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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 01:19
Lu pour vous : Sangaris: enquête au ralenti
Lu pour vous : Sangaris: enquête au ralenti

 

 

http://www.centre-presse.fr/  09/10/2015 08:57

 

La première alerte sur des viols d'enfants commis par des militaires français en Centrafrique remonte à mai 2014. Depuis, l'enquête avance... très doucement.

http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gif

Un reportage diffusé sur France 2 la semaine dernière a relancé l'affaire. Auteur d'un rapport sur ces soupçons d'abus sexuels commis par des militaires français de la force Sangaris (entre 2013 et 2014), Gallianne Palayret, fonctionnaire de l'Onu, précise à l'écran que la hiérarchie militaire française avait été informée dès mai 2014. Le ministère de la Défense ne confirme pas, pour l'instant. Et ne commente pas: « Une procédure judiciaire est en cours. »

 

"Ils m'ont dit qu'ils allaient informer Paris"

 

En mai 2014, Gallianne Palayret assure avoir rencontré des responsables de la force Sangaris: « Ils m'ont prise très au sérieux, ils m'ont tout de suite dit qu'ils allaient informer Paris, mettre plus de patrouilles, et que si cela était avéré des sanctions seraient prises. Ils ont été très surpris, mais aussi très professionnels dans la réponse. » 


Pourtant, ce n'est qu'un an plus tard (29 avril) que l'affaire éclate au grand jour, après la publication d'un article dans un journal britannique. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian indique alors qu'il n'a eu connaissance des faits qu'en juillet 2014, qu'il avait aussitôt demandé à l'armée une enquête interne de commandement et saisi la justice française. La question est aujourd'hui de savoir pourquoi, s'ils ont été effectivement informés en mai 2014, les militaires français n'ont pas fait remonter l'information jusqu'à Paris. Les autorités françaises procèdent actuellement à des vérifications: quand et où Gallianne Palayret a-t-elle rencontré les responsables de Sangaris? Qui a t-elle vu? Mais aussi: « A-t-elle évoqué des rumeurs ou présenté des faits? » 

 

Un an après sa dénonciation des faits, Gallianne Palayret s'étonne de n'avoir toujours pas été entendue par les enquêteurs. On sait, cependant, que « des gendarmes se sont rendus sur place dès août 2014, puis durant trois semaines entre juin et juillet 2015, en compagnie de magistrats ». Dans ce type de dossier impliquant des enfants, « la justice agit avec prudence, donc sans précipitation », confie une personne proche du dossier.

 

Quatorze militaires français seraient soupçonnés en Centrafrique, mais aussi plusieurs casques bleus. En août, le représentant de l'Onu en Centrafrique a démissionné après avoir été informé d'abus imputables à des casques bleus rwandais et camerounais. Selon Le Monde, un rapport de l'Onu relève, entre 2008 et 2013, 480 cas d'abus sexuels commis par des soldats et personnels de l'organisation.

 

Bruno Besson

 

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