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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 13:07

 

 

 

Depuis que j’ai lu la récente et non moins scandaleuse interview du Monsieur du CNT dans les colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique, j’éprouve un désir irrésistible de lui lancer… pour rester poli, taisez-vous! Je ressens également le besoin de lui dire un certain nombre de vérités dérangeantes, moi qui aime pourtant me tenir à bonne distance du stérile débat politique centrafricain.  

 

Ce que j’ai retenu en substance dans cette interview à Jeune Afrique du Monsieur du CNT, celui que les mauvaises langues de Bangui appellent ironiquement « l’homme de la situation » pour se moquer de ses déclarations à l’emporte-pièce au lendemain de la démission de Michel Djotodia, c’est qu’il faille reporter les prochaines élections, c’est-à-dire proroger à nouveau le délai de la transition mais surtout changer les actuels dirigeants de l’exécutif qui conduiraient, selon lui, les affaires de l’État avec « amateurisme ». Le mot est lâché. 

 

À dire vrai, ce qui me choque n’est pas tant le propos, c’est son droit le plus stricte de raconter ce qui lui passe par la tête mais c’est la posture, l’attitude. 

 

Il y a d’abord cette posture de donneur de leçon, de celui qui n’a rien à se reprocher et qui croit être investi d’une légitimité que les autres acteurs de la transition n’auraient pas. Alors qu’il ne représente rien d’autre que sa propre poche. Le Monsieur du CNT a une fâcheuse tendance à oublier qu’il n’a reçu mandat de personne pour être à la tête du CNT si ce n’est grâce à la générosité de Michel Djotodia. Le même qu’il a fini par trahir honteusement. 

 

Il donne des leçons de professionnalisme, de désintéressement  et de patriotisme alors que lui-même n’est nullement exemplaire. C’est à croire que l’hôpital a toujours voulu se moquer de la charité et que le vice ne résiste pas à l’envie de rendre hommage à la vertu. 

 

Comment prendre au sérieux quelqu’un qui a été exclu de l’Université de Bangui pour avoir été pris en flagrant délit de tricherie et qui en est revenu, en 2014, tout président du CNT qu’il est, pour passer une maîtrise de droit dans une salle spécialement aménagée. Pas au milieu des vrais étudiants qui sentaient trop mauvais à son goût. Mais plutôt dans l’un des confortables bureaux des doyen et vice-doyen de la faculté de sciences économiques et juridiques. Comment prêter attention au propos d’un homme qui n’a trouvé rien de mieux que de diminuer son âge de 6 ans afin de se donner l’illusion d’être un jeune. Un jeune qui aurait réussi au milieu des vieux. Le même qui avait écrit au président Bozizé pour lui rappeler leur prétendu lien de parenté et s’étonner que ce dernier refuse de le nommer quelque part. Il solliciter un poste de conseiller à la présidence pour lui permettre de nourrir sa famille.  

 

Je vais maintenant dire quelque chose de très grave qui touche à l’éthique morale et au sens de responsabilité dont le Monsieur du CNT à la prétention d’avoir. Je l’engage à me démentir publiquement si ce que j’avance n’est pas exact:  

 

Si tout dans son attitude démontre un acharnement vis-à-vis de madame Samba-Panza avec, c’est parce que cette dernière n’a pas répondu favorablement à ses multiples sollicitations. Aussi aberrant que cela puisse paraître, le même Monsieur du CNT qui ne manque pas l’occasion de critiquer les actions de Catherine Samba-Panza la traitant de tous les noms d’oiseau de la Ouaka  n’a pas eu froid aux yeux pour lui demander de l’argent afin de financer la campagne des candidats de son parti aux législatives. Comme elle lui a répondu qu’elle ne disposait pas d’un trésor de guerre pour ces genres de demandes, le Monsieur du CNT veut avoir sa tête.  Ce qui explique son énergie et sa haine recuite contre elle; 

 

Il en veut également à cette pauvre dame parce qu’elle n’a pas fait le choix de reconduire un représentant de son parti dans les nombreux gouvernements Kamoun alors que ce fut le cas dans les précédentes équipes gouvernementales. Ces choses doivent être dites pour que le peuple comprenne au mieux les enjeux qui sous-tendent les prises de position des apprentis-sorciers qui se prennent pour des leaders politiques.  

 

Il y a ensuite cette détermination à vouloir coûte que coûte entrainer le pays vers une prolongation de la transition. Sachant qu’au-delà de la transition, il retournera à son insignifiante existence d’intrigant, le Monsieur du CNT s’accroche à ses avantages et privilèges de l’heure telle la sangsue sur la peau de l’hippopotame. Il est pathologiquement convaincu que les arrangements politiciens nocturnes lui permettraient de demeurer encore pour quelques temps à la tête du CNT. D’où ses manoeuvres politiciennes tendant à l’avènement d’une troisième transition dans laquelle il espèrent bien sûr jouer un rôle de premier plan. Au détriment de l’intérêt supérieur de na nation.      

 

Yasmina Perrière 

 

Tribune libre : Les incessantes et indécentes manoeuvres politiciennes du Monsieur du CNT

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