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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 20:50

 

 

Regain des violences à Bangui : Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence

 

Les récentes violences dues à la recrudescence de l’insécurité dans la capitale centrafricaine a fait plusieurs victime parmi la population civile. Plusieurs cas de destruction des biens publics et privés ont été enregistré. Des personnalités centrafricaines ont été la cible de certains groupes armés. L’ancien ministre de la Sécurité publique a échappé de justesse à la mort ce 1er Octobre 2015.

 

Le miraculeux a bien accepté de répondre à nos questions sans prendre de gants, toujours égal à lui-même.

 

Question(Q) : Bonjour monsieur le ministre. Dans la nuit du 1er Octobre à 23 heures, votre résidence au Camp des Castors a été attaquée. Avez-vous une idée sur l’identité de ces malfaiteurs ?

 

Claude-Richard Gouandjia (CRG) : Cette nuit-là, trois blindés des forces de la Sangaris en patrouille dans mon quartier ont pris position en direction de ma maison et ont commencé à ouvrir le feu, d’abord sur mon portail, et par la suite sur le mur de ma concession, et les projectiles ont pénétré jusqu’à atteindre la villa, beaucoup plus au niveau de mon salon et aussi ma chambre à coucher. Les tirs ont persisté et les policiers congolais de la MINUSCA basés à côté de l’église MESM ont riposté par des tirs dissuasifs de Kalachnikov d’abord, et devant la persistance des Français, ils ont utilisé l’armement lourd  qu’on appelle communément douze-sept. Ce qui a poussé les assaillants  à déguerpir vers le quartier Yakité.

 

Q : Avez-vous des problèmes particulièrement avec les Français ?

 

CRG : Pauvre de moi ! Que puis-je avoir comme problème avec une grande puissance qui ne peut que m’écraser comme une vermine ?

 

Je m’interroge comme tout le monde pour savoir ce qui s’est passé exactement. Je suis un miraculeux car c’est grâce à Dieu que je suis encore en vie.

 

Q : Comment avez-vous réagit par la suite ?

 

CRG : J’ai informé les autorités du pays et la gendarmerie est venue faire les enquêtes. Les impacts sur les murs de la concession de ma résidence ont été filmés. Plus de douze douilles ont été ramassées et des témoignages ont été recueillis en attendant des auditions.

 

J’ai ensuite eu un entretien téléphonique avec l’ambassadeur de France qui après avoir interrogé son Attaché militaire m’a donné leur version des faits en reconnaissant que les forces de la Sangaris ont patrouillé ce jour dans la zone indiquée.

 

Q : Comment ont réagi les autorités ?

 

CRG : La Présidente de la République m’a appelé personnellement et certains membres du gouvernement l’ont aussi fait pour me réconforter. Et Je les remercie au passage pour leurs soutiens.

 

Q : Comment vivez-vous l’attaque ?

 

CRG : Je suis serein et je n’ai pratiquement pas bougé de ma maison. Les forces de l’ONU contrôlent le quartier qu’elles quadrillent. Je veux qu’une enquête soit ouverte afin d’identifier officiellement tous les responsables de cet acte criminel et prémédité.

 

Grâce aux soutiens de nombreux compatriotes qui ne cessent de m’appeler, j’ai le moral haut.

 

Propos recueillis par Nelson MAZAND

Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
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Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence

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