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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 00:29

 

 

 

http://www.un.org/  1 octobre 2015 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi la communauté internationale à ne pas relâcher ses efforts de soutien, notamment financiers, à la République centrafricaine, sous peine de risquer de voir le pays retomber dans les désordres et les violences.

 

« Les événements survenus récemment à Bangui montrent combien la situation est fragile », a déclaré M. Ban lors d'une réunion de haut niveau sur la République centrafricaine, en marge de la 70ème Assemblée générale de l'ONU.

 

Se disant vivement préoccupé par l'escalade de la violence, notamment par les attaques perpétrées contre des civils et les affrontements entre communautés, M. Ban a déploré les pertes humaines et demandé à toutes les parties de mettre fin aux combats et de déposer les armes. « Il est évident que les violences intervenues récemment à Bangui visent à déstabiliser le pays et à mettre en péril le processus de transition », a-t-il dit.

 

Des affrontements entre milices rivales ont éclaté samedi dernier dans la capitale, Bangui, faisant au moins 36 morts, forçant plus de 27.000 personnes à fuir leurs habitations et menaçant de remettre en cause les acquis de plusieurs mois d'efforts pour stabiliser la situation en Centrafrique.

 

« Nous ne pouvons laisser quiconque remettre en question les résultats obtenus au cours de l'année écoulée et faire fi des aspirations de la vaste majorité des Centrafricains à la paix et à une vie meilleure », a dit M. Ban.

 

Il a rappelé qu'en 2014, la communauté internationale avait encouragé un large dialogue appuyé par des partenaires régionaux et internationaux. Les consultations menées au niveau local ont abouti au Forum de Bangui sur la réconciliation nationale. Les Centrafricains étaient alors convenus de la nécessité de mener une réforme du secteur de la sécurité, de traduire en justice les personnes responsables d'infractions graves et de reconstruire leur État pour favoriser le relèvement social et économique.

 

« Au plan politique, nous avons constaté des progrès, notamment les préparatifs en cours pour les élections qui auront lieu avant la fin de l'année. Alors que nous appuyons la fin de la transition, les Centrafricains – y compris ceux qui ont trouvé refuge à l'étranger – auront enfin la possibilité de voter », a encore rappelé M. Ban.

 

Il a invité les participants à la réunion à exprimer leur ferme soutien à une fin pacifique de la Transition, mais aussi leur désir « de voir plus loin et de mettre l'accent sur des actions prioritaires identifiées lors du Forum de Bangui et qui peuvent être accomplies d'ici à 18 mois ».

 

En même temps, a-t-il affirmé, il est urgent de combler le manque de fonds nécessaires pour mener à bien le processus électoral, ainsi que plusieurs programmes qui restent sous-financés. « Sans les ressources nécessaires pour subvenir aux besoins en matière de sécurité et de stabilisation et pour assurer le respect des droits de l'homme pour tous, le pays risque de replonger dans le conflit et les souffrances », a averti le Secrétaire général.

 

Il a appelé les participants à « mobiliser le soutien financier nécessaire à la mise en œuvre rapide des décisions du Forum de Bangui, à la réussite de la dernière phase de la Transition, et à l'édification de la paix et du développement à long terme que le peuple de la République centrafricaine réclame et mérite ».

 

Mercredi, le Ministre des affaires étrangères de la République centrafricaine, Samuel Rangba, avait demandé au Conseil de sécurité de renforcer le mandat de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies dans ce pays (MINUSCA) « afin de mieux combattre les ennemis de la paix » qui sont responsables des nouvelles violences.

 

 

Centrafrique: les récentes violences visaient à déstabiliser le pays (Ban)

 

01/10/15 (AFP)

 

Les violences qui ont embrasé la capitale centrafricaine Bangui ces derniers jours visaient "à déstabiliser le pays", censé organiser des élections générales avant la fin de l'année, a déclaré jeudi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

 

"Il est évident que ces violences visent à déstabiliser le pays et mettre en péril le processus de transition", a déclaré M. Ban en demandant à toutes les parties de "déposer les armes", à l'ouverture d'une réunion sur la Centrafrique en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

 

"Les derniers événements tragiques compromettent sérieusement tous les efforts de cohésion sociale et remettent en cause le processus électoral en cours et l'espoir de tout un peuple", a déclaré pour sa part la présidente de transition Catherine Samba Panza, qui intervenait par vidéo-conférence depuis Bangui.

 

Mme Samba Panza avait quitté en urgence New York lundi soir, alors que des violences, qui ont fait au moins 36 morts et 30.0000 déplacés depuis samedi, enflammaient Bangui. Le calme est revenu dans la capitale centrafricaine mais la situation reste précaire.

 

Ravagée pendant deux ans par un chaos indescriptible et des violences inter-communautaires sanglantes ayant suivi un coup d'Etat, la République centrafricaine reste en déliquescence, malgré la présence des forces onusiennes et françaises, et en dépit d'une aide internationale massive.

 

Même si le niveau des violences a considérablement baissé en Centrafrique, le pays connaît une insécurité persistante. Des élections présidentielle et législatives doivent en principe être organisées avant la fin de l'année, mais de nombreux observateurs doutent de la possibilité de ce scrutin.

 

"Aucun effort ne doit être ménagé pour respecter le calendrier électoral", a insisté le représentant de la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique centrale), le ministre des Affaires étrangères gabonais Emmanuel Issoze-Ngondet, en appelant les partenaires et donateurs à combler le déficit pour l'organisation du scrutin.

 

Fin septembre, 1,5 million de Centrafricains s'étaient inscrits sur les listes électorales, a-t'il annoncé, estimant que cela représentait près de 70% des inscrits.

 

"Ces inscriptions massives prouvent que le peuple veut voter", a estimé pour sa part le représentant du Congo, dont le pays est médiateur dans la crise centrafricaine.

 

Un référendum sur l'adoption d'une nouvelle Constitution - préalable à toute élection - était fixé au 4 octobre. Or les opérations de recensement électoral ne sont toujours pas achevées, alors que le 1er tour de la présidentielle avait été fixé au 18 octobre.

 

Centrafrique : Ban Ki-moon appelle la communauté internationale à ne pas relâcher ses efforts financiers

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