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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 07:32

 

 


L'armée loyaliste a repris mercredi le contrôle de la situation dans la capitale du Burkina Faso, au lendemain de son assaut-éclair contre la caserne des ex-putschistes de la garde présidentielle. L'ex-chef putschiste s'est momentanément réfugié dans une ambassade.


De nombreux soldats étaient positionnés à presque tous les coins de rue du quartier Ouaga2000, qui abrite la caserne du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). C'est cette unité d'élite de l'armée burkinabè, ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, qui avait mené le coup d'Etat du 17 septembre, mis en échec au bout d'une semaine.


Le chef du RSP et auteur principal du putsch, le général Gilbert Diendéré, se trouvait mercredi après-midi "dans une représentation diplomatique" de la capitale. Des négociations étaient en cours pour qu'il soit remis aux autorités, a indiqué un communiqué du gouvernement.


Le gouvernement a ajouté que l'armée loyaliste continuait mercredi de passer "au peigne fin le Camp Naba Koom en vue de dresser un bilan exhaustif des opérations militaires". Il a réitéré son "appel à la tolérance et au bon accueil de nos frères de l'ex-RSP".


Toujours pas de bilan des victimes


Mardi soir, l'armée régulière, déterminée à en finir avec les irréductibles du RSP qui rechignaient à rendre leurs armes, avait mené un assaut-éclair à l'arme lourde contre la caserne Naaba Koom. Le général Diendéré, ancien bras droit de Compaoré, avait alors affirmé craindre un bilan élevé, mentionnant la présence dans le camp, en temps normal, des familles de militaires et d'une clinique.


Mercredi matin, des tireurs allongés étaient positionnés, l'arme pointée vers des terrains vagues où des soldats du RSP auraient pu trouver refuge après avoir fui leur camp au moment de l'assaut.


L'opération de ratissage et de sécurisation du quartier Ouaga2000, dans le sud de la capitale, était menée alors même qu'une circulation très intense de centaines de petites motos, le moyen de locomotion le plus populaire à Ouagadougou, avait repris sur l'axe principal menant au centre-ville. Sur le bord de la route, les travailleurs prenaient leur petit-déjeuner sur le pouce dans des gargotes, signe d'une normalité en partie retrouvée dans la capitale.


La société civile, qui avait rejeté une première médiation de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) comprenant une amnistie des putschistes, n'a cessé de rappeler que le putsch avait fait une dizaine de morts et une centaine de blessés et que ses principaux responsables devaient être traduits en justice.

Prochaines élections

 

Le régime de transition doit à présent mener à bien sa principale mission: l'organisation des élections générales. L'Union européenne (UE) s'est félicitée de "la fin des affrontements" à Ouagadougou, saluant "un pas important vers la normalisation de la situation".


Ces élections sont censées tourner la page de la transition ouverte il y a un an à la suite du soulèvement populaire qui a chassé du pouvoir le président Compaoré, après 27 ans à la tête de ce pays. L'histoire du Burkina Faso est jalonnée de coups d'Etat militaires depuis son indépendance en 1960.



(ats / 30.09.2015 18h35) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=634854 

 

Le général Diendéré réfugié dans une ambassade à Ouagadougou (officiel) 

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) -2015-09-30 14:35:03 Le général de brigade Gilbert Diendéré, chef des putschistes de l’ex RSP, s’est réfugié dans une représentation diplomatique à Ouagadougou, a annoncé mercredi dans un communiqué le Service d’information du gouvernement (SIG).


Selon le communiqué dont APA a reçu copie, ‘'des négociations sont en cours pour sa (Diendéré) remise aux autorités de la Transition''.


Le général Gilbert Diendéré a regagné la représentation diplomatique à l'issue de l'assaut donné conte le camp Naaba Koom du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) où s'étaient regroupés certains militaires auteurs du coup d'Etat du 16 septembre dernier.


Le Gouvernement de la Transition, à travers le communiqué, félicite, une fois de plus, le peuple burkinabè pour sa mobilisation sans faille depuis le début de cette crise, ainsi que les Forces de défense et de sécurité (FDS) pour leur professionnalisme et comportement républicain.


‘'Conformément à l'engagement pris, sur instruction du gouvernement, les Forces de Défense et de Sécurité passent actuellement au peigne fin le Camp Naba Koom en vue de dresser un bilan exhaustif des opérations militaires'', souligne le communiqué.


Par conséquent, ajoute-t-il, le gouvernement demande à la population de faire preuve de patience et de lui faire confiance pour lui communiquer dans les meilleurs délais les informations relatives à ce bilan. 


‘'Le Gouvernement de la Transition réitère son appel à la tolérance et au bon accueil de nos frères de l'ex-RSP. Il lance encore un appel au renforcement de la réconciliation et de l'unité nationale'', conclut le communiqué.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=835092#sthash.bO7oZ8rC.dpuf

 

 

Burkina: aucune victime dans l'assaut contre les putschistes mardi


Ouagadougou - L'assaut éclair de l'armée burkinabè mardi contre la caserne des putschistes de l'ex-garde présidentielle n'a fait aucune victime, a affirmé mercredi le président de transition Michel Kafando, qui s'est rendu sur les lieux.


Nous avons réussi cette prouesse de conquérir ce camp sans aucune victime, a-t-il annoncé à la presse depuis la caserne Naba Koom II, dont l'armée loyaliste a délogé la veille les irréductibles de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qui rechignaient à rendre les armes.


Une page de notre histoire est tournée. Le nouveau Burkina est en marche, a-t-il proclamé à l'intérieur du poste de commandement du RSP désormais dissous. C'est cette unité d'élite de l'armée burkinabè, ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, qui a mené le coup d'Etat avorté du 17 septembre.


Plus tôt mercredi, le gouvernement a déclaré que l'armée loyaliste continuait de passer au peigne fin le Camp Naba Koom, qui jouxte le palais présidentiel dans le quartier de Ouaga 2000, à Ouagadougou, en vue de dresser un bilan exhaustif des opérations militaires.


Le chef des putschistes et ancien bras droit de M. Compaoré, le général Gilbert Diendéré, disait mardi soir craindre un bilan très élevé.


Ils ont sorti l'artillerie (...) Ils ont tiré sur le camp. Malheureusement il y avait des familles, la clinique (dans le camp). Il doit y avoir beaucoup de morts et de blessés, avait-t-il dit.


Mais le chef d'état-major de l'armée Burkinabè, Pingrenoma Zagré, avait assuré que le camp était en grande partie déserté au moment de l'assaut.



(©AFP / 30 septembre 2015 20h50) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=634879 

Burkina: l'armée sécurise Ouagadougou au lendemain de son assaut

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