans les violences, le 26 septembre 2015, provoquant le déplacement de 37. 416 déplacés internes dans les sites de Bangui, 1.086 Réfugiés, 61 morts, 307 blessés, selon les dernières données de la coordination des actions humanitaires (OCHA).

 

Ces dernières violences ont à nouveau entravé l’accès aux soins et l’aide humanitaire puisque des humanitaires ont été ciblés par des manifestants, les empêchant de circuler et empêchant aussi certains patients d’atteindre les centres de prise en charge.

 

 

La viande de bœuf à nouveau rare sur le marché à Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org/  samedi 10 octobre 2015 12:26

 

La viande de bœufs est à nouveau rare sur les marchés de la Capitale centrafricaine. Conséquence de cette nouvelle crise qui a secoué Bangui et qui s'ajoute aux difficultés d'ordre sécuritaire le long des axes qui mènent de Bangui vers les villes de l'intérieur pourvoyeuses des bœufs. Une situation dénoncée par le Collectif des bouchers centrafricains qui appelle le gouvernement et la Minusca à l'aide. 


« Il n'y a pas de marché à bétail proche de Bangui. Nos frères se donnent la peine d'effectuer le déplacement dans l'arrière pays avec tous les risques pour se procurer les bœufs. Quand ils en trouvent, ils sont aussi confrontés à ces forces nuisibles qu'il s'agisse des antibalaka ou seleka qui les empêchent de circuler librement », déclare Moise Edmond Houlzia président du Collectif des bouchers centrafricains. Il demande par ailleurs au gouvernement de tout mettre en œuvre afin « d'assurer l'escorte des bœufs depuis l'arrière pays jusque dans la Capitale comme cela se fait déjà pour les marchandises en provenance du Cameroun ».

Plusieurs barrières illégales sont ainsi érigées sur les axes par les groupes armés (Antibalaka et Seleka) qui exigent de l'argent à chaque passage des véhicules. Mis au parfum de cette nouvelle donne, le gouvernement centrafricain promet des réponses urgentes pour mettre fin aux difficultés rencontrées par ces compatriotes.

« Les plaintes de nos compatriotes bouchers sont fondées. En ce moment, tous les axes connaissent une recrudescence d'insécurité.  Surtout l'axe qui mène de  Bangui à Bambari et Kaga-Bandoro, les principaux axes de ravitaillement de la Capitale », explique le ministre délégué à l’élevage. Mahamat Taib Yacoub rassure par ailleurs que le gouvernement est déjà en négociation avancée avec les forces internationales qui assuraient déjà l'escorte des bœufs de l'arrière pays vers la Capitale.« Je crois que quelque chose sera fait dans les jours à venir pour mettre fin à cette difficulté de nos compatriotes bouchers afin de leur donner la possibilité de continuer à ravitailler Bangui en viande de bœufs ».

Sur le marché, les prix ont flambé et un bœuf qui se vendait à 250 ou 300.000 Fcfa se négocie aujourd'hui à plus de 500.000 Fcfa. Cette rareté de viande sur le marché centrafricain oblige, selon certaines informations recueillies, les grandes alimentations et autres hôtels à proposer souvent le double du prix initial pour pouvoir se procurer les bœufs au détriment des petits détaillants.

 

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