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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 13:40
Ils sont 100.000 réfugiés centrafricains en RDC

 

 

Par Journaldekin.com - 14/10/2015

 

Les dernières vagues des violences ont secoué Bangui, ont poussées les centrafricains à franchir la frontière pour se mettre en sécurité

 

Ces réfugiés affirment avoir fui la Centrafrique pour échapper aux combats entre les rebelles de la seleka et les militaires anti-balaka. Les dernières vagues des violences ayant rudement secoué Bangui, capitale de la République Centrafricaine (RCA), sont une fois de plus ressenties dans la ville congolaise de Zongo, où plus de 2000 personnes ont franchi la frontière pour se mettre en sécurité.


Ville de la province du Nord-Ubangi, située en face de la capitale centrafricaine séparée par la rivière Ubangi (frontière naturelle), Zongo reçoit toujours un important afflux des réfugiés centrafricains chaque fois que la situation sécuritaire se détériore à Bangui.


Comme lors du coup d’Etat du mois de mars 2013 qui a destitué le président François Bozizé, la flambée de violence éclatée le 26 septembre dernier à Bangui, constate le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a provoqué la fuite de plus de 2.000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, vers la République Démocratique du Congo, voisine en l’espace d’une semaine.

Les nouveaux arrivants en provenance de Bangui, sont actuellement enregistrés par le service de migration à Zongo. Selon les services sécuritaires locaux, la ville de Zongo avait déjà accueilli le week-end dernier 377 réfugiés centrafricains.


Dans cette vague des nouveaux arrivés font remarquer les services sécuritaires et la Commission nationale aux réfugiés (CNR), on compte près de 70 % d’enfants parmi ces réfugiés centrafricains qui sont regroupés au centre de transit mis à leur disposition par la mairie de Zongo, avant leur prise en charge par le HCR.


L’autre constat qui se dégage, ce lot de nouveaux arrivants n’est pas seulement constitué par des ressortissants centrafricains. On dénombre également cent vingt (120) humanitaires expatriés dont une partie du personnel du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et de Médecins sans frontières (MSF) qui opéraient à Bangui ont été également évacués dans la ville de Zongo.


Vraisemblablement, indique-t-on, la plupart d’entre eux sera installée dans le camp de réfugiés de Mole, localité située à une dizaine des kilomètres de Zongo. D’après des témoignages recueillis, ils disent avoir rencontré des difficultés à quitter Bangui à cause de barricades érigées à travers la ville.

 

Crainte d’une augmentation des réfugiés centrafricains en RDC

 

Ils affirment avoir surtout fui pour échapper aux combats entre des rebelles Seleka et des militants anti-Balaka. Certains d’entre eux ont indiqué que leurs maisons ont été brûlées. Le nombre total de réfugiés centrafricains en République démocratique du Congo, soulignent des sources humanitaires, dépasse maintenant largement les 100.000.

Depuis la fin du mois de septembre dernier, rappelle-t-on, les tensions se sont accentuées significativement et des coups de feu ont été reportés dans de nombreux quartiers de Bangui. La situation a suscité l’évacuation de diverses organisations humanitaires qui travaillaient sur place.

Malgré l’accalmie observée actuellement, la population est encore traumatisée. Les opérateurs humanitaires redoutent que la situation d’extrême instabilité qui prévaut actuellement au pays et en particulier les violences à Bangui, puisse aboutir à une nouvelle augmentation du nombre de réfugiés fuyant la Centrafrique pour la RDC lors des prochains jours.


En fait, depuis le début de la crise dans ce pays voisin en mars 2013, plus de 65.000 réfugiés centrafricains ont été installés dans quatre camps de Boyabu, Mole, Inke et Bili, dans les provinces congolaises du Nord-Ubangi et du Sud-bangi, pendant que d’autres vivent avec des familles d’accueil. La survie des réfugiés dépend largement de l’assistance humanitaire qui y est fournie. Cependant, deux agences des Nations Unies ont exprimé leurs inquiétudes concernant le manque de fonds pour maintenir cette assistance en faveur des réfugiés.


C’est le cas notamment du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui manque de fonds pour l’installation d’abris pour ces réfugiés, ainsi que pour leurs besoins de santé et d’éducation. Pour l’exercice 2015, le HCR n’a reçu que 6 pourcent des 57 millions de dollars américains nécessaires pour ces opérations qui incluent la relocalisation des nouveaux arrivants vers des camps, la construction d’abris et la distribution d’articles non-alimentaires.


En outre, il faut ajouter que la condition des abris s’est détériorée à la mi-septembre dernière suite au passage d’une tornade qui a détruit presque la moitié des abris dans le camp de Mole. Dans l’entre-temps, le Programme alimentaire mondial (PAM) est confronté à un manque de 1 million de dollars américains pour son opération d’aide alimentaire d’urgence pour assister les réfugiés centrafricains en RDC.

En dépit de ces insuffisances, l’agence onusienne est très reconnaissante envers le Gouvernement allemand pour une contribution de 1,5 million d’euros annoncée au mois de septembre dernier afin de couvrir les besoins urgents d’assistance alimentaire.

Malheureusement, sans la confirmation de nouvelles contributions, il est à craindre que les activités vitales du PAM pour les réfugiés seront fortement compromises dès la fin-novembre prochain. Ceci pourrait avoir inévitablement un effet déstabilisant dans la zone frontalière déjà fragilisée où vivent les réfugiés.


Hausse de 50 % du prix des denrées alimentaires


Sur placé, le regain de tensions observé ces derniers jours à Bangui, a porté un coup aux activités commerciales qu’exercent les opérateurs économiques congolais et centrafricains via la rivière Ubangi, séparant la province du Nord-Ubangi ( Nord de la République démocratique du Congo) et la RCA.

L’autre fait pervers dû à ce nouvel afflux des réfugiés centrafricains à Zongo, c’est le réchauffement des prix de denrées alimentaires et de biens de première nécessité sur le marché local. Les prix des aliments ont augmenté pratiquement de 50 % ou plus.

Cette situation s’explique par le fait que la ville de Zongo est approvisionnée essentiellement en produits manufacturiers et autres vivres frais telles que la viande par la ville de Bangui. Aujourd’hui, la vie devient intenable pour la population de Zongo.

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