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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:57

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 5 octobre 2015 13:30

 

Dans une déclaration lue ce 5 octobre sur les ondes de la radio nationale, le porte-parole du gouvernement, Dominique Saïd Panguindji, a donné le bilan officiel provisoire des dégâts humains des événements déclenchés le 26 septembre à Bangui. Le gouvernement de transition a donc décrété trois jours de deuil national en mémoire des victimes de cette crise.


« Le bilan provisoire de ce plan machiavélique qui pourrait s'alourdir est catastrophique et macabre. 61 morts et 307 blessés graves selon les sources hospitalières. Le gouvernement tient une fois de plus renouveler ses condoléances aux familles éprouvées et sa compassion aux victimes qui demeurent dans la souffrance », s'est indigné le membre du gouvernement de transition. 

« C'est dans cet esprit de solidarité qu'un deuil de trois jours a été décrété par le Chef de l’État de la transition en la mémoire de toutes les victimes innocentes de cette barbarie sans nom », a-t-il ajouté. 


Cette crise pour le Gouvernement de transition, n’est qu’un coup d’état devant aboutir à la mise en place d’une troisième transition. Le porte-parole du gouvernement parle d’un complot minutieusement préparé de longue date afin de renverser les institutions de transition en cours. 


« Cette énième crise est l’œuvre d'un plan machiavélique méticuleusement préparé depuis de longue date destiné à marquer un coup d'arrêt au processus de paix, de réconciliation nationale ainsi qu'au processus électoral suffisamment avancé malgré le contexte particulièrement difficile », a précisé M. Saïd Panguindji.


Le ministre Saïd Panguindji considère que l'appel de la société civile à travers le mouvement ''Le temps de Bêafrika'' s'inscrit dans la logique d'un appel à la violence.

« L'appel irresponsable à la désobéissance civile lancé par un conseiller national de transition, soit disant au nom de la société civile, s'inscrit dans cette logique de barbarie et n'est ni plus ni moins qu'un appel à l'insurrection populaire contre les institutions de la transition, les forces internationales, Minusca et Sangaris, les agences du système des Nations Unies et les ONG nationales et internationales ». 


Selon lui, « Les conséquences de ces agissements constituent un désastre pour la paix et l'action humanitaire dont ce conseiller national et certaines personnalités tant politiques que militaires, devront porter l'entière responsabilité devant la justice et devant l'histoire. Il n'y aura pas de place à l'impunité ni à l’immunité devant ces faits aussi graves et flagrants. Dores et déjà, une procédure judiciaire est enclenchée, force doit rester à la loi ».


Par ailleurs, une séance de travail a eu lieu ce lundi 5 octobre au Palais de la Renaissance entre le Chef de l’État de la transition, Catherine Samba-Panza et le Premier ministre, Mahamat Kamoun. Il s’agit, pour le chef du gouvernement de transition, de dresser le bilan de la situation à l’Exécutif de la transition. 


Quant à l’organisation des prochaines consultations avec les Forces vives de la nation annoncées par le Chef de l’État de la transition dans son discours à la nation quelques heures après son retour de New York, le Premier ministre a affirmé que les dispositions sont en cours.

 

 

Centrafrique : 61 morts, 300 blessés dans les violences de fin septembre à Bangui

 

05/10/15 (AFP)

 

La flambée de violences qui a embrasé Bangui fin septembre a fait 61 morts et 300 blessés, a annoncé lundi le gouvernement centrafricain, révisant à la hausse de précédents bilans faisant état d'une quarantaine de morts.

 

"Le dernier bilan des violences établi de source hospitalière est de 61 morts et plus de 300 blessés", selon un communiqué du ministre de la Sécurité publique et porte-parole du gouvernement, Dominique Saïd Panguindji.

 

Ces violences avaient éclaté le 26 septembre après l'assassinat d'un conducteur de moto-taxi de confession musulmane et s'étaient propagées dans plusieurs quartiers de la capitale avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français de Sangaris) ne parviennent à rétablir le calme.

 

La ville avait également été paralysée pendant quelques jours par des barricades érigées par des manifestants réclamant notamment la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza.

 

Lundi, Bangui avait retrouvé son visage habituel. Les banques, les magasins de gros, les boutiques ont rouvert. Les taxis, taxis-bus et taxis-motos ont également repris le service. Mais certains axes ne sont pas totalement desservis.

 

"Nous avons des problèmes d'approvisionnement en carburant et nous redoutons aussi les braquages qui se font de jour comme de nuit. C'est pourquoi il n'y a pas de véhicules de transport urbain sur certaines artères", a expliqué à l'AFP Jean-Charles Tayo, chauffeur de taxi.

 

Les vols en partance et à destination de Bangui ont repris. "Avec le concours des forces nationales et internationales, nous avons mis en place un dispositif très efficace. Les passagers peuvent accéder à l'aéroport sans pour autant être inquiétés", a affirmé à la radio d'Etat Arnaud Djoubaye Abazène, ministre des Transports.

 

La semaine dernière, Mme Samba Panza avait qualifié ces violences de "tentative de prise de pouvoir par la force".

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, un des pays les plus pauvres au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir.

 

Le gouvernement de transition publie le bilan des derniers événements à Bangui

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