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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 22:30
Tension dans le 5ème arrondissement de Bangui
Tension dans le 5ème arrondissement de Bangui

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 26 SEPTEMBRE 2015

 

Une tension est signalée dans le 5ème arrondissement de Bangui. De sources bien informées, cette situation est due à la mort d’un sujet musulman assassiné dans la nuit du vendredi à samedi au quartier combattant dans le 8ème arrondissement. 

 

Selon nos informations, le corps de la victime a été retrouvé ce matin dans l’enceinte de la Fédération National des Eleveurs de Centrafrique (Fenec). Une source jointe à Combattant a confié au RJDH que c’est la croix rouge qui est descendue sur le terrain récupérer le corps : « quand le corps a été retrouvé, nous avons saisi la croix rouge qui a fait une descente sur le terrain pour le prendre. Il semblerait qu’elle a amené le corps au niveau de la mosquée centrale, c’est ce qui a déclenché la tension », a expliqué cette source sous couvert de l’anonymat.

 

Les informations en notre possession indiquent qu’à l’arrivée de la dépouille, quelques jeunes du Km5 ont décidé de se venger  comme nous a confié un témoin dans la zone : « lorsque le corps a été déposé, il y a eu quelques jeunes qui se sont énervés et sont sortis pour avancer vers là où le corps a été retrouvé. C’est comme cela qu’ils ont commencé à tirer de tout coté », note t-il.

 

Ces jeunes armés ont quitté le Km5 et ont avancé jusqu’au niveau du quartier Miskine. Plusieurs quartiers ont été touchés par cette violence. Une jeune femme habitant le quartier Miskine dit avoir fui la maison avec ses enfants à cause de la violence : « je suis obligée de quitter le quartier à cause des coups de feu et je viens d’apprendre qu’ils ont pillé chez moi », précise-t-elle.

 

Un père de foyer qui a aussi fui le quartier Malimaka raconte qu’il a perdu plusieurs effets « ils sont arrivés chez moi, ont pris ma moto et plusieurs effets. Ils ont tiré dans la maison ».

 

Un journaliste du RJDH, sur le terrain a indiqué que plusieurs dégâts matériels ont enregistrés : « il y a le commissariat du 5ème arrondissement aurait été attaqué. L’hôpital de Malimaka n’a pas été touché, par contre, l’immeuble qui se trouve au niveau du pont Miskine a été incendié et pillé par certains jeunes ». Ce dernier a aussi vu plusieurs blessés au niveau de l’hôpital communautaire « pour le moment, il y a une quinzaine de blessés qui se trouvent à l’hôpital communautaire. Mais on continue d’amener des blessés ».

 

Au moment om nous mettons sous presse, ceux qui ont attaqués, ont été repoussé par des jeunes. Le journaliste du RJDH sur le terrain a confié n’avoir vu aucun dispositif de la Minusca : « il n’y a pas d’éléments de la Minusca ici. Nous n’avons vu que quelques militaires et des jeunes armés qui ripostent et contre attaquent.

 

Cet incident est signalé dans la ville de Bangui deux jours après une manifestation hostile à la cheffe de l’Etat qui se trouve aux Etats-Unis au moment où la tension remonte au Km5.

 

 

Flambée de violences en Centrafrique

 

Par Le Figaro.fr avec AFP  26/09/2015 à 21:15

 

Vingt et une personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées samedi dans des violences interreligieuses à Bangui, capitale de la République centrafricaine, a-t-on appris de sources médicales. Il s'agit des violences les plus meurtrières depuis le début de l'année dans la ville, où des troupes françaises et des casques bleus de l'ONU s'emploient à maintenir la sécurité.


Les violences semblent avoir été commises pour venger la mort d'un jeune musulman dont le corps avait été retrouvé gisant dans la rue, ont rapporté des témoins. Des musulmans ont ouvert le feu dans un quartier majoritairement chrétien de la ville, où des maisons et des voitures ont été incendiées. Le quartier a été ensuite survolé par des hélicoptères de la Minusca, la force des Nations unies dans le pays.


La République centrafricaine avait sombré dans le chaos en mars 2013 quand les rebelles de la Séléka, en majorité musulmans, avaient pris le pouvoir, entraînant une riposte des miliciens chrétiens "anti-balaka" et une partition de facto du pays.


La France avait envoyé sur place plusieurs milliers de soldats fin 2013 pour tenter de ramener le calme. La force française Sangaris a aujourd'hui laissé la place à la Minusca.

 

 

Centrafrique : flambée de violences à Bangui, 10 morts

 

http://www.leparisien.fr/  26 Sept. 2015, 19h36 26 Sept. 2015, 21h36

 

Dix personnes ont été tuées et 38 blessées, la majorité par balle, samedi à Bangui (Centrafrique). Une flambée de violences provoquée par l'assassinat samedi matin d'un conducteur de moto-taxi dans un quartier musulman de la capitale, où la criminalité est  extrêmement élevée du fait de la profusion d'armes de guerres en circulation.

 

Le  PK-5, un quartier majoritairement musulman du centre de la capitale centrafricaine, où ont éclaté les violences. fut déjà l'épicentre des massacres inter-communautaires de fin 2013 à début 2014. Cette fois, des tirs ont été suivis par des mouvements de panique des habitants alors que des forces internationales - des soldats de la force française Sangaris et de la mission de l'ONU - prenaient position dans le quartier. En fin de journée, les tirs avaient très nettement diminué.

 

Le spectre des tueries de masse de 2013 et 2014


Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, déjà très instable et l'un des pays les plus miséreux au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014, dont elle peine toujours à se relever.


Dans un communiqué, le gouvernement de transition a fermement condamné ces «violences inutiles qui interviennent à un moment où la Centrafrique en général et la ville de Bangui en particulier aspirent à la paix et à la sécurité».  Le niveau des violences a depuis considérablement baissé. Mais des groupes armés sévissent toujours dans certaines parties du territoire et de très nombreuses armes de guerre circulent dans le pays et sont régulièrement utilisées pour des actes de banditisme.


Des élections présidentielle et législatives sont officiellement prévues avant la fin 2015 pour clore le cycle de violences. Mais l'organisation des scrutins a pris beaucoup de retard, rendant plus que vraisemblable un nouveau report des élections.

 

 

L’Association des Jeunes de Gobongo dit non aux multiples cas de violence perpétrée dans la localité.

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 26 SEPTEMBRE 2015

 

L’Association des Jeunes de Gobongo (AJG) dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui veut la paix et la cohésion sociale dans leur arrondissement. Elle a organisée ce samedi 26 septembre 2015, une marche pour dire non aux violences faites par des jeunes en armes qui continuent d’ériger des barricades au niveau du marché Gobongo.

 

Cette marche est jumelée aux activités du ramassage des ordures aux abords de la voie en commençant au PK 10 jusqu’au carrefour du lycée de Gobongo. C’est à l’aide des sachets, des pousse-pousse que ces jeunes volontaires ont pris cette initiative d’enlever ces ordures entassées prêt de la grande route afin de sensibiliser la population de cette localité à dénoncer les auteurs des exactions dans leur quartier.

 

Etienne Oumba, chef du quartier Gobongo 2 et conseiller de l’Association des Jeunes de Gobongo a présenté l’intérêt de leur marche organisée dans le but  d’exprimer leur engagement à lutter contre les multiples cas de violences.

 

«Nous avons décidé de mettre en place ce mouvement selon les informations qui nous parviennent impliquant les habitants de la localité de Gobongo comme les auteurs des troubles et cela a pris de l’ampleur. C’est pourquoi nous nous sommes réunis en association avec l’initiative des jeunes afin de dénoncer les fauteurs de troubles».

 

Pour Moussa Doté Wanga, membre de l’association, « ces bandits qui organisent des manifestations sur la voie à Gobongo, viennent souvent des quartiers environnants qui pillent et braquent des biens au nom des jeunes du  quartier Gobongo. »

 

 « On accuse les habitants du quartier Gobongo d’être à l’origine de plusieurs cas de manifestations au marché Gobongo, mais j’appelle les partisans de la paix à être vigilants.», a dit une vendeuse des légumes au marché Gobongo.

 

Selon une victime de la manifestation du lundi dernier, il faut que le gouvernement prenne sa responsabilité pour pouvoir mettre fin aux violences qui entrainent des pertes en vies humaines et matérielles après les manifestations.

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